Le Zygopetalum est un genre originaire du Brésil et de la Colombie, dont les variétés horticoles se montrent assez faciles de culture. Leur floraison étonnante, souvent mouchetée ou striée, intervient généralement en hiver et nous ravit alors de son parfum prononcé, à la fois épicé et floral.
Zygopetalum, voici tous nos conseils d’entretien afin de profiter durablement de leurs incroyables fleurs aux coloris étonnants, tout en comprenant mieux leur fonctionnement et leurs besoins spécifiques.
Les Zygopetalum produisent des pseudobulbes arrondis, charnus, disposés le long d’un rhizome court parfois ramifié. Ces pseudobulbes jouent un rôle fondamental de réserve d’eau et de nutriments, ce qui explique la relative tolérance de la plante aux oublis d’arrosage ponctuels.
Les nouvelles pousses apparaissent à la base des pseudobulbes de l’année précédente. Elles donnent naissance à de longues feuilles étroites, lancéolées, vert vif, légèrement plissées et brillantes, formant une touffe dense et décorative même hors floraison.
La hampe florale, haute de 25 à 90 cm, se développe entre le pseudobulbe et la feuille basale. Elle porte de 2 à 15 grandes fleurs cireuses, remarquables par leur texture épaisse et leur parfum puissant. Les pétales et sépales arborent généralement des tons verts et bruns, tandis que le large labelle blanc est délicatement veinée de bleu, mauve ou violet.
Le Zygopetalum est originaire d’Amérique du Sud (Brésil, Pérou, Bolivie). Dans la nature, il pousse souvent au sol ou sur les rochers, dans des forêts humides mais fraîches, ce qui explique ses exigences un peu différentes de celles des Phalaenopsis.
Fleurs grandes, étoilées, souvent vertes, brunes et violettes
Labelle très contrasté, généralement violet intense
Parfum marqué, surtout le matin
Floraison principalement en automne et en hiver
La floraison dure souvent 6 à 8 semaines, parfois plus.
Chaque nouvelle pousse peut produire une hampe florale
Ne coupez pas les pseudobulbes même fanés : ils nourrissent la plante
Un repos relatif après floraison aide à préparer la suivante
Pour prospérer, les Zygopetalum ont besoin d’une exposition très lumineuse, mais impérativement sans soleil direct. Une lumière filtrée derrière un voilage est idéale. Un feuillage vert foncé indique un manque de lumière, tandis qu’un jaunissement signale une exposition trop intense.
Plante de climat tempéré frais, le Zygopetalum apprécie les pièces peu chauffées. Les températures idéales se situent :
Les écarts thermiques jour/nuit en été sont essentiels pour déclencher l’induction florale hivernale.
Les Zygopetalum se cultivent dans un mélange ‘spécial orchidée’ composé d’écorces de pin, enrichi d’environ 20 % de matière organique (tourbe ou fibre de coco) et d’un peu de perlite pour l’aération. Le pot doit impérativement être percé afin d’éviter toute stagnation d’eau.
De croissance rapide, le Zygopetalum hybride déborde facilement de son pot. Un rempotage annuel au printemps, juste après la floraison, permet de stimuler la croissance et d’éviter l’asphyxie racinaire. Les espèces botaniques demandent un rythme plus modéré, tous les 2 à 3 ans.
Le Zygopetalum apprécie un substrat légèrement humide en permanence, sans excès. Du printemps à l’été, arrosez dès que la surface commence à sécher, en moyenne une fois par semaine avec une eau douce non calcaire.
En hiver, réduisez les arrosages à un toutes les trois semaines. La brumisation est inutile en période froide. En revanche, en été, un lit de billes d’argile humides sous le pot améliore l’hygrométrie sans mouiller les racines.
Très gourmande, Zygopetalum nécessite des apports d’engrais réguliers du printemps jusqu’à la fin de l’été. Utilisez un engrais spécial orchidée dilué, appliqué tous les 15 jours par trempage du pot pendant une heure, suivi d’un égouttage complet.
Un arrosage clair sans engrais entre deux apports est indispensable pour éviter l’accumulation de sels minéraux.
Les principaux problèmes rencontrés sont liés à l’excès d’humidité : pourriture des racines, taches foliaires et développement de cochenilles. Une bonne aération, un substrat drainant et un arrosage maîtrisé restent les meilleures préventions.
Feuilles plissées : manque d’eau ou racines abîmées
Boutons qui avortent : air trop sec ou variations brusques de température
Absence de floraison : manque de lumière ou chaleur excessive
Photos : gsibergerin, Maja Dumat, L’AMI DES ORCHIDEES, Björn S.