Originales et faciles de culture, les orchidées oncidium fascinent tout aussi bien les collectionneurs que les débutants. En effet, ces orchidées spectaculaires produisent des inflorescences en grappe qui peuvent porter jusqu’à plusieurs centaines de fleurs dont la couleur varie selon la variété observée.
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Le genre oncidium comprend 333 espèces d’orchidées forestières épiphytes. Elles développent des pseudobulbes à partir d’un rhizome court (parfois ramifié, selon les espèces). Ces tiges courtes et renflées sont faites pour stocker l’eau et les nutriments. Les bractées et les vraies feuilles des oncidiums se développent sur ces mêmes pseudobulbes. Le feuillage persistant se compose de feuilles vertes et lustrées, dressées et lancéolés.
Les tiges florales des orchidées oncidium se dressent au-dessus de cette végétation, formant, pour la majorité des espèces, des grappes chargées d’une abondante floraison. Les fleurs, plus ou moins grosses selon l’oncidium observé, peuvent offrir des couleurs variées allant du jaune au brun, en passant par le pourpre, l’orangé, etc. Des fleurs qui peuvent aussi être tachetées, mouchetées, ou encore tigrées. Cette floraison spectaculaire dure plusieurs mois grâce au décalage d’épanouissement des fleurs.
Point culture. Un oncidium en bonne santé présente des pseudobulbes fermes (non fripés) et des feuilles sans plis marqués. Des pseudobulbes très ridés signalent souvent un manque d’eau ou un système racinaire affaibli. À l’inverse, un substrat constamment humide peut faire pourrir les racines et provoquer un jaunissement rapide.
Les orchidées oncidium sont originaires d’Amérique centrale et tropicale où elles poussent jusqu’à 3 000 m d’altitude. Orchidées des milieux tropicaux et subtropicaux (pour la plupart) elles ne supportent pas le froid et doivent être cultivées en intérieur et en pot sous nos latitudes.
Bon repère. Les oncidiums apprécient un air légèrement humide, mais surtout une bonne aération. Une pièce lumineuse, sans courant d’air froid, avec une ventilation douce (même ponctuelle) réduit fortement les risques de maladies et de ravageurs.
Astuce pratique. Un pot transparent (ou un pot ajouré) facilite le suivi des racines : des racines claires, fermes et actives sont un excellent indicateur. Un substrat trop fin ou dégradé retient trop d’eau : rempotez dès qu’il se compacte.
Repère lumière. Une teinte vert moyen (ni trop sombre, ni jaunie) est souvent le bon indicateur. Une lumière insuffisante se traduit fréquemment par une belle végétation mais une floraison rare.
Pour refleurir, l’orchidée oncidium doit être exposée à un écart de température important entre le jour et la nuit. Attention, les températures ne doivent pas descendre en dessous de 12 °C. Les oncidiums se cultivent entre 12 °C et 22 °C en moyenne.
Point clé. Cet écart jour/nuit (même modéré) agit comme un déclencheur : une baisse nocturne nette pendant quelques semaines en fin d’été ou en début d’automne favorise souvent l’émission d’une hampe.
Le taux d’hygrométrie idéal pour les oncidiums avoisine les 60 à 70 %. Pour maintenir une humidité ambiante adéquate, placez le pot de votre orchidée sur une soucoupe remplie de billes d’argile ou de graviers. Vous pouvez également brumiser quotidiennement son feuillage.
À noter : arrosez de préférence votre orchidée le matin, et utilisez de l’eau non calcaire à température ambiante.
Technique simple. Le trempage de 10 à 15 minutes, suivi d’un égouttage complet, permet d’hydrater sans noyer. L’ennemi n°1 reste l’eau stagnante au fond du cache-pot.
Le substrat de l’orchidée oncidium est uniquement structurel et ne lui apporte aucun nutriment. Il faut donc régulièrement la fertiliser, et même à raison d’une fois par semaine durant sa période de croissance. Utilisez ici un engrais spécial pour orchidées. Attention, les apports en azote doivent être réduits pendant la floraison afin de favoriser cette dernière plutôt que la production de feuilles.
Une fois la floraison terminée, l’oncidium a besoin d’une période de repos de 2 mois. Espacez vos arrosages et stoppez la fertilisation durant cette période.
Bon réflexe. Un rinçage à l’eau claire (sans engrais) de temps en temps aide à limiter l’accumulation de sels minéraux dans le substrat, surtout si l’eau de votre région est un peu calcaire.
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