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Marasme des Oréades : de la cueillette à l’assiette

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Si, en vous baladant dans votre jardin, vous tombez sur de petits champignons orangés poussant en rond, il s’agit probablement du marasme des Oréades.

Remarque importante : Pour tout doute sur l’identification d’un champignon, n’hésitez pas à faire appel à un pharmacien.

Reconnaître le marasme des Oréades

Nom latin : Marasmius oreades
Noms communs : Marasme des Oréades, Faux mousseron, Bouton de guêtres, Mousseron d’automne
Famille : Marasmiacées
Comestibilité : Bon comestible

Où et quand trouver le marasme des Oréades ?

Marasme des oreades

La cueillette du faux mousseron se fait en été et en automne. Néanmoins, elle peut être plus précoce et débuter en milieu de printemps si les conditions s’y prêtent

Le marasme des Oréades tire une partie de son nom des nymphes des montagnes de la mythologie grecque. Cette dénomination est d’autant plus surprenante que le champignon pousse surtout… dans les prés et les pelouses..

À quoi ressemble le marasme des Oréades ?

Chapeau

De couleurs brun orangé, ocre crème pale ou encore orangé roussâtre, le chapeau du marasme des Oréades est petit (2 à 5 cm de diamètre) et mamelonné à son sommet. Ses bords sont parfois marqués de sillons.

Pied

Marasme des oreades reconnaitre identifier - Marasmius oreadesLong de 5 à 8 cm, il est plutôt fin, caoutchouteux et tenace, à tel point qu’il est possible de le faire tourner plusieurs fois sur lui-même avant qu’il ne rompe. Sa couleur est souvent la même que celle des lames, voire un peu plus sombre.

Lames

Elles sont échancrées et bien espacées. Elles ont un coloris blanchâtre à crème.

Chair

Elle aussi de couleur crème, sa saveur est douce et son parfum s’apparente à l’amande amère et souvent qualifié de cyanique.

La partie végétative (le mycélium) du Marasmius oreades est constituée de filaments blancs qui ont la particularité de se développer de façon plus ou moins circulaire. C’est ce que l’on nomme plus communément un rond de sorcière.

Si cette caractéristique rend la cueillette plus simple, elle est également source de confusions possibles avec des champignons poussant dans le rond.

Marasmius oreades : confusions possibles

Le rond de sorcière n’étant pas l’apanage du marasme des Oréades, d’autres ronds appartenant à différentes espèces peuvent cohabiter et se mélanger.

Dans notre cas, il est donc possible de confondre le faux-mousseron avec le clitocybe du bord des routes (Clitocybe rivulosa), qui est toxique. Néanmoins, en faisant attention, l’erreur peut être facilement évitée. En effet, ce clitocybe est plus blanc-crème qu’orangé, et son chapeau forme comme un entonnoir lorsqu’il est développé.

Comment cuisiner le marasme des Oréades ?

En général, on ne consomme que le chapeau du faux-mousseron ; le pied est trop coriace et caoutchouteux pour le plaisir du palais.

Marasme des oreades en cuisineAvant toute préparation, veillez à bien nettoyer vos marasmes des Oréades à sec. Ensuite, sectionnez le pied juste sous le chapeau, à l’aide d’un bon couteau.

Comme souvent avec les champignons, les faire revenir à la poêle avec une noisette de beurre et/ou un peu d’huile d’olive permet de profiter pleinement de leurs saveurs.

Pour plus d’originalité, il est possible de rajouter un peu d’ail, de persil plat, et même vous en servir pour confectionner un « beurre aromatisé » afin d’accompagner légumes et viandes.

Comment conserver le faux mousseron ?

Il suffit de le sécher. Vous conserverez ainsi les saveurs du champignon. Pour ne rien gâcher cette méthode est simple à utiliser :

  • Commencez par bien nettoyer votre cueillette, et retirez toutes les parties abîmées ou susceptibles de moisir.
  • Séparez les chapeaux de leur pied en le coupant sous la base.
  • À cette étape, vous pouvez soit :
    • disposer les marasmes des Oréades sur des claies ;
    • ou les enfiler avec du fil et une aiguille pour créer un chapelet.

Dans tous les cas, faites-en sorte que les champignons ne se touchent pas, afin de laisser l’air circuler. De plus, entreposez les claies ou les chapelets dans un endroit sec et très bien aéré.

Lorsque le marasme des Oréades craque sous la pression, c’est qu’il est prêt à être stocké dans un récipient hermétique.


©arousa, ©worldnews, ©arousa, ©Napa74,


Écrit par Christophe Dutertre | Diplômé en aménagement paysager et amoureux des jardins, Christophe vous accompagne dans cette passion qui nous réunit. Découvertes, conseils pratiques et écologie sont au programme.
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