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Aster de la Nouvelle-Angleterre (Aster novae-angliae) : une avalanche de fleurs à l’automne

aster de nouvelle angleterre - Aster novae-angliae automne

L’aster de la Nouvelle-Angleterre offre une floraison généreuse à l’automne avec de fines marguerites colorées de blanc, rose, violet ou pourpre. Robuste, mellifère et facile à vivre, il anime les massifs quand beaucoup de plantes déclinent et nourrit les pollinisateurs jusqu’aux premiers froids.

 

Ce qu’il faut savoir :

  • Nom latin : Aster novae-angliae (= Symphyotrichum novae-angliae)
  • Noms communs : Aster d’automne, aster de la Nouvelle-Angleterre
  • Famille : Astéracées
  • Type : Plante vivace herbacée
  • Hauteur : 80 cm à 1,50 m selon les cultivars
  • Exposition : Plein soleil (tolère la mi-ombre lumineuse)
  • Sol : Tous, de préférence profonds, frais et riches
  • Feuillage : Caduc
  • Floraison : fin août à octobre
  • Rusticité : jusqu’à −20 °C

Description et utilisation

Originaire du nord-est des États-Unis, l’aster de la Nouvelle-Angleterre pousse spontanément dans les prairies humides et lisières, ce qui explique sa préférence pour les sols qui ne sèchent pas en été. Il se distingue des autres asters par sa grande vigueur, la densité de sa touffe et une floraison tardive très fournie, lorsque les ressources florales commencent à manquer au jardin. Ses capitules ressemblent à de petites marguerites aux ligules fines (blanc, rose, violet, pourpre) centrées d’un disque jaune puis ambré. Les tiges, hautes et robustes, portent un feuillage lancéolé, un peu rugueux et peu sensible au mildiou si la plante est bien aérée.


Aster de la Nouvelle-Angleterre en fleurs
Fines marguerites d’automne : un nuage coloré pour la fin de saison

 

Grâce à ses tiges droites, il ne verse pas s’il est planté en situation abritée. Sa stature en fait un excellent fond de massif pour l’automne, utile aussi en fleur à couper. Dans les jardins de biodiversité, il attire abeilles, syrphes et papillons, tout en offrant des refuges hivernaux dans ses tiges si on les laisse jusqu’au printemps.

Planter l’Aster novae-angliae

Cette plante a une préférence pour les sols frais et riches, mais s’adapte à tous les types de terres, y compris les plus ingrats comme les sols pauvres et compacts. En revanche, il lui faut du soleil plusieurs heures par jour, donc il peut également être installé à mi-ombre.


Plantation d'un aster de la Nouvelle-Angleterre
Plantation : enrichir, arroser, pailler et, au besoin, tuteurer
  • Période : plantation au printemps ou à l’automne, même en godet fleuri.
  • Sol : accepte la plupart des terres, mais préfère un substrat profond, souple et humifère, restant frais en été. Un apport de compost mûr au trou de plantation est bénéfique.
  • Exposition : plein soleil pour une floraison maximale (mi-ombre lumineuse tolérée).
  • Densité : installez-le par groupes de 3–4 pieds espacés de 40–50 cm pour un effet de masse et une bonne aération.

Comment planter ?

  • Réhydratez la motte (quelques minutes dans un seau d’eau).
  • Creusez un trou deux fois plus large que le godet et amendez avec du compost.
  • Installez la motte au niveau du sol, rebouchez, tassez puis arrosez généreusement.
  • Posez un paillage organique (5–7 cm) pour garder la fraîcheur et limiter les adventices.
  • Tuteurez en zone ventée ou pour les variétés les plus hautes.

