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La phytoépuration est une méthode de traitement des eaux usées par les plantes. Elle reproduit le fonctionnement d’écosystèmes naturels comme les mares ou les marais. Elle constitue une alternative écologique et économique aux fosses septiques pour les habitations non raccordées à un réseau d’assainissement public. Découvrez son fonctionnement, ses avantages et limites ainsi que les premières clés pour la mettre en œuvre chez vous.
Dans un système de phytoépuration, les eaux usées sont acheminées dans une succession de bassins où poussent des plantes aquatiques. Les végétaux (macrophytes et algues en suspension) ainsi que les micro-organismes présents à la surface des racines filtrent et purifient les eaux.
Après un prétraitement (dégraissage et retrait des gros éléments à l’aide d’une grille), les eaux à assainir traversent un réseau de 2 à 3 lagunes généralement reliées entre elles par des tuyaux, à une vitesse lente (jusqu’à 1 mois).
Chaque réservoir a une fonction spécifique :
L’eau résiduelle peut ensuite être infiltrée, ou utilisée pour l’arrosage.
Tout d’abord, l’assainissement par phytoépuration présente de nombreux avantages par rapport aux méthodes de traitement traditionnelles :

Mais la phytoépuration peut aussi avoir certaines limites :
En premier lieu, vous pouvez construire une station de phytoépuration en France uniquement si vous ne pouvez pas vous connecter à un système public de collecte des eaux usées.
Une fois le projet conçu, vous devrez contacter le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) dont vous dépendez afin qu’il valide la conformité de votre installation. Le SPANC réalisera différents contrôles périodiques pour vérifier le bon fonctionnement et l’entretien de votre dispositif. Retrouvez toutes les informations réglementaires liées aux ANC sur cette page.
Le dimensionnement du système se calcule en nombre d’équivalents habitants (EH). Cette unité de mesure théorique permet d’évaluer la pollution organique présente dans les eaux usées. L’arrêté du 7 mars 2012 fixe la règle suivante : une pièce principale destinée au sommeil ou au séjour correspond à 1 EH.
Pour chaque EH, les experts recommandent de prévoir entre 2 et 5 m² de filtres en fonction des eaux traitées (grises et/ou noires).
Avant tout, lors de la conception de son installation de phytoépuration, nous vous conseillons de :
Les plantes utilisées dans la phytoépuration sont d’abord sélectionnées pour leur capacité à vivre les pieds dans l’eau et à éliminer les polluants. Elles incluent souvent :
Pour conclure, la phytoépuration est une alternative intéressante pour traiter ses eaux usées. Nous vous recommandons de faire appel à un bureau d’études pour choisir les techniques et dimensionner correctement l’installation. Vous pouvez aussi auto-construire votre système en vous faisant accompagner par un expert agréé.
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