mauve

Encore appelée « mauve des bois », « grande mauve », la mauve est une plante du nom botanique de « Malva sylvestris L».

Plante herbacée de la famille des Malvaceae, elle pousse à l’état sauvage sur les sols secs, riches en nitrates, dans les champs, les prés, les bords de route, et les terrains vagues.

Les fleurs, les feuilles (surtout les jeunes pousses et les feuilles tendres), voire la racine s’emploient aussi bien usage externe qu’interne.

Quelles sont les vertus thérapeutiques de cette plante ? Quels sont leurs bienfaits sur l’organisme humain ? Comment en tirer  le plus grand bénéfice ? Existe-t-il des contre-indications ?

Mauve, pour la petite histoire…

Le nom Mauve est dérivé du latin « malva » qui tire lui-même ses origines du grec «malacos » et qui signifie mou. Une précision qui justifie l’utilisation de la plante comme émollient.

Dans l’Antiquité, les graines de la mauve étaient semées autour des tombeaux pour apporter aux âmes des défunts, paix et sérénité.

Encore récemment, la mauve avait la réputation d’être un remède universel car il soulageait quasiment toutes les douleurs et cicatrisait les blessures.

La feuille, elle, était plutôt utilisée pour déclencher les accouchements.

Longtemps consommée comme légume, puis comme remède dès le VIIIè siècle avant JC, ses vertus ont été davantage appréciées au Moyen-Âge et à la Renaissance. L’écrivain Cicéron en consommait les jeunes pousses, pendant que Martial s’en servait pour faire une cure après ses orgies.

Selon les pythagoriciens, la mauve représentait une plante sacrée qui libérait l’esprit de l’esclavage des passions.

Jusqu’au XIè siècle, elle était surnommée « le remède à toute maladie».

Elle serait donc efficace aussi bien en usage externe qu’interne.

Mauve : vertus et bienfaits thérapeutiques

En association aux fleurs pour la préparation des tisanes et décoctions, les feuilles ont des propriétés émollientes, laxatives, anti-inflammatoires et décongestionnantes.

Grâce à leurs principaux constituants biochimiques (acide ascorbique, calcium, rétinol, thiamine, riboflavine, pectine, mucilages), et leurs composés phénoliques représentés par les flavonoïdes, les tanins, et les acides phénoliques, les feuilles de la mauve sont recommandées dans le traitement d’appoint adoucissant pour calmer les démangeaisons cutanées à savoir : les gerçures, les crevasses, les écorchures et les piqûres d’insectes.

Expectorantes très efficaces et antitussives, elles ont aussi fait leur preuve en soulageant les toux bénignes passagères, les enrouements occasionnels et les maux de gorge.

C’est également un anti-inflammatoire bénéfique pour les inflammations intestinales. Elles luttent efficacement contre la constipation et les colites spasmodiques.

De plus, en infusion, elles apaisent et adoucissent les peaux fines, sèches et irritables.  L’utilisation de leur extrait est vivement recommandée en cosmétique, car elles contribuent à l’hygiène corporelle. On la retrouve notamment dans les produits de soins pour bébé, les produits démaquillants, les crèmes anti-rougeur, les bains moussants rafraîchissants et les crèmes contre les jambes lourdes.   

Utilisations de la mauve

  • Usage interne

Les infusions de feuilles de mauve sont très efficaces pour soulager les inflammations respiratoires et digestives. En préparation, jetez 15g à 25g de mélange de fleurs et feuilles dans 1 litre d’eau bouillante. Laissez infuser pendant 10 mn et buvez-en 3 tasses par jour.

Pour lutter contre les constipations, préparez une infusion de feuilles de mauve.

Pour ce faire, mélangez 30g de fleurs et feuilles de mauve dans un litre d’eau bouillante, puis laissez infuser. Buvez-en 1 tasse à jeûn le matin pour vous soulager.

  • Usage externe

Comme traitement efficace contre les aphtes, faites un bain de bouche à base de feuilles de mauve. Pour cela, faites bouillir, 30 à 50g des feukles de cette plante de pendant 5 mn.

Cette décoction peut aussi vous servir de gargarisme ou en lavages oculaires.

Pour soigner les infections cutanées (dermatoses, goutte, furoncles, abcès…), les experts recommandent de faire cuire les feuilles dans un peu d’eau. Le cataplasme ainsi préparé doit être appliqué sur les parties infectées.

Afin d’apaiser les piqûres d’insectes, il est impératif de lier des feuilles écrasées avec de l’huile d’olive pour en faire un onguent. En légers massages sur les parties concernées, c’est un excellent calmant.

  • Pour plus d’informations, consultez un médecin.

Photo © Madeleine Steinbach

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