pin

Arbre mythique célébré au sein de nombreuses civilisations, le Pin représente l’immortalité en Extrême-Orient, en raison de sa longévité et de la « droiture » de sa résine.

Poussant habituellement sur les sommets rocheux, en terrains secs, sur des sols pauvres, acides et sablonneux, le Pin est un arbre gigantesque dont le tour de taille est très imposant.

Quant à sa taille, ce conifère à feuillage persistant mesure entre 15 et 45 mètres, selon les espèces.

Pour ce qui est de son écorce, elle se détache par écailles ; ses aiguilles se désagrègent de manière désordonnée au sol, inhibant ainsi le développement du sous-bois.

On retrouve ce type d’arbre au Nord du territoire Français. Il résiste bien au climat froid.

Dans un bref aperçu, cet article fera écho aux vertus médicinales du pin mais également, à celles fort appréciées en gastronomie.

Pin : pour la petite histoire

Appartenant à la famille des Pinacées, le pin est le nom générique des arbres appartenant au genre « Pinus », dont on distingue au moins, 111 espèces. Encore appelé « bois pin » ou « bois chandelle » (en Haïti), cet arbre puiserait sa signification étymologique dans le grec, le celtique ou encore, le sanscrit « pitu » qui signifie « boisson, aliment ».

L’histoire du Pin remonte à bien longtemps.

En effet, dans la culture japonaise, le cyprès et le pin ont servi pour construire des instruments rituels et des temples de Shintô.

Quant à la culture romaine, le culte de Cybèle (déesse de la fécondité) était dévoué au pin pour symboliser l’éternel renouvellement de la nature.

Pour ce qui est des « immortels taoïstes », les graines, aiguilles et la résine du pin était leur nourriture favorite : elle « rendrait leur corps léger et capable de voler » !

Espèces, vertus et bienfaits du Pin

En France, on distingue plusieurs espèces de pins dont : le Pin maritime, le Pin sylvestre, le Pin Cembra, le Pin de Weymouth, le Pin noir, le Pin d’Alep, le Pin à crochets, le Pin parasol, le Pin Taeda ou encore le Pin mugo.

Mais quelles sont les vertus de cet arbre très connu ?

> Vertus thérapeutiques du pin

En Amérique du Nord et en Europe, les jeunes pousses du pin sylvestre servent depuis fort longtemps, à préparer une tisane. En effet, ses vertus sont reconnues pour soigner :

– le rhumatisme et les plaies rebelles (sous forme de lotion)

– le rhume de cerveau ou encore, l’inflammation de la muqueuse des bronches (sous forme d’inhalation).

Tradition séculaire, les bains médicinaux font partie intégrante des croyances des allemands. S’étant solidement implantés grâce à l’influence du médecin hygiéniste Kneipp, les bains médicinaux sont devenus incontournables pour soigner divers maux en Allemagne.

En effet, le pin est particulièrement indiqué pour soigner des maladies d’origine nerveuse, des troubles névralgiques et rhumatismaux.

Prendre un bain à base de pin ne serait que profitable pour la santé.

Pour mieux apprécier ses bienfaits, réservez pour votre bain, les jeunes pousses de pin, les moins tendres.

Prendre un bain à base de pin pour soulager les maux cités plus haut est une chose, mais le humer en pleine nature en est tout autre.

En effet, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas lors d’une promenade en forêt de pins, à respirer à plein poumon, un air intégralement saturé d’ essence camphrée-citronnée.

> Pin en gastronomie

Auparavant, les jeunes pousses du pin blanc étaient très appréciées en cuisine par les Iroquois, qui les consommaient crues. Ces habitudes alimentaires étaient également répandues chez les Amérindiens de la Colombie-Britannique qui consommaient – également crues – d’autres variétés de pin.

Certains apprécieront différemment l’art de cuisiner les jeunes pousses de pin car, incorporées à des légumes en fin de cuisson ou encore préparées en salade, leur goût vous surprendra à coup sûr.

D’autres préféreront une cuisson légère à la vapeur des jeunes pousses de pin ou encore, à peine cuites, lorsqu’elles sont relevées avec une vinaigrette à la moutarde.

Les parties comestibles du pin sont entre autre :

– les pignons ou noix de pin, auxquels ont ajoute souvent du fromage parmesan et du basilic pour fabriquer le pesto italien ou encore, le pistou français.

– les aiguilles,

– l’écorce intérieure

– les jeunes inflorescences mâles,

– et pour finir, au sein de certaines communautés (dont les Nlaka’pamux de la Colombie-Britannique), l’exsudation au goût sucré encore appelée « lait de la mammelle-arbre ».

Usages et posologie du pin

Récoltées à l’extrémité des branches, juste à l’endroit où les aiguilles n’ont pas encore poussé, les jeunes pousses de pin – surtout les plus tendres – sont fort appréciées pour composer des salades.

Une fois récoltées, faites sécher les jeunes pousses sur un voile bien aéré, à l’abri de l’humidité et de la lumière. Une fois séchées, réservez-les soit, dans sac de papier kraft, une boîte de carton ou encore, dans un récipient en métal ou en verre. Vous pouvez également les conserver dans un sac cousu pour l’occasion.

Pour préparer votre bain, trempez le sac contenant environ 500 grammes de jeunes pousses de pin dans l’eau. Vous pouvez également préparer une infusion concentrée à base de jeunes pousses de pin et, l’ajouter à l’eau du bain. 2 ou 3 L d’eau suffisent pour préparer l’infusion.

Après le bain, il est vivement conseillé de s’allonger et se détendre pendant 30 min environ, voire 1 heure (maximum) avant de vaquer à vos occupations habituelles.

Bon à savoir à propos du pin

Il y encore très peu, les aiguilles de pin servaient à réaliser une flanelle végétale (communément connue sous le nom de coton de pin ou ouate), ainsi qu’une laine (encore appelée laine végétale, laine de forêt ou laine de bois) pour fabriquer des matelas.

Les aiguilles de pin sont également une excellente protection végétale pour les plantes qui poussent en milieu acide à savoir, les rhododendrons ou les azalées.

NB : il est toujours utile d’avoir un avis de spécialiste ou de votre médecin-traitant avant d’opter pour un traitement à base de plantes.

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