Connu depuis plus de 5000 ans, le gingembre (Zingiber officinale) est l’une des plantes médicinales les plus utilisées dans le monde. Originaire d’Asie, ce rhizome épicé est à la fois stimulant, digestif et anti-inflammatoire. En cuisine comme en phytothérapie, il est un allié précieux pour la santé.
Le gingembre est très utilisée dans la cuisine asiatique mais a depuis largement dépassé ces frontières pour arriver dans nos assiettes.
Pour 100 g de gingembre frais :
Nombreux sont les bienfaits et vertus du gingembre, reconnus et utilisés depuis très longtemps.
Anti-inflammatoire, antimigraineux, idéal contre la mal des transports ou encore aphrodisiaque selon certains, on lui voue de nombreuses qualités médicinales.

En Chine, on l’utilise contre les refroidissements, il soulage très bien les rhumes, les grippes et autres problèmes respiratoires. Le gingembre est un tonique général :
Grâce aux gingérols, le gingembre soulage :
Douleurs articulaires (arthrose, rhumatismes)
Douleurs musculaires après l’effort
Maux de tête ou migraines légères
Vous souffrez de troubles digestifs ou d’infections grastro-intestinales ? Le gingembre a des vertus digestives. Le gingembre favorise notamment la sécrétion de sucs gastriques :
Le gingembre fait aussi monter la tension artérielle et améliore la circulation capillaire.
Parmi quelques autres bienfaits du gingembre, ses propriétés antivomitives : il est très efficace contre le mal des transports et les nausées postopératoires.
Bonne nouvelle pour les femmes enceintes : elles peuvent en consommer pour soulager leurs nausées.
Râpé ou haché frais, confit, cristallisé, mariné, séché ou moulu, le gingembre est en gastronomie, une épice dont on se sert depuis moins de 4400 ans.
Devenu au fil des siècles, l’un des aromates culinaires les plus répandus dans le monde, on peut s’en procurer dans des magasins d’alimentation bio, ou rayons de fruits et légumes.

La méthode : 2,5 cm de rhizome frais, soit trois ou quatre fines rondelles, pour 250 ml d’eau. Portez à ébullition, puis laissez frémir 10 à 15 minutes à couvert. Le couvercle n’est pas un détail : sans lui, les composés volatils s’échappent avec la vapeur.
Râpé plutôt qu’en rondelles, le gingembre libère davantage : la surface de contact est bien plus grande. En contrepartie, la boisson devient trouble et demande un filtrage plus fin. À vous de choisir entre limpidité et intensité.
Faut-il l’éplucher ? Sur un rhizome bio et bien lavé, non : la peau est fine et concentre des composés aromatiques. Sur du conventionnel, mieux vaut la retirer — le dos d’une petite cuillère la gratte en suivant les reliefs, sans emporter la chair comme le ferait un économe.
Faites décocter le gingembre, filtrez, puis attendez que la boisson tiédisse avant d’ajouter le citron et le miel. Au-delà de 40 °C, le miel perd l’essentiel de ce qu’on lui demande.
Les rondelles filtrées se réutilisent une fois, pour une seconde décoction nettement plus douce ; prolongez alors la cuisson de quelques minutes. Au-delà, il n’en reste rien.
L’hiver, ajoutez un bâton de cannelle et deux ou trois clous de girofle pendant la décoction : la boisson devient franchement réchauffante, utile quand la gorge picote.
L’été, laissez refroidir complètement, ajoutez quelques feuilles de menthe fraîche et servez sur glace. Le piquant du gingembre passe étonnamment bien en boisson froide.
1 à 3 tasses par jour, pas davantage. Après le repas si vous visez la digestion, le matin pour l’effet tonifiant. Le gingembre étant stimulant, évitez-le en fin de soirée si vous avez le sommeil léger.
Trois erreurs suffisent à gâcher une préparation : verser l’eau bouillante sur les rondelles sans les cuire, ce qui ne donne qu’une eau tiède à peine parfumée ; laisser bouillir à gros bouillons, ce qui fait monter l’amertume et fuir les arômes ; ajouter le miel dans le liquide brûlant.
Vous souhaitez récolter votre propre rhizome ? La culture en pot est possible sous nos climats : voir notre fiche de culture du gingembre.
En Chine, au Japon ou encore en Thaïlande, on consomme le gingembre frais, émincé dans les courts-bouillons, marinades et potages.
Il accompagne à merveille les poissons et le riz, parfume le thé, on le croque aussi par gourmandise entre les repas.
La poudre de curry sent si bon, en grande partie grâce au gingembre moulu. Et la friandise la plus connue de tout le sud-est asiatique réside dans le gingembre confit.
Qu’il soit frais, séché, confit ou réduit en poudre, le gingembre parfume délicatement les légumes, les vinaigrettes, les crevettes, les viandes ou les glaces. En pâtisserie, il se marie bien avec la cannelle.
En Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Australie, le gingembre est une épice encore couramment utilisée. Il est par exemple incontournable dans les pâtisseries comme les « ginger breads », ces petits gâteaux parfumés servis avec le thé.
Il parfume aussi les boissons comme la « ginger beer », légèrement alcoolisée, ou la « ginger ale », une eau pétillante additionnée de colorant et d’essence de gingembre, qu’on utilise pour allonger le whisky ou le gin. À vous d’essayer !
Blandine Merlin
Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.