Entre les considérations écologiques, les restrictions d’eau de plus en plus fréquentes et le prix croissant du mètre cube, vous avez tout intérêt à réduire l’utilisation d’eau potable au jardin. Installer un récupérateur d’eau de pluie est l’une des solutions les plus simples, les plus économiques et les plus efficaces pour arroser vos plantations sans alourdir votre facture. Mais combien peut-on réellement économiser ? Quel type de cuve choisir ? Comment l’installer de manière optimale selon votre région et votre climat ? Voici toutes les réponses pour faire les bons choix et rentabiliser votre investissement dès la première année.
Beaucoup de jardiniers s’interrogent sur le coût réel de l’eau utilisée pour arroser leurs plantes. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’ADEME, l’arrosage du jardin nécessite environ 10 litres d’eau par mètre carré arrosé. Si vous entretenez un jardin de 100 m², cela représente environ 1 000 litres par arrosage, soit 1 mètre cube.
Le tarif dépend essentiellement du type de cuve, de sa contenance et de son emplacement (aérien ou enterré). Pour une utilisation domestique simple limitée au jardin, les choix et les prix sont très accessibles.
Cuves aériennes en plastique
Cuves de grande contenance et citernes souples
Cuves enterrées ou citernes en béton
Pour un usage principalement jardin, une cuve aérienne entre 200 et 800 litres suffira amplement dans la majorité des situations. Votre choix dépendra surtout du volume de pluie disponible et de vos besoins d’arrosage.
L’installation dépend de votre terrain, de la configuration de votre maison et du type de cuve choisi. Pour un usage uniquement lié au jardinage, la mise en place reste à la portée de tous.
1. Installation sous une descente de gouttière
2. Installation de plusieurs cuves en série
3. Améliorer la collecte
Astuce n°1 : placez votre cuve entre deux pans de toit, par exemple entre la maison et un garage. Vous doublerez ainsi la quantité d’eau récoltée.
Astuce n°2 : pour éviter les allers-retours, une petite pompe d’arrosage (électrique ou manuelle) peut être installée pour alimenter un tuyau flexible.
La quantité d’eau que vous pourrez collecter dépend fortement de votre localisation. Même si deux régions peuvent afficher une pluviométrie annuelle similaire, la distribution des pluies au fil de l’année change tout.
À titre d’exemple, la pluviométrie annuelle moyenne est comparable à Nice et à Tours. Mais à Nice, la majorité des précipitations tombe sur environ 70 jours (principalement au printemps et en automne), tandis qu’à Tours, les pluies sont étalées plus régulièrement tout au long de l’année.
Conséquence : à Nice, les pluies sont plus concentrées, ce qui implique de prévoir une cuve de grande capacité pour stocker l’eau lors des épisodes pluvieux intenses. À Tours, au contraire, une cuve plus petite peut suffire puisque l’apport d’eau se fait de manière régulière.
Avant d’acheter, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre station météo locale ou de Météo France afin de connaître précisément le volume moyen de pluie mensuel dans votre zone. Cette donnée vous évitera une installation sous-dimensionnée ou, à l’inverse, un achat plus coûteux qu’il ne faut.