Un petit arbre couvert de grappes roses en plein mois d’août, au tronc lisse et marbré comme celui d’un platane : beaucoup le prennent pour un lilas, et cherchent son nom sans le trouver. C’est le lagerstroemia, que l’on appelle aussi arbre de Jupiter. Sa culture au jardin est détaillée sur notre fiche consacrée à sa plantation et à son entretien ; cette page-ci répond à une autre question : comment le reconnaître.
Voici comment le reconnaître à coup sûr, et comment en prendre soin au fil des saisons.
En résumé, ce qu’il faut savoir :
Voici les gestes d’entretien qui participeront à la floraison et à la croissance de votre lagerstroemia.
Quatre caractères le distinguent, et le premier suffit presque toujours.
| On hésite avec… | Ce qui tranche | Quand il fleurit |
|---|---|---|
| Lilas commun (Syringa) | Écorce rugueuse, fleurs très parfumées, feuilles en cœur | Avril à mai |
| Buddléia, arbre aux papillons | Fleurs en épis coniques et parfumés, feuillage gris-vert | Juillet à septembre |
| Arbre de Judée | Fleurs roses sur le bois nu, avant les feuilles | Mars à avril |
| Mélia (Melia azedarach) | Aussi appelé lilas des Indes, mais fleurs mauves parfumées et baies jaunes | Mai à juin |
| Lagerstroemia | Écorce lisse et marbrée, fleurs froissées sans parfum | Juillet à octobre |
Le cas du mélia mérite l’attention : il porte lui aussi ce nom dans certaines régions, alors que les deux plantes n’ont rien à voir. Le mélia fleurit au printemps, en panicules mauves parfumées, et donne des baies jaunes toxiques que le lagerstroemia ne produit jamais.
Longtemps cantonné au pourtour méditerranéen et au Sud-Ouest, il remonte vers le nord avec le réchauffement. On le voit désormais en alignement de rue jusqu’en Île-de-France, et il supporte des gelées de l’ordre de −15 °C une fois installé — c’est le jeune sujet des trois premières années qui reste fragile.
On trouve le lagerstroemia sous forme arbustive, demi-tige ou tige ce qui donne, dans le dernier cas, l’impression d’avoir un petit arbre.
Il est recommandé de le planter à l’automne pour en favoriser l’enracinement, mais vous pourrez également le planter jusqu’au printemps, en dehors des périodes de gel.

Dans les régions les plus froides on préfèrera ainsi une plantation au printemps alors qu’ailleurs on plante plutôt à l’automne, après la chute des feuilles.
La culture du lagerstroemia en pot est tout à fait possible, surtout dans les régions aux hivers rudes, ce qui vous permettra de les protéger l’hiver.
Plutôt à la fin de l’hiver, de préférence au mois de mars, un peu avant ou après selon le climat (après les fortes gelées évidemment)

Taillez court les branches de l’année précédente pour favoriser la prochaine floraison.
Taillez les branches qui ont poussées l’année précédente en ne laissant que quelques centimètres tout en veillant à laisser un bourgeon tourné vers l’extérieur de l’arbuste.

Le lagerstroemia indica, également appelé lilas des Indes, est un petit arbre à la floraison généreuse et abondante, il est remarquable durant tout l’été grâce à ses magnifiques grappes de couleurs vives.
Sa floraison dure longtemps et peut même rester sur le lagerstroemia jusqu’aux premières gelées.
A l’automne, c’est un superbe feuille teinté de rouge, jaune et orange qui se dévoile.
L’hiver, lorsqu’il aura perdu ses feuilles, vous découvrirez un très beau tronc gris bleu marbré tel le platane.
Il se reproduit par bouturage ou par semis. Le bouturage donne un sujet identique au pied d’origine, couleur de floraison comprise ; le semis, lui, produit des plants variables.
L’astuce à retenir : l’écorce lisse et marbrée est le seul signe qui ne trompe jamais.
À son écorce : le tronc est parfaitement lisse, marbré de gris, de beige et de rose, et pèle par plaques. Aucun arbuste à floraison rose ne présente cette écorce. La floraison de juillet à octobre confirme.
C’est presque toujours un lagerstroemia, ou arbre de Jupiter. Le vrai lilas a fini de fleurir en mai, son écorce est rugueuse et ses fleurs sont très parfumées.
Non, et c’est un bon critère. Ses fleurs froissées, d’aspect papier crépon, n’ont aucun parfum, contrairement à celles du lilas ou du buddléia.
Une fois installé, il supporte de l’ordre de −15 °C. Les trois premières années sont les plus délicates : paillez le pied et plantez-le dans un endroit abrité.
Deux causes dominent : un manque de soleil, car il lui faut une exposition franchement ensoleillée, et une taille mal placée. Il fleurit sur le bois de l’année, donc la taille se fait en fin d’hiver.
Durant les fortes chaleurs estivales, arrosez régulièrement le soir mais sans excès.
©Ilbong Nam, ©Simona
Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.