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L’épagneul tibétain, petit et zen, il accompagne son maître partout !
D’une fidélité à toute épreuve, l’épagneul tibétain vit en osmose avec son maître. Particulièrement intelligent et flegmatique, il s’adapte à toutes les situations ce qui le rend très facile à vivre. Voici les caractéristiques principales et les besoins essentiels de ce compagnon idéal pour une première adoption.
Origine de l’épagneul tibétain
Cette race très ancienne est originaire du Tibet. Des croisements entre le shih tzu et le pékinois ont contribué à son émergence.
Il était élevé par les moines tibétains pour leur tenir compagnie. En effet, il réchauffait leurs pieds la nuit lorsqu’il faisait froid, servait de sentinelle pour avertir d’un danger potentiel ou était utilisé pour faire tourner les moulins à prières des lamaseries.
Les premiers sujets arrivent en Grande-Bretagne en 1905, mais l’élevage se développe vraiment après la Seconde Guerre mondiale. La race a été reconnue par le Kennel Club Américain en 1984.
Encore peu connue en France il y a quelques années, sa présence se démocratise de plus en plus.
Une race très ancienne, élevée au Tibet pour la compagnie et la vigilance.
Caractéristiques principales
L’épagneul tibétain a un corps compact, trapu et court sur patte. Il possède une collerette et une queue très fournies (en particulier le mâle) ainsi que des franges sur les membres inférieurs. Il a la particularité de marcher en se dandinant ce qui lui donne beaucoup de distinction et de grâce.
Taille et poids. Un petit gabarit, mais un chien étonnamment endurant.
Taille au garrot : 30 à 35 cm.
Poids : 4 à 5 kilos pour la femelle/5 à 7 kilos pour le mâle.
Poil : mi-long à long, abondant et brillant avec un sous-poil fin, dense et serré.
Couleur :toutes les couleurs sont admises (sauf chocolat et foie).
Espérance de vie : entre 15 et 20 ans.
Gestation : 63 jours
Âge idéal pour accueillir un chiot épagneul tibétain : 2 mois.
Caractère et comportement
Très adaptable, ce petit chien peut vivre aussi bien en appartement qu’en maison avec jardin. Discret et calme, on peut l’emmener partout.
L’épagneul tibétain est parfait pour la randonnée, car il est endurant et enjoué. D’ailleurs, il court très vite en faisant des petits sauts. De plus, il apprend facilement le rappel ou la marche en laisse si on l’éduque dès son plus jeune âge.
Méfiant avec les étrangers, il n’a qu’un seul maître. Il voue à celui-ci un amour inconditionnel. Peu tactile et indépendant, il exprime son attachement à celui-ci en le suivant partout (sous un bureau, dans une voiture, sur un lit, etc. ) et en veillant sur lui. Sensible et curieux, l’épagneul tibétain ressent véritablement les émotions de son humain référent.
Sociable, il s’entend avec tous les animaux.
En revanche, les enfants devront respecter son besoin de tranquillité.
Il peut aboyer, mais toujours à bon escient.
Éducation : ferme, simple, et surtout cohérente
L’épagneul tibétain comprend vite, mais il déteste la contrainte inutile. Pour obtenir un chien équilibré, l’objectif est de poser un cadre clair et stable dès l’arrivée à la maison. Les règles doivent être identiques pour tous les membres du foyer. Un chien autorisé à monter sur le canapé avec l’un et interdit avec l’autre devient rapidement méfiant et “négociateur”.
Ce chien étant sensible, les méthodes brutales cassent la confiance et peuvent augmenter sa réserve naturelle envers les inconnus. À l’inverse, une éducation posée, courte et régulière fonctionne très bien : 3 à 5 minutes, plusieurs fois par jour, avec des récompenses modestes (petites friandises, caresses si le chien aime, voix douce). Les apprentissages prioritaires sont la marche en laisse, le rappel, le “stop” et surtout un vrai signal de retour au calme (panier, tapis). Ce dernier point est précieux pour un chien observateur qui peut rester en alerte si l’environnement est agité.
Un “chien sentinelle” : comprendre ses aboiements
L’épagneul tibétain n’est pas un chien de défense. Il n’a pas vocation à “faire face”, mais à prévenir. C’est un comportement hérité de son rôle historique : observer, repérer, alerter. D’où des aboiements parfois courts, ciblés, souvent déclenchés par un bruit, une arrivée, un changement d’habitude.
Pour éviter que cette vigilance ne devienne envahissante, il faut lui apprendre quoi faire après avoir signalé : vous allez voir, vous confirmez (“c’est bon”), puis vous le redirigez vers une action simple (“au panier”). Ce rituel rassure le chien et évite l’escalade. Une erreur fréquente consiste à réprimander l’aboiement sans proposer d’alternative : le chien reste inquiet, donc il recommence.
Solitude et attachement : le vrai point de vigilance
Ce petit chien vit “avec” son maître. Il suit, il observe, il veille. Cela en fait un compagnon extraordinaire, mais la séparation doit être travaillée tôt pour éviter l’hyperattachement. Concrètement, on apprend au chiot à rester seul par étapes : quelques minutes, puis un peu plus, sans grands départs ni grandes retrouvailles. On laisse une activité d’occupation (tapis de fouille, jouet à mâcher adapté, croquettes dispersées). On évite de le solliciter en permanence quand on est à la maison, afin qu’il apprenne aussi à se reposer à distance.
