L’épagneul breton, un chien de chasse très proche de son maître
L’épagneul breton est le chien d’origine française le plus connu et répandu dans le monde. Cette popularité est tout à fait justifiée, car ce chasseur hors pair est équilibré, dynamique et très proche de son maître grâce à une intelligence estimée supérieure à la moyenne.
Voici les caractéristiques essentielles et les besoins de ce chien très agréable à vivre.
Origine de l’épagneul breton
Variété locale de la péninsule Armoricaine, la race est cependant présente dans toute l’Europe et cela bien avant 1907, date à laquelle Maître Enaud, une personnalité locale des côtes d’Armor décide de créer le Club de l’épagneul breton.
Descendant du chien d’oysel, un leveur de gibier au poil long et à la musculature développée, l’épagneul breton que nous connaissons aujourd’hui est un croisement entre le setter et le springer.
Son standard définitif a été fixé en 1908. Depuis, la race s’est largement diffusée, portée par son efficacité à la chasse et par son tempérament facile à vivre au quotidien.
Caractéristiques principales de l’épagneul breton
L’épagneul breton est le plus petit des chiens d’arrêt. Sa tête se rapproche de celle d’un prisme. Ses oreilles sont tombantes et son museau aussi large à l’extrémité qu’à la base. Son ossature est solide et compacte sans être grossière, ce qui lui donne une belle endurance et une grande agilité sur le terrain.
Il peut naître avec ou sans queue.
Taille et poids de l’épagneul breton, un chien d’arrêt compact et endurant.
Taille au garrot : femelle 46 à 50 cm/ mâle 47 à 51 cm
Poids :13 à 18 kilos
Poil : court à moyen légèrement ondulé avec des panachures aux pattes et sur le ventre
Couleur : orange et blanc, noir et blanc et orange, noir et blanc
Espérance de vie : 15 ans
Aboiements : fréquents si on le laisse faire
Âge idéal pour accueillir un chiot : 3 mois
Caractère et comportement de l’épagneul breton
L’épagneul breton est un chien de compagnie par excellence. Affectueux, curieux, amical et sportif, il se montre très fidèle à sa famille d’adoption. Il est particulièrement doux et patient avec les enfants.
Sociable, il apprécie la compagnie de ses congénères. Une socialisation précoce et variée (humains, chiens, environnements) aide à obtenir un adulte bien équilibré.
Intelligent, il s’éduque facilement. Cependant, son éducation doit commencer tôt et être ferme pour qu’il ne soit pas rattrapé par ses instincts de chasseur. Les méthodes positives, cohérentes et régulières donnent généralement d’excellents résultats.
Il faut particulièrement travailler le rappel avec l’épagneul breton.
Pour être bien dans ses pattes, il doit se dépenser tous les jours. En plus des promenades, les activités qui mobilisent son flair (pistage, recherche d’objets, jeux de “cache-cache” olfactifs) sont idéales pour canaliser son énergie et limiter l’excitation liée au gibier.
Un chien vif, sociable et proche de sa famille.
Chasseur vs famille
L’épagneul breton a une double identité très marquée : c’est un excellent auxiliaire de chasse, mais aussi un chien de famille très attachant. Ce contraste est un atout, à condition de répondre à ses besoins naturels.
Profil “chasseur”
Ce qui lui convient : sorties fréquentes en nature, travail de quête, arrêts, rapport, contact régulier avec des odeurs et des terrains variés.
Points forts : endurance, réactivité, passion du gibier, facilité d’apprentissage sur le terrain, grande proximité avec le conducteur.
À surveiller : excitation au départ, poursuite si le rappel n’est pas solide, petites blessures (épillets, coupures, tiques) et surmenage en période de forte activité.
Conseil pratique : consolider le rappel d’abord en longe, puis en liberté dans des zones sécurisées. Installer un “stop” ou un “pas bouger” fiable améliore la sécurité en action de chasse.
Profil “famille”
Ce qui lui convient : une vie de maison dynamique avec des sorties quotidiennes, des activités ludiques, et une présence humaine régulière.
Points forts : chien affectueux, joueur, généralement doux avec les enfants, et sociable s’il est bien socialisé.
À surveiller : ennui et hyperactivité si la dépense est insuffisante, aboiements si on le laisse faire, tendance à tirer en laisse si l’apprentissage est négligé.
Conseil pratique : alterner dépense physique et dépense mentale (jeux de flair, éducation, parcours). Un épagneul “fatigué dans sa tête” est souvent plus calme qu’un chien simplement promené vite fait.
Le bon compromis au quotidien
Même sans chasser, vous pouvez satisfaire ses instincts avec des promenades en zones naturelles, des jeux de recherche, et des sports canins. À l’inverse, un chien de chasse a aussi besoin d’un vrai temps de repos et d’un cadre calme à la maison. Cette race aime “faire équipe” : elle se stabilise quand elle a une routine claire, des règles simples, et des activités régulières.
