Jeûne : aliments, boissons et plantes, ce qu’en dit la naturopathie
·
Vous envisagez une pause alimentaire de quelques jours ? Cette fiche rassemble ce que la naturopathie et l’herboristerie conseillent autour du jeûne : les aliments et les liquides retenus, ceux qui sont mis de côté, les plantes amères traditionnellement associées à cette période, et les précautions à connaître avant de commencer.
Carte d’identité de la plante phare : le pissenlit
C’est la plante la plus souvent citée dans les programmes de jeûne proposés en naturopathie. Elle sert ici de repère.
Nom latin
Taraxacum officinale
Famille
Astéracées
Parties utilisées
Feuilles et racine
Formes d’emploi
Infusion de feuilles, décoction de racine, jus frais, salade
Saison de récolte
Feuilles au printemps, racine à l’automne
Goût
Franchement amer, plus doux et torréfié pour la racine grillée
Ce qu’on lui prête
La naturopathie présente le jeûne comme un temps de mise au repos du système digestif, associé à une sensation de recentrage sur soi.
On lui prête traditionnellement un regain d’énergie ressenti après les premiers jours, ainsi qu’un apaisement émotionnel.
Les herboristes classent la bardane, le pissenlit, la fumeterre et la feuille d’artichaut parmi les plantes dites dépuratives ou amères.
Dans cette tradition, ces plantes sont réputées accompagner le travail du foie, de la vésicule biliaire, des reins et de la peau.
Le gingembre est traditionnellement employé en infusion lorsque des nausées se manifestent pendant un jeûne.
La marche en plein air, en séances courtes, est conseillée par les naturopathes comme complément du jeûne.
Fruits frais le matin, légumes à faible index glycémique
Comment l’employer
Avant de commencer : la descente alimentaire
Faire un bilan de santé au préalable, pour s’assurer que l’organisme peut supporter une restriction alimentaire.
Réduire progressivement les quantités habituelles pendant les quelques jours qui précèdent.
La veille : repas léger, jus de fruits et légumes, rien de gras ni de sucré.
Pendant : les aliments retenus
Fruits frais, de préférence le matin.
Légumes et féculents à faible index glycémique.
Fruits secs (amandes, noix, noisettes, dattes), en petites quantités seulement.
Pendant : les liquides du jeûne hydrique
Eau faiblement minéralisée : l’incontournable, à boire régulièrement tout au long de la journée, quel que soit le type de jeûne.
Jus de fruits frais : plutôt le matin.
Tisanes : dans la journée, éventuellement légèrement sucrées au miel.
Bouillons de légumes sans morceaux : au dîner, filtrés et tièdes.
Préparer les plantes amères
Infusion (feuilles de pissenlit, fumeterre) : une cuillère à café de plante sèche par tasse d’eau frémissante, 8 à 10 minutes à couvert, puis filtrer.
Décoction (racine de bardane, racine de pissenlit) : une cuillère à café de racine coupée par tasse d’eau froide, porter à ébullition puis laisser frémir une dizaine de minutes.
Feuille d’artichaut : très amère, on l’infuse brièvement et on la mélange volontiers à une plante plus douce (menthe, mélisse).
Les tisanes se répartissent sur la journée plutôt qu’en une seule prise : un professionnel aide à établir cette répartition et à éviter une dépuration excessive.
Gingembre en cas de nausée : quelques rondelles de rhizome frais dans une tasse d’eau très chaude, 10 minutes, à siroter lentement.
Les quatre plantes du jeûne, en un coup d’œil
Plante
Partie et forme
Ce que la tradition lui prête
Bardane
Racine, en décoction
Réputée en herboristerie comme plante dépurative, associée au confort de la peau
Pissenlit
Feuilles en infusion, racine en décoction
Traditionnellement employé pour accompagner le travail du foie et des reins
Fumeterre
Parties aériennes, en infusion courte
La naturopathie lui prête un rôle d’accompagnement de la sphère hépato-biliaire
Artichaut
Feuille (et non le cœur), en infusion
Plante amère traditionnellement associée au confort digestif après les repas gras
Les boissons à éviter
Toutes les boissons ne conviennent pas à une période de jeûne. Pour préserver votre santé, sont à écarter :
les jus de fruits acides (jus de tomate, d’ananas, d’agrumes) ;
l’alcool ;
le café ;
le thé ;
les boissons gazeuses et les sodas ;
les laits végétaux en général : riz, avoine, amande, noisette.
La reprise alimentaire
Réintroduire les aliments solides progressivement, en commençant par des textures fondantes et peu grasses.
Limiter, voire supprimer les aliments très sucrés (gâteaux, crêpes, glaces).
Écarter les matières grasses les premiers jours.
Augmenter la part de légumes et reprendre une activité physique régulière.
Le confort au quotidien pendant le jeûne
S’hydrater régulièrement, en évitant les boissons gazeuses et la caféine.
Se mettre au calme : limiter smartphone, télévision et ordinateur, et dormir suffisamment.
Éviter les situations de conflit et les sources de tension.
Se couvrir davantage : la sensation de froid et de fébrilité est fréquente.
Organiser de petites marches en plein air, d’une trentaine de minutes.
Supprimer les épices de l’alimentation.
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : avant même le premier jour de jeûne, réduisez progressivement vos portions et mangez léger la veille — c’est cette descente alimentaire qui rend le reste supportable.
Quelle forme de jeûne pour un débutant ?
Le jeûne hydrique est le plus souvent proposé aux débutants : on écarte les aliments solides et l’on ne consomme que des liquides. Il reste simple à mettre en place, mais demande la même préparation qu’un autre jeûne : bilan de santé préalable et réduction progressive des quantités les jours précédents.
Que peut-on boire pendant un jeûne hydrique ?
L’eau faiblement minéralisée est l’incontournable, à boire tout au long de la journée. S’y ajoutent les jus de fruits frais plutôt le matin, les tisanes dans la journée, et les bouillons de légumes sans morceaux au dîner. Sont écartés les jus acides, l’alcool, le café, le thé, les sodas et les laits végétaux.
Quelles plantes sont associées au jeûne en herboristerie ?
Bardane, pissenlit, fumeterre et feuille d’artichaut sont les quatre plantes traditionnellement citées, préparées en infusion ou en décoction. L’herboristerie les classe parmi les plantes amères dites dépuratives. Leurs effets pouvant être irritants ou hypoglycémiants, la répartition des prises sur la journée se décide avec un professionnel.
Que faire en cas de nausée pendant le jeûne ?
La tradition recommande le gingembre : quelques rondelles de rhizome frais infusées une dizaine de minutes dans une tasse d’eau très chaude, à boire lentement. Si les nausées persistent ou s’accompagnent de vertiges, il faut interrompre le jeûne et consulter.
Comment sortir d’un jeûne sans tout gâcher ?
La reprise est le moment le plus délicat. Réintroduisez les aliments solides progressivement, en limitant d’emblée les produits très sucrés et les matières grasses. C’est l’occasion d’installer plus de légumes dans l’assiette et une activité physique régulière plutôt que de retrouver les anciennes habitudes.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis medical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de sante.
🌿 Cet article vous a plu ?
Jardin, animaux, recettes, nature & bien-être — chaque jour une nouvelle inspiration sur nos réseaux.
Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.