🎉 Offre du moment : -10% code BIENVENUE10  | ☎ 02.40.73.98.29
★★★★★4,9
Accueil / Jardinage / Arbres et arbustes / Pruniers / Le prunier pourpre ou prunier-cerise, un arbre très ornemental

Le prunier pourpre ou prunier-cerise, un arbre très ornemental

Prunus cerasifera 'Pissardii' - Prunier Cerise

Une floraison abondante dès le début du printemps, un feuillage pourpre presque noir, de petites prunes comestibles et une silhouette élégante : le prunier pourpre (Prunus cerasifera ‘Pissardii’) cumule les qualités. Très utilisé comme arbre d’ornement, il apporte du contraste dans un massif, en isolé sur une pelouse ou dans une haie libre.

Rustique, peu exigeant et naturellement décoratif, ce prunier-cerise demande surtout un emplacement lumineux, un sol correctement drainé et quelques arrosages durant ses premières années.

Le saviez-vous ?

  • Le prunier pourpre fleurit souvent avant l’apparition complète de ses feuilles, ce qui rend sa floraison rose pâle particulièrement visible.
  • Ses fruits sont comestibles, mais leur saveur est généralement plus acidulée que celle des prunes de table.
  • Le cultivar ‘Pissardii’ doit son nom au jardinier français Ernest François Pissard, qui l’aurait introduit en Europe à la fin du XIXe siècle.

En résumé, ce qu’il faut savoir :

  • Nom : Prunus cerasifera ‘Pissardii’
  • Famille : Rosacées
  • Type : Arbre d’ornement, fruitier
  • Hauteur : 5 à 8 m
  • Exposition : Soleil à mi-ombre
  • Sol : Ordinaire, profond et bien drainé
  • Feuillage : Caduc, pourpre
  • Floraison : Mars à avril
  • Récolte : Juillet à septembre

Plantation du prunier pourpre

Où planter le prunier pourpre ?

Le prunier pourpre apprécie les expositions ensoleillées, qui intensifient la couleur de son feuillage et favorisent une floraison abondante. Dans les régions très chaudes, une légère ombre aux heures les plus brûlantes limite les dessèchements estivaux.

Il accepte une grande diversité de terres, y compris les sols légèrement calcaires, à condition qu’elles soient suffisamment drainées. Évitez les terrains durablement gorgés d’eau, qui favorisent l’asphyxie des racines.

  • Prévoyez au moins 4 à 5 m de recul par rapport à une façade ou à un autre grand arbre.
  • Choisissez un emplacement abrité des vents très forts.
  • En haie libre, espacez les sujets d’environ 3 à 4 m.

Quand planter ?

Comme pour la majorité des arbres caducs, privilégiez une plantation à l’automne, hors période de gel. La terre encore chaude permet aux racines de commencer à s’installer avant l’hiver.

Une plantation au printemps reste possible pour les sujets achetés en conteneur, avec des arrosages plus réguliers pendant les deux premiers étés.

Comment planter ?

  • Creusez un trou deux fois plus large que la motte.
  • Ameublissez le fond sans ajouter de fumier frais.
  • Réhydratez la motte si elle paraît sèche.
  • Placez le collet au niveau du sol.
  • Installez un tuteur du côté des vents dominants.
  • Rebouchez avec la terre extraite, tassez légèrement et formez une cuvette.
  • Arrosez copieusement, même si le sol est humide.

Un paillage organique de 5 à 8 cm d’épaisseur limitera l’évaporation et la concurrence des herbes. Maintenez-le à quelques centimètres du tronc.

Entretien du prunier pourpre

Floraison du Prunus cerasifera Pissardii

La floraison rose pâle contraste avec le jeune feuillage pourpre

Facile à vivre, Prunus cerasifera ‘Pissardii’ demande peu d’entretien une fois installé.

  • Arrosez régulièrement pendant les deux premières années.
  • Ensuite, intervenez seulement lors des sécheresses prolongées.
  • Surveillez les liens du tuteur afin qu’ils ne blessent pas l’écorce.
  • Apportez un peu de compost mûr au printemps si le sol est pauvre.

À lire aussi : Prunier du Japon : un petit fruitier à la belle floraison.

Taille du Prunus cerasifera ‘Pissardii’

Le prunier pourpre adopte naturellement un port arrondi et équilibré. La taille doit donc rester légère et occasionnelle.

