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Utiliser l’eau de pluie au jardin (économie avec un récupérateur, prix, installation)

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Entre les considérations écologiques, les restrictions d’eau de plus en plus fréquentes et le prix croissant du mètre cube, vous avez tout intérêt à réduire l’utilisation d’eau potable au jardin. Installer un récupérateur d’eau de pluie est l’une des solutions les plus simples, les plus économiques et les plus efficaces pour arroser vos plantations sans alourdir votre facture. Mais combien peut-on réellement économiser ? Quel type de cuve choisir ? Comment l’installer de manière optimale selon votre région et votre climat ? Voici toutes les réponses pour faire les bons choix et rentabiliser votre investissement dès la première année.

Économies réalisées avec un récupérateur d’eau

Beaucoup de jardiniers s’interrogent sur le coût réel de l’eau utilisée pour arroser leurs plantes. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’ADEME, l’arrosage du jardin nécessite environ 10 litres d’eau par mètre carré arrosé. Si vous entretenez un jardin de 100 m², cela représente environ 1 000 litres par arrosage, soit 1 mètre cube.

  • Le prix moyen d’un mètre cube d’eau en France s’élève à 3 €. Ainsi, chaque arrosage vous coûte environ 3 €. Au printemps et en été, un potager ou une pelouse nécessitent en moyenne 2 à 4 arrosages par semaine, ce qui peut représenter jusqu’à 40 à 50 € par mois selon les périodes de chaleur.
  • Si l’on prolonge le calcul sur une saison complète, les dépenses en eau peuvent facilement atteindre 150 à 200 €, voire davantage dans les régions chaudes ou si vous possédez de grandes surfaces végétalisées. En récupérant l’eau de pluie, vous pourriez couvrir 70 à 100 % de vos besoins d’arrosage selon votre installation, permettant des économies très significatives dès la première année.
  • De plus, l’eau distribuée par le réseau est de plus en plus coûteuse en raison de l’entretien des infrastructures et du traitement sanitaire. Dans plusieurs communes, le prix du mètre cube dépasse déjà 5 €. Autant dire que le retour sur investissement d’un récupérateur devient très rapide.

Prix d’un récupérateur d’eau

Le tarif dépend essentiellement du type de cuve, de sa contenance et de son emplacement (aérien ou enterré). Pour une utilisation domestique simple limitée au jardin, les choix et les prix sont très accessibles.

Cuves aériennes en plastique

  • Ce sont les modèles les plus répandus. Leur coût est très variable, mais les premières cuves démarrent autour de 15 € pour de petites contenances. Elles conviennent aux régions à forte pluviométrie ou pour un usage ponctuel. Leur installation est très simple : il suffit de les placer sous une descente de gouttière pour récupérer l’eau directement.

Cuves de grande contenance et citernes souples

  • Pour des volumes plus importants (300 à 1 000 litres), les prix s’échelonnent en général entre 80 et 300 €. Les citernes souples, très pratiques dans les zones où l’espace est limité, offrent un bon rapport qualité/prix et se rangent facilement en hiver.

Cuves enterrées ou citernes en béton

  • Beaucoup plus coûteuses mais idéales pour alimenter les toilettes, le lave-linge ou une utilisation domestique élargie. Les installations complètes peuvent atteindre 10 000 €, mais elles ouvrent parfois droit à des aides financières, notamment un crédit d’impôt pour la récupération des eaux pluviales lorsque l’installation est destinée à un usage non alimentaire.

Pour un usage principalement jardin, une cuve aérienne entre 200 et 800 litres suffira amplement dans la majorité des situations. Votre choix dépendra surtout du volume de pluie disponible et de vos besoins d’arrosage.

Installer un récupérateur d’eau

L’installation dépend de votre terrain, de la configuration de votre maison et du type de cuve choisi. Pour un usage uniquement lié au jardinage, la mise en place reste à la portée de tous.

1. Installation sous une descente de gouttière

  • La solution la plus simple consiste à placer une cuve sous l’évacuation du toit. Pensez à surélever légèrement la cuve afin de pouvoir remplir votre arrosoir directement au robinet situé en bas du réservoir.

2. Installation de plusieurs cuves en série

  • Pour augmenter la capacité, il est possible de relier plusieurs cuves. Le raccordement se fait à l’aide de tuyaux spécifiques. Comptez environ 50 € par cuve plus une vingtaine d’euros pour les raccords.

3. Améliorer la collecte

  • Si vous disposez de plusieurs toitures proches les unes des autres, vous pouvez optimiser la collecte d’eau.

Astuce n°1 : placez votre cuve entre deux pans de toit, par exemple entre la maison et un garage. Vous doublerez ainsi la quantité d’eau récoltée.

Astuce n°2 : pour éviter les allers-retours, une petite pompe d’arrosage (électrique ou manuelle) peut être installée pour alimenter un tuyau flexible.

 

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Cuve de récupération d’eau de pluie installée sous une gouttière

À chaque région sa cuve

La quantité d’eau que vous pourrez collecter dépend fortement de votre localisation. Même si deux régions peuvent afficher une pluviométrie annuelle similaire, la distribution des pluies au fil de l’année change tout.

À titre d’exemple, la pluviométrie annuelle moyenne est comparable à Nice et à Tours. Mais à Nice, la majorité des précipitations tombe sur environ 70 jours (principalement au printemps et en automne), tandis qu’à Tours, les pluies sont étalées plus régulièrement tout au long de l’année.

Conséquence : à Nice, les pluies sont plus concentrées, ce qui implique de prévoir une cuve de grande capacité pour stocker l’eau lors des épisodes pluvieux intenses. À Tours, au contraire, une cuve plus petite peut suffire puisque l’apport d’eau se fait de manière régulière.

Avant d’acheter, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre station météo locale ou de Météo France afin de connaître précisément le volume moyen de pluie mensuel dans votre zone. Cette donnée vous évitera une installation sous-dimensionnée ou, à l’inverse, un achat plus coûteux qu’il ne faut.


Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.