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Balsamite (menthe-coq) : usages traditionnels, culture et emploi en cuisine
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La balsamite, ou menthe-coq, est une vivace aromatique au parfum mentholé qui pousse presque toute seule au jardin. Ses feuilles s’utilisent en infusion, en macérat huileux ou hachées dans un plat — à petite dose, car elles sont franchement amères. Voici quelles parties récolter, comment les préparer, et ce que l’herboristerie leur prête traditionnellement.
Nom latin
Tanacetum balsamita
Autres noms
Menthe-coq, baume-coq, herbe aux Bibles, tanaisie balsamite
Famille
Astéracées
Partie utilisée
Les feuilles, fraîches ou séchées
Formes d’emploi
Infusion, macérat huileux, feuille fraîche hachée en cuisine, feuille séchée en pot-pourri
Saison de récolte
Du printemps à la fin de l’été, avant la floraison de préférence
Goût
Mentholé et camphré en attaque, très amer en finale
Exposition au jardin
Plein soleil, sol léger et frais
Les grandes feuilles duveteuses : la seule partie que l’on récolte
Ce qu’on lui prête
La balsamite fait partie des aromatiques de jardin de curé. Les usages qui suivent relèvent de la tradition et de l’herboristerie : ils décrivent un savoir d’usage, pas un traitement.
Confort digestif — la balsamite est traditionnellement classée parmi les plantes aromatiques dites carminatives : on l’employait en infusion après un repas copieux, en cas de sensation de ballonnement ou de gaz intestinaux.
Digestion difficile — son amertume la rapproche, dans l’usage herboriste, des plantes amères que l’on prenait avant le repas pour « ouvrir l’appétit ».
Spasmes et inconforts du ventre — la naturopathie lui prête des propriétés antispasmodiques, comme à beaucoup d’aromatiques mentholées, et on la conseillait en infusion sur des inconforts passagers.
Toux d’irritation — en herboristerie traditionnelle, l’infusion de feuilles était bue tiède et sucrée au miel pour adoucir la gorge et calmer les quintes sèches.
Drainage — elle est réputée diurétique dans les usages anciens, et figurait à ce titre dans les tisanes dites drainantes du printemps.
Vermifuge de tradition — comme plusieurs Tanacetum, la balsamite était employée autrefois en infusion comme vermifuge domestique. Cet usage est historique et ne se transpose pas sans l’avis d’un professionnel de santé.
Petits bobos de l’été — en usage externe, le macérat huileux de feuilles séchées est traditionnellement appliqué sur les petites égratignures propres, les piqûres d’insectes ou un coup de soleil léger, pour son effet apaisant.
Parfum d’intérieur — séchées, les feuilles gardent longtemps leur odeur balsamique : elles entraient dans les pots-pourris et les sachets à linge, réputés éloigner les mites.
Comment l’employer
L’infusion de feuilles
Comptez 2 à 3 feuilles fraîches (ou une petite cuillère à café de feuilles séchées émiettées) pour une tasse d’eau très chaude.
Couvrez et laissez infuser 5 minutes, pas davantage : au-delà, l’amertume prend toute la place.
Filtrez. On la boit plutôt après le repas pour le confort digestif, ou tiède le soir avec un peu de miel pour adoucir la gorge.
Une tasse suffit à se faire une idée du goût : commencez par une infusion légère, quitte à corser ensuite.
Le macérat huileux (usage externe)
Récoltez des feuilles par temps sec, faites-les sécher complètement à l’ombre : une feuille encore humide fera moisir le macérat.
Remplissez un bocal propre de feuilles séchées froissées, couvrez entièrement d’huile d’olive.
Laissez macérer 3 semaines à l’abri de la lumière, en remuant de temps en temps, puis filtrez et transvasez en flacon teinté.
Application en petite quantité sur une peau propre et intacte, jamais sur une plaie ouverte, profonde ou souillée.