Santé, alimentation et soins
Dans l’ensemble l’épagneul breton est rustique et facile à entretenir. Sa bonne santé repose surtout sur un poids stable, des articulations préservées, et une vigilance régulière concernant les parasites et les épillets.
Les maladies les plus courantes :
La dysplasie coxo-fémorale :
Il s’agit d’une déformation de la hanche. Maladie héréditaire, elle entraîne une usure et des douleurs dans l’articulation et de l’arthrose prématurément.
La luxation médiale de la rotule :
Anomalie orthopédique congénitale, celle-ci se traduit par la rotule qui sort de la fosse fémorale
La cystinurie :
Dans le cas de cette pathologie, la cystine est mal assimilée par le métabolisme ce qui peut entraîner des troubles au niveau de la fonction rénale.
La cystine est un acide aminé soufré qui aide à la synthèse de la kératine.
En complément, une attention particulière est recommandée pour les oreilles tombantes (risque d’otites, surtout après les sorties humides) et pour la gestion du poids. Un chien trop lourd sollicite davantage ses hanches et ses genoux, ce qui peut aggraver les problèmes articulaires.
L’alimentation :
L’épagneul breton est très gourmand, ce qui le prédispose à l’obésité. Il faudra adapter sa ration journalière à ses dépenses quotidiennes.
Les croquettes sont la meilleure façon de le nourrir pour lui proposer une alimentation équilibrée. Il faudra simplement respecter les différentes étapes de sa vie (junior, adulte et sénior).
Si l’on stérilise son épagneul breton, choisir des croquettes light ou pour chien stérilisé. Elles sont rassasiantes tout en étant allégées en matières grasses.
Pour limiter la prise de poids, pesez la ration, limitez les friandises riches, et privilégiez des récompenses petites mais fréquentes lors de l’éducation. En cas d’activité intense (chasse, canicross), une alimentation plus énergétique peut être utile, mais elle doit être ajustée avec prudence pour éviter la surcharge pondérale hors saison.
L’entretien :
Ce chien perd beaucoup ses poils. Un brossage quotidien est conseillé. S’il ne souffre pas de soucis digestifs, on peut lui mettre une cuillère à soupe d’huile de saumon sur ses croquettes pour limiter la chute des poils en dehors des périodes de mue.
Écourter ses panachures permet un entretien et un brossage plus aisé.
L’épagneul breton adore courir dans les hautes herbes. Par conséquent, son pelage et ses oreilles sont à inspecter régulièrement pour repérer épillet, tiques et puces. Après chaque sortie, un contrôle rapide des espaces entre les doigts, des aisselles, de l’aine et des oreilles évite bien des complications.
Budget à prévoir pour un épagneul breton
Prix d’achat :
Entre 1000 et 1500 euros selon la lignée, le sexe et la couleur.
Coût mensuel :
100 euros (alimentation, friandise, antiparasitaire, vermifuge, produits de soin, jouets et accessoires). Ce budget peut augmenter en cas d’assurance santé, de séances d’éducation, ou d’activités sportives encadrées.
Conseils d’expert – FAQ
L’épagneul breton peut-il vivre en appartement ?
Oui, à condition de bénéficier de sorties longues et stimulantes chaque jour. Sans activité suffisante, il peut développer de l’agitation, des aboiements et des destructions liées à l’ennui.
Est-ce un bon chien pour un maître débutant ?
Oui, son intelligence et sa sociabilité en font un bon choix, à condition d’être régulier dans l’éducation et de proposer une vraie dépense quotidienne. Les méthodes positives et cohérentes sont particulièrement adaptées à cette race sensible.
L’épagneul breton est-il fugueur ?
Il peut s’éloigner s’il prend une piste intéressante. Un rappel solide, un travail en longe au départ, et une bonne gestion des sorties en nature réduisent fortement le risque.
Supporte-t-il bien la solitude ?
Peu. Très attaché à son maître, il peut souffrir d’anxiété de séparation s’il reste seul trop longtemps. Une habituation progressive et des occupations (jouets d’occupation, routines calmes) sont utiles.
Comment limiter les aboiements ?
En augmentant la dépense, en renforçant les comportements calmes, et en évitant de “récompenser” involontairement l’aboiement par de l’attention. Un cadre clair et une éducation précoce sont efficaces.
Quelle activité est idéale pour lui sans chasser ?
Les jeux de flair, le pistage, l’agility, le canicross, ou de longues balades en nature. L’objectif est de solliciter autant le corps que le nez, car son instinct de quête est très présent.
Le conseil malin ?
Pour assurer une meilleure satiété et une digestion optimale, offrez à votre épagneul breton une gamelle anti glouton.
Écrit par Lydie Dronet | En immersion dans le monde animalier depuis plus de 20 ans, Lydie partage son expérience et son expertise. Ses autres sujets de prédilection, la nutrition et les vertus des plantes.