L’énergie bois gagne du terrain avec la mode du retour au naturel et… la progression du prix du fuel.

Saviez-vous que près de 30 % de la surface de notre pays était couverte de forêts ? Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons du bois !

En plus, nous savons l’utiliser de manière économique et écologique. Pour compenser les surfaces coupées, les pépiniéristes forestiers replantent chaque année de jeunes arbres, ce qui fait que les émissions de CO2 liées au chauffage sont théoriquement réabsorbées par les jeunes arbres.

Sachant que les réserves de bois se renouvellent un million de fois plus vite que le pétrole ou le charbon, il n’est pas mensonger de dire que le bois est une « énergie renouvelable ». Quatre mètres cube de bois permettent d’économiser l’équivalent d’une tonne de pétrole et d’éviter le rejet d’1,5 tonne de gaz carbonique !

Bois de chauffage, en pratique

La première précaution à prendre quand vous achetez votre bois de chauffage est de vérifier qu’il est bien sec. Car s’il est trop humide, non seulement vous payerez de l’eau au prix du bois (comptez de 55 à 100 € le stère ou le m3), mais il se consumera moins bien et encrassera votre cheminée. Il faut un minimum de deux ans de séchage pour que le taux d’humidité baisse jusqu’à une valeur raisonnable de 20 %. Bien que le pouvoir calorique du bois varie selon les essences, le taux d’humidité est plus important encore.

Un truc : prenez deux bûches et frappez-les entre elles. Si elles produisent un son mat, le bois est bon à brûler. Reste que pour vérifier qu’il est assez sec, rien ne vaut un test à l’humidimètre ou l’hygromètre.

Une fois chez vous, stockez votre bois dans un endroit non humide : sous une bâche ou un abri à l’extérieur ou mieux, dans un grenier ou un garage bien ventilé.

Quelles essences choisir ?

Privilégiez les arbres feuillus à bois durs  (chêne, hêtre, noyer, charme, fruitiers…) aux feuillus à bois tendres (bouleau, peuplier…) qui brûlent plus vite. N’achetez que du bois certifié « NF bois de chauffage » et ne brûlez pas de palettes (imprégnées de produits toxiques) ou de résineux. Produisant beaucoup de suie, les conifères peuvent encrasser le conduit et favoriser les feux de cheminées.

Il est prudent de faire ramoner le conduit une fois par an, voire deux s’il s’agit de votre unique moyen de chauffage. Pensez aussi à acheter un détecteur de fumée : depuis 2015, il est obligatoire dans chaque logement.

Pierrick Le Jardinier

Crédits visuels : Fotolia, Lorflam

Il n’existe aucun commentaire pour le moment, soyez le premier !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Granulés de chauffage humides : les incorporer au sol du potager ?
Posté par Floris le 16 octobre 2016

Semis dans mini-serre chauffante : éteindre ou pas le chauffage
Posté par caramel34 le 22 février 2016

quelle essence pour ma tondeuse ?
Posté par gypsianna le 06 avril 2015

essence pour tondeuse au secours svp
Posté par lilou le 04 avril 2013

Feuilles jaunes sur framboisiers
Posté par oberline le 21 juin 2018

Comment transformer une piscine bois enterrée en jardin potager ?
Posté par Floris le 25 mai 2018