Entretien : des gestes simples


Entretien des asters : paillage et pincement
Pailler et pincer au printemps pour densifier la touffe
  • Arrosage : modéré une fois implanté, mais surveillez en été sec (arrosez au pied pour ne pas mouiller le feuillage).
  • Paillage : maintenez 5–7 cm de paillis (BRF, feuilles, compost mûr) pour la fraîcheur et la vie du sol.
  • Fleurs fanées : supprimez-les régulièrement pour prolonger la floraison et éviter l’épuisement.
  • Nourrissage : au début du printemps, un apport de compost suffit. Évitez les excès d’azote qui ramollissent les tiges.
  • Pincement : fin mai/début juin, pincez à ~15 cm pour stimuler le tallage, compacter la touffe et multiplier les hampes florales.
  • Hivernage : en climat doux, vous pouvez rabattre après floraison. Ailleurs, laissez les tiges jusqu’au printemps : elles protègent la souche et servent d’abri à la faune.
  • Division : tous les 3–4 ans (automne ou printemps). Prélevez des éclats périphériques vigoureux et replantez en terre enrichie.

Maladies : globalement peu sensible au mildiou. Prévenez-le par l’aération (espacement, pincement), des arrosages au pied et un sol vivant. Surveillez les pucerons en début de saison (savon noir, auxiliaires).

Quelques cultivars remarquables


Variétés d'aster de la Nouvelle-Angleterre
Palette étendue : blanc, rose, violet, pourpre, parfois bleuté
  • ‘Harrington’s Pink’ : rose clair (sept.–oct.), 1,20–1,50 m, idéal en fond de massif.
  • ‘Purple Dome’ : violet pourpre, port naturellement compact (~1 m), parfait en bordures.
  • ‘Herbstschnee’ : grandes fleurs blanches à cœur jaune, floraison tardive jusqu’à fin octobre (~1,20 m).
  • ‘Rosa Sieger’ : rose vif virant au pastel, tiges d’env. 1 m, bonne tenue.
  • ‘Andenken an Alma Pötschke’ : rouge rubis éclatant, jusqu’à 1,50 m, très voyant.
  • ‘Barr’s Blue’ : bleu intense en septembre, superbe avec graminées blondes.

Où l’installer et avec quelles plantes ?

Réservez-le au fond des massifs ou le long d’une clôture abritée du vent. Les associations les plus harmonieuses se font avec des vivaces d’arrière-saison : Echinacea purpurea (cœurs brun-orangé en écho aux disques des asters), hélénies (Helenium) aux tons cuivrés, verges d’or (Solidago), chrysanthèmes d’automne, sauges (Salvia) et graminées (miscanthus, panicum) qui apportent souplesse et graphisme. Pour un jardin plus naturel, mariez-le à des rudbeckies et des sédums tardifs ; l’ensemble nourrit abeilles et papillons très tard dans la saison.

FAQ – Questions fréquentes

Aster de la Nouvelle-Angleterre ou Symphyotrichum : quelle différence ?

Il s’agit du même groupe : la nomenclature récente place l’espèce dans le genre Symphyotrichum. En horticulture, « Aster » reste d’usage courant.

Pourquoi mes tiges se couchent-elles ?

Le vent, une fertilisation trop azotée ou un manque de pincement au printemps ramollissent les tiges. Pincez fin mai/début juin, tuteurez en site exposé et évitez l’azote tardif.

Faut-il tailler après floraison ?

En climat doux, on peut rabattre. Ailleurs, conservez les tiges jusqu’au printemps : elles protègent la souche et servent d’abri aux auxiliaires.

À quelle fréquence diviser la touffe ?

Tous les 3–4 ans quand le centre se creuse ou que la floraison faiblit. Divisez à l’automne ou au printemps et replantez en sol enrichi.

Peut-il pousser en sol pauvre ?

Oui, s’il est amendé (compost) et paillé pour garder la fraîcheur. Le plein soleil reste la clé d’une floraison abondante.


©Greens_and_blues, ©Alvin Kho, ©Joshua Meyer, ©Steve Byrne, ©Josh Graciano, ©Helena Jacoba


Écrit par Pascale Bigay | L'écriture a ponctué la vie de Pascale. Tout comme la nature, la botanique, le jardinage... C'est pourquoi à travers ses mots, elle vous fait partager ses expériences et ses découvertes de jardinage, ses plantations de vivaces ou d'arbustes, ses recettes du potager, la vie de ses poules...