Un épagneul tibétain qui souffre de solitude ne le dira pas toujours fort. Il peut aboyer, mais il peut aussi se figer, perdre l’appétit, détruire discrètement, ou devenir collant au retour. Une routine stable et une présence régulière restent les meilleures garanties de bien-être.
Activités : peu de besoin de performance, mais un besoin de sorties régulières
Le gabarit est petit, mais le chien n’est pas fragile. Les balades quotidiennes sont nécessaires, et la randonnée lui convient très bien si elle est progressive. Pour un chien adulte en bonne santé, deux sorties par jour (dont une vraie balade) sont un minimum confortable. L’épagneul tibétain aime aussi les jeux de flair, très adaptés à son tempérament : cacher des friandises dans la maison, faire chercher un jouet, proposer des “pistes” simples dans l’herbe.
En revanche, la sur-stimulation (trop de sollicitations, trop de bruit, trop d’inconnus) peut fatiguer ce chien observateur. Il a besoin de moments calmes. Un bon équilibre consiste à alterner sortie, activité courte, puis repos. C’est souvent ce rythme qui rend la race aussi agréable à vivre.
Santé, alimentation et entretien
Entretien : brossage régulier, et surveillance du poids pour préserver sa longévité.
Les maladies les plus courantes :
L’épagneul tibétain est particulièrement robuste et rustique. D’ailleurs, il reste alerte de longues années et il a une longévité hors du commun (parfois 20 ans).
Luxation de la rotule.
Atrophie rétinienne.
Calculs urinaires .
En prévention, une surveillance annuelle des yeux, un suivi du poids et une bonne hydratation sont utiles. Chez un petit chien, quelques centaines de grammes en trop peuvent déjà impacter les articulations et favoriser l’inconfort.
Alimentation :
Fortement prédisposé à l’obésité, il faut trouver la juste ration alimentaire pour préserver son poids de forme en particulier après une stérilisation. Opter pour un aliment premium et allégé en matières grasses est recommandé.
Très délicat, voire difficile, il ne faut pas céder à ses caprices.
Un bon repère est simple : ration pesée, friandises minuscules, et ajustement toutes les 2 à 3 semaines selon la silhouette. L’objectif est un chien “sec” mais pas maigre, avec une taille visible et des côtes palpables sous la main.
Entretien :
Un brossage tous les deux ou trois jours est nécessaire pour entretenir sa fourrure volumineuse (en particulier chez le mâle) et éviter la formation de bourre.
En dehors des périodes de mue qui sont très impressionnantes, il perd peu ses poils si son alimentation est de qualité.
💡 Pour lutter contre la chute des poils et les renforcer, l’huile de saumon fait des miracles ! Il ne faut pas se priver d’en proposer une cuillère à café à l’épagneul tibétain (sur ses croquettes) d’autant plus qu’il n’a pas l’estomac fragile.
Contrairement au Lhassa apso, au shit tzu ou au cavalier king-charles (gabarit et allure un peu similaires), son museau est proéminent. Par conséquent, il ne souffre pas de difficultés respiratoires ou d’écoulements constants des yeux.
Chez l’épagneul tibétain, tout se joue tôt. Un chiot bien manipulé, habitué à différents bruits, à la voiture, aux humains variés et aux petites routines domestiques (brossage, manipulation des pattes) donnera un adulte serein. À l’inverse, un chiot peu socialisé peut devenir très réservé, plus aboyeur, ou plus anxieux. Lors d’une visite, observez la mère : elle doit être stable, curieuse, pas craintive. Un bon élevage pose des questions, refuse parfois une vente, et donne des conseils concrets.
Enfin, évitez les “promesses” irréalistes : aucun chien n’est “parfait”. L’objectif est un chiot bien démarré, puis un maître cohérent. C’est ce duo qui fait l’équilibre.
FAQ – Épagneul tibétain
Est-ce vraiment une bonne race pour une première adoption ? Oui, si vous cherchez un chien calme, attaché et facile au quotidien. Il faut simplement accepter son côté réservé et travailler la socialisation tôt.
Peut-il vivre en appartement ? Oui. Il s’adapte très bien, à condition d’avoir des sorties quotidiennes et une routine stable.
Est-il “pot de colle” ? Il est très fidèle et suit souvent son humain, mais il n’est pas forcément très tactile. Il aime être près de vous, parfois sans être sur vous.
Comment limiter l’obésité ? Ration pesée, friandises très petites, et ajustement régulier. La stérilisation impose souvent de réduire légèrement les apports.
Les enfants peuvent-ils cohabiter facilement avec lui ? Oui, si l’enfant respecte son besoin de calme. Ce chien apprécie la douceur et n’aime pas être manipulé comme une peluche.
Le conseil malin ? Le choix de l’éleveur est essentiel pour accueillir un épagneul tibétain. En effet, de nature méfiante et très sensible, sa sociabilisation primaire est essentielle pour faire ressortir le meilleur de son caractère.
Écrit par Lydie Dronet | En immersion dans le monde animalier depuis plus de 20 ans, Lydie partage son expérience et son expertise. Ses autres sujets de prédilection, la nutrition et les vertus des plantes.