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Polykystose rénale chez le chat ou PKD, une maladie génétique fréquente

PKD - polykystose rénale chez le chat
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La polykystose rénale chez le chat est une maladie héréditaire, congénitale et génétique très grave et fréquente qui affecte de nombreuses races de chat. Seule une détection rapide de la PKD (polykystic kidney disease) permet de retarder les manifestations douloureuses de cette maladie incurable et de prolonger la vie de l’animal.

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Polykystose rénale chez le chat, qu’est-ce que c’est ?

La PKD se caractérise par l’envahissement de kystes remplis de liquide dans le rein du chat. Ces derniers augmentent en taille et en nombre à mesure que le chat avance en âge entraînant un dysfonctionnement du rein (incapacité de purifier le sang pour le débarrasser de ses déchets).

À plus ou moins long terme, l’animal devient insuffisant rénal, ses autres organes se dégradent et son pronostic vital est engagé.

Les raisons de la polykystose rénale :

Aucun élément extérieur n’est responsable de la pathologie. Le chaton est atteint de la maladie dès la naissance, car elle se transmet de génération en génération principalement chez certaines races de chats (liste non exhaustive).

💡 On estime par exemple a 15 % en Europe, le nombre de persans atteint par la PKD.

La responsabilité de l’éleveur :

Un éleveur passionné et concerné peut éviter la transmission de la maladie en effectuant un test génétique à partir de l’ADN de ses reproducteurs (par prélèvements buccaux). Les résultats sont fiables à 99 %.

Une sélection de reproducteurs indemnes de la maladie sur deux générations permet d’éliminer la transmission de la maladie à la descendance dans un élevage.

Polykystose chez le chat, quels symptômes ?

Le premier signe de la maladie est une émission d’urine beaucoup plus importante qu’à l’accoutumée. Généralement, la polykystose rénale chez le chat touche les deux reins d’où la gravité de la maladie.

  • Dégradation de l’état général.
  • Soif augmentée.
  • Anorexie.
  • Perte de poids.
  • Grande fatigue.
  • Diarrhée.
  • Vomissement.
  • Infection urinaire.
  • Fièvre.
  • Sang dans les urines.

Polykystose chez le chat, comment retarder son évolution ?

polykystose rénale chez le chat traitementDépister l’anomalie :

Lorsque l’on adopte un chaton prédisposé à la PDK , il faut consulter son vétérinaire dans la première année de l’animal. En effet, la maladie est déjà installée chez celui-ci même si les manifestations sont encore inexistantes. Il pourra vous proposer un bilan complet.

  • Une palpation des reins : l’augmentation de leur volume et l’irrégularité de leur aspect conduiront à des examens complémentaires.
  • Une échographie et une radiographie abdominale pour affiner le diagnostic.
  • La réalisation d’un test ADN peut aussi être envisagée.

Alléger la fonction rénale :

En l’absence de traitement curatif, seul un aliment faible en phosphore et en sodium améliore la qualité  et l’espérance de vie du chat.

Plusieurs points d’eau doivent être accessibles au chat pour l’encourager à s’hydrater.

Pour soulager les symptômes associés (vomissement, diarrhée, etc.), le vétérinaire prescrit des médicaments au cas par cas.

Conseil malin

La polykystose rénale chez le chat est l’une des affections les plus graves et les plus courantes avec la myocardiopathie hypertrophique. Par conséquent, Il faut demander à l’éleveur si les parents et grands-parents du chaton que vous allez adopter ont été testés pour cette maladie.


Pour aller plus loin :

©Sonsua, ©Liana Tril, ©Nadiye-Odabsasi

L.D.


Écrit par Lydie Dronet | En immersion dans le monde animalier depuis une vingtaine d’années, Lydie partage son expérience et son expertise. Ses autres sujets de prédilection, la nutrition et les vertus des plantes.
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