La chayote, aussi écrit chayotte, est une plante vivace grimpante dont on peut consommer toutes les parties et plus particulièrement ses fruits piriformes. Originaire du Mexique, elle fut ensuite introduite dans de nombreux pays comme les Antilles où on l’appelle « christophine« , ou bien la Réunion où elle porte le nom de « chouchou« . Cultivée depuis longtemps dans les zones tropicales, elle se révèle pourtant étonnamment facile à acclimater dans nos jardins, dès lors que l’on respecte quelques règles simples.
La chayote en résumé :
Habituée aux climats chauds, elle est peu rustique. Il est cependant tout à fait possible de la cultiver dans nos contrées en respectant quelques règles. Avec un bon emplacement et un sol bien préparé, la christophine devient même très productive. Elle apprécie particulièrement les climats tempérés doux, offrant de longues périodes chaudes nécessaires à la formation des fruits.
Pour cultiver la chayote, il faut respecter certaines conditions :
Vous l’aurez compris, que ce soit dans un potager ou dans votre jardin, vous devrez effectuer quelques préparatifs avant de penser à planter un pied de christophine. Un sol bien drainé mais riche est essentiel, car la plante puise beaucoup d’énergie pour produire ses longues tiges et ses nombreux fruits.
Pour que votre sol soit suffisamment fertile et contienne assez d’humus, vous aurez à réaliser un amendement. Pour ce faire, vous devrez :
Lorsque vous avez obtenu un plant vigoureux, vous pouvez le repiquer en pleine terre à partir du mois de mai (de préférence après les Saints de glace). Les gelées ne seront alors plus à craindre.
Une fois le pied replanté, pensez à installer un treillage suffisamment haut et solide pour supporter la masse du feuillage et des fruits à venir. Cette plante peut grimper jusqu’à plusieurs mètres en une seule saison et coloniser rapidement tout support disponible.
Les conditions de culture de la chayotte la contre-indiquent pour une plantation en pot. Néanmoins, si vous possédez une véranda ou un abri protégé du froid (comme une serre), il est envisageable de le faire. Cependant, vous devrez vous procurer un pot ou un bac suffisamment volumineux pour supporter les racines et le feuillage.
La chayotte ne demande pas beaucoup d’entretien. Sensible à la sécheresse, elle doit cependant être arrosée de façon régulière et en abondance. Le paillage est un atout majeur pour conserver un sol frais tout au long de l’été.
Il n’est pas nécessaire de tailler la christophine. Toutefois, pour densifier le feuillage en début de croissance, vous pouvez effectuer un pincement sur les jeunes plants au-dessus de 3 ou 4 feuilles. Cela encouragera l’émission de nouvelles tiges et une meilleure fructification.
Conseil malin : appliquez un épais paillage au pied de votre chayotte. Il aura le double avantage de limiter la perte d’eau par évaporation l’été et de protéger le pied des gelées en hiver.
La christophine est une plante résistante. Elle paraît peu sujette aux maladies et les ravageurs ou les parasites ne semblent pas l’attaquer. Un sol bien drainé reste toutefois essentiel pour éviter tout risque de pourriture à la base de la plante.
Les fruits de la chayotte apparaissent tardivement (septembre). La récolte s’effectue donc en octobre voire novembre si les conditions climatiques le permettent. Les fruits sont généralement cueillis lorsqu’ils ont atteint leur taille maximale et présentent une bonne fermeté.
Une fois cueillis, les fruits se conservent longtemps. Stockés au frais, ils peuvent être consommés plusieurs mois après la récolte. Ils continuent même de germer naturellement, signe de leur vigueur exceptionnelle.
À l’instar de la capucine tubéreuse, toutes les parties de la christophine sont comestibles :
Oui, mais seulement dans les régions douces. La souche doit être protégée sous un paillage épais pour résister aux faibles gelées.
Stockez-les dans un endroit frais et sombre, idéalement en cave. Elles se gardent jusqu’à 4 mois sans problème.
Elle est très vigoureuse, mais simple à contenir en guidant les tiges sur un support et en maîtrisant son expansion.
Un plant bien établi peut donner entre 20 et 50 fruits selon les conditions de culture.
Non, un seul plant suffit. La chayotte est monoïque et autofertile.