Avec ses cannes presque noires contrastant avec un feuillage vert lumineux, le bambou noir est l’un des bambous les plus graphiques. Phyllostachys nigra forme avec les années un élégant écran végétal, aussi intéressant en isolé qu’en haie ou en grand bac. Facile à cultiver dans un sol frais et drainé, il faut cependant anticiper son principal défaut : ses rhizomes traçants peuvent s’étendre au-delà de l’espace qui lui était destiné.
| Nom | Phyllostachys nigra |
| Nom courant | Bambou noir |
| Famille | Poacées |
| Hauteur | 2,5 à 4 m couramment, davantage dans de très bonnes conditions |
| Exposition | Soleil ou mi-ombre, situation abritée |
| Sol | Fertile, humifère, frais et bien drainé |
| Feuillage | Persistant |
| Rusticité | Environ -15 °C selon les conditions |
| Rhizomes | Traçants, à contenir |
La particularité du Phyllostachys nigra est évidemment la couleur de ses chaumes. Les jeunes cannes apparaissent vertes, puis brunissent et se pigmentent progressivement. Leur coloration devient de plus en plus sombre avec leur maturation et l’exposition à la lumière.
Toutes les cannes ne deviennent donc pas noires simultanément : un même pied présente souvent un mélange de chaumes verts, brunâtres et presque noirs, ce qui renforce son intérêt décoratif.
Son feuillage persistant, fin et lancéolé, reste vert toute l’année. Avec son port élancé, le bambou noir convient particulièrement aux jardins contemporains, aux jardins d’inspiration asiatique et à la création d’un écran végétal ou d’un brise-vue.
Le bambou noir apprécie une exposition ensoleillée à mi-ombragée. Une bonne luminosité met particulièrement en valeur ses chaumes sombres, mais il vaut mieux éviter les situations très sèches et exposées aux vents froids ou desséchants.
Il apprécie un sol :
Contrairement à une idée fréquente, le Phyllostachys nigra n’exige pas un sol acide. Il peut pousser dans des terres de pH différents dès lors que l’humidité et le drainage restent équilibrés.
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La plantation est particulièrement favorable en fin d’été et en automne, lorsque le sol est encore chaud et que les pluies facilitent l’enracinement. Une plantation au printemps est également possible, à condition de suivre attentivement les arrosages durant les premiers mois.
Évitez surtout les périodes de gel, de forte chaleur ou de sécheresse.
Il est inutile d’ajouter systématiquement une couche de graviers au fond du trou. Dans une terre lourde, mieux vaut améliorer la structure du sol et surtout éviter les zones où l’eau stagne durablement.
Le Phyllostachys nigra apprécie un sol qui reste frais pendant sa période de croissance, particulièrement les premières années suivant la plantation.
Arrosez lorsque le sol commence à sécher, surtout :
Il n’est pas nécessaire d’arroser quotidiennement par principe en été : la fréquence dépend du sol, de la température et de l’ancienneté du bambou.
En hiver, les besoins diminuent fortement mais un bambou persistant continue à perdre de l’eau par son feuillage. En l’absence de pluie, notamment pour une plante en pot, un arrosage ponctuel peut donc rester nécessaire hors période de gel.
Un paillage épais de feuilles mortes, broyat ou autre matière organique aide à conserver l’humidité et protège les rhizomes des fortes variations de température.
Au printemps, un apport de compost mûr ou d’un fertilisant adapté peut soutenir la production des nouveaux chaumes. Évitez cependant les excès d’engrais azotés, notamment sur un bambou déjà vigoureux.
Le bambou noir ne nécessite pas de taille annuelle stricte. On peut cependant intervenir pour aérer la touffe et mettre en valeur les plus belles cannes.
Le printemps convient bien à ce nettoyage, avant ou au début de la reprise de végétation.
Oui, Phyllostachys nigra appartient aux bambous traçants. Ses rhizomes souterrains peuvent progresser horizontalement et produire de nouvelles cannes à distance de la plante mère.
Son comportement varie toutefois beaucoup selon les conditions. Dans un sol pauvre ou sec et sous climat frais, il peut rester relativement compact pendant plusieurs années. Dans un sol fertile et frais, sous climat doux et en situation abritée, son expansion peut devenir nettement plus vigoureuse.
La solution la plus sûre consiste à prévoir une barrière anti-rhizome dès la plantation.
Cette surveillance reste importante : une barrière anti-rhizome est un moyen de contrôle, pas une raison d’oublier définitivement le bambou.
La culture en bac est une excellente solution pour profiter de ses chaumes noirs tout en maîtrisant son expansion. Elle convient particulièrement aux terrasses, patios et petits jardins.
Choisissez un grand contenant d’au moins 45 cm de largeur et de profondeur, percé pour permettre l’écoulement de l’eau. Utilisez un substrat fertile mais drainant.
En pot, le bambou demande davantage de surveillance qu’en pleine terre :
| Critère | Phyllostachys nigra | Bambou non-traçant |
|---|---|---|
| Rhizomes | Traçants | Cespiteux, expansion plus limitée |
| Contrôle | Barrière ou surveillance recommandée | Généralement plus simple |
| Atout décoratif | Cannes brun-noir remarquables | Variable selon l’espèce |
| Idéal pour | Écran graphique, haie, grand bac | Jardins où l’on veut limiter l’expansion |
Les nouvelles cannes sont vertes puis foncent progressivement en vieillissant. Leur coloration n’est donc pas immédiatement noire et plusieurs nuances peuvent cohabiter sur le même bambou.
Oui. Il produit des rhizomes traçants. Son expansion peut être assez lente dans certaines conditions mais devenir beaucoup plus importante dans un sol fertile, frais et sous climat favorable.
Il atteint couramment 2,5 à 4 m dans les jardins tempérés. Sa hauteur peut être supérieure lorsque le climat et les conditions de culture sont particulièrement favorables.
Oui. Un grand bac permet de maîtriser naturellement les rhizomes. Il faut en revanche surveiller davantage l’arrosage et prévoir une division ou un rempotage lorsque le contenant devient trop petit.
Son feuillage est persistant, mais il renouvelle naturellement une partie de ses feuilles. Une chute de feuilles ne signifie donc pas nécessairement que le bambou dépérit.
Les arrosages sont fortement réduits, mais ils ne sont pas systématiquement supprimés. En période sèche, notamment pour un bambou en pot, un apport d’eau peut être nécessaire lorsqu’il ne gèle pas.