Intervenez de préférence juste après la floraison, entre avril et mai, lorsque la cicatrisation est rapide et que le risque de maladies du bois est plus faible.

  • Supprimez le bois mort, cassé ou malade.
  • Retirez les branches qui se croisent ou poussent vers l’intérieur.
  • Éclaircissez légèrement le centre sans dénaturer la silhouette.
  • Évitez les coupes de gros diamètre.

Les tailles sévères réalisées en hiver sont déconseillées chez les Prunus, car elles favorisent les écoulements de gomme et certaines maladies. Si une grosse branche doit impérativement être retirée, travaillez par temps sec avec un outil désinfecté et réalisez une coupe nette au niveau du col de la branche.

Floraison et fructification

Les petites fleurs rose clair apparaissent en mars ou avril, parfois avant les feuilles. Elles sont appréciées des premiers insectes pollinisateurs lorsque les températures sont suffisamment douces.

La fructification n’est pas toujours régulière. Elle dépend de la météo pendant la floraison, de la présence de pollinisateurs et parfois de la proximité d’un autre prunier compatible.

Récolte des prunes pourpres

Fruits du Prunus cerasifera Pissardii

Les petites prunes pourpres se récoltent lorsqu’elles sont souples et parfumées

La récolte s’étend généralement de juillet à septembre. Les fruits mûrs présentent une couleur soutenue, une chair légèrement souple et se détachent facilement lorsqu’on effectue un quart de tour.

Contrairement à une idée répandue, une prune légèrement ferme peut encore évoluer après la cueillette, mais sa qualité gustative sera meilleure si elle est récoltée proche de sa maturité complète.

Les fruits sont-ils comestibles ?

Oui, les petites prunes sont comestibles. Leur chair est juteuse, mais souvent assez acidulée. Elles peuvent être consommées fraîches ou transformées en compote, gelée, confiture ou chutney.

Les fruits verts ne sont pas considérés comme comestibles en raison de leur forte acidité et de leur texture dure, mais leur chair n’est pas à proprement parler toxique. En revanche, comme pour de nombreux fruits à noyau, le noyau ne doit pas être cassé ni consommé, car l’amande qu’il contient renferme des composés cyanogènes.

Multiplier le prunier pourpre

Le semis d’un noyau est possible, mais il ne permet pas de reproduire fidèlement le cultivar ‘Pissardii’. Le jeune arbre obtenu pourra présenter un feuillage plus vert, un port différent ou des fruits d’une autre qualité.

Pour conserver les caractéristiques de la plante mère, les professionnels utilisent surtout le greffage. Le bouturage est possible, mais son taux de réussite reste variable.

Semer un noyau de prune

  • Nettoyez plusieurs noyaux après la récolte.
  • Placez-les dans un mélange de terreau et de sable.
  • Recouvrez-les de 1 à 2 cm de substrat.
  • Laissez les pots dehors pendant l’hiver afin que le froid lève la dormance.
  • Maintenez le substrat frais au printemps.
  • Repiquez les jeunes plants lorsqu’ils sont assez vigoureux.

La germination peut être irrégulière et nécessiter plusieurs mois. Il faut ensuite patienter plusieurs années avant d’obtenir un arbre suffisamment développé pour fleurir.

Maladies et problèmes fréquents

Le prunier pourpre est assez robuste, mais peut être touché par les problèmes habituels des arbres du genre Prunus.

  • Moniliose : fleurs et rameaux se dessèchent brutalement. Supprimez les parties atteintes.
  • Criblure : petites taches puis trous dans les feuilles, favorisés par un printemps humide.
  • Gommose : écoulement de gomme après une blessure, une taille sévère ou un stress.
  • Pucerons : feuilles déformées et collantes au printemps.
  • Branches desséchées : parfois liées à un sol trop humide ou à une maladie du bois.

Ramassez les fruits momifiés, désinfectez les outils de taille et évitez de blesser l’écorce.

Conseil malin

Après la chute des feuilles, récupérez uniquement celles qui sont saines pour alimenter le compost. Si elles présentent de nombreuses taches ou des signes de maladie, ramassez-les séparément afin de limiter la conservation des spores au pied de l’arbre.


🌿 Cet article vous a plu ?

Jardin, animaux, recettes, nature & bien-être — chaque jour une nouvelle inspiration sur nos réseaux.

Instagram Facebook
Écrit par Audrey Chéritel