En cuisine
Elle s’utilisé un peu comme la menthe, mais son parfum est plus camphré et son amertume marquée : une ou deux feuilles hachées très fin suffisent pour un plat de quatre personnes.
Fraîche et hachée, elle accompagne les salades, le pot-au-feu, les petits pois, les pommes de terre et la soupe de légumes.
Pour les becs sucrés, elle s’accorde avec la salade de fruits — toujours à dose homéopathique, ciselée au dernier moment.
Retirez la nervure centrale des grandes feuilles : c’est là que l’amertume est la plus forte.
Forme
Préparation
Usage traditionnel
Infusion
2 à 3 feuilles fraîches par tasse, 5 minutes à couvert
Réputée pour le confort digestif après le repas
Macérat huileux
Feuilles bien séchées dans l’huile d’olive, 3 semaines à l’ombre
Traditionnellement appliqué sur les piqûres d’insectes et petites égratignures
Feuille fraîche
Hachée très fin, ajoutée en fin de cuisson
Condiment aromatique, à la manière de la menthe
Feuille séchée
Séchage à plat, à l’ombre, puis conservation en bocal
Pot-pourri et sachets à linge parfumés
La cultiver au jardin
Exposition : plein soleil, c’est ce qui favorise le développement du feuillage et la richesse du parfum.
Sol : plutôt léger et frais, bien drainé. La plante ne réclame que peu d’entretien.
Rusticité : très rustique, elle se plante dans toutes les régions et résiste très bien au froid.
Encombrement : sa souche rhizomateuse forme une touffe large et dense — prévoyez de la place, ou plantez-la en grand pot pour la contenir.
Multiplication : par division de la touffe, au printemps ou à l’automne. C’est le moyen le plus simple d’en offrir un pied.
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : deux feuilles, cinq minutes d’infusion, pas plus — au-delà, l’amertume de la balsamite couvre tout le reste.
La balsamite, c’est une menthe ?
Non, malgré son surnom de menthe-coq et son parfum mentholé. La balsamite est une Astéracée, de la famille de la tanaisie et de la camomille, alors que les vraies menthes sont des Lamiacées. Son odeur vient de la carvone, qu’on retrouve aussi dans la menthe verte et le carvi.
Quelle partie de la plante utilisé-t-on ?
Uniquement les feuilles, fraîches ou séchées. On les récolte du printemps à la fin de l’été, de préférence avant la floraison, par temps sec. Retirer la nervure centrale des grandes feuilles atténue un peu l’amertume.
Comment préparer l’infusion ?
Comptez 2 à 3 feuilles fraîches, ou une petite cuillère à café de feuilles séchées, pour une tasse d’eau très chaude. Couvrez et laissez infuser 5 minutes seulement, puis filtrez. On la boit traditionnellement après le repas pour le confort digestif, ou tiède avec un peu de miel pour adoucir la gorge.
Peut-on en mettre dans les plats comme de la menthe ?
Oui, mais en bien plus petite quantité, car son goût est très amer. Une ou deux feuilles hachées très fin suffisent pour quatre personnes, dans une salade, une soupe de légumes, un pot-au-feu, avec des petits pois ou des pommes de terre. Elle passe aussi, à dose minime, dans une salade de fruits.
Est-elle facile à cultiver ?
Très facile : plein soleil, sol léger et frais, peu d’entretien. Elle est très rustique et résiste bien au froid, donc cultivable dans toutes les régions. Sa souche rhizomateuse forme une touffe large : prévoyez de la place ou plantez-la en grand pot.
Ces informations sont données à titre indicatif et relèvent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil à un professionnel de santé.
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Écrit par Olivia Karam | Olivia Karam écrit sur les plantes et le bien-être. Elle détaille les propriétés des fruits, des légumes, des épices et des plantes du quotidien — du poivre à la réglisse, de la noisette à la citrouille — en reliant chaque aliment à ses usages et à ses vertus.