Le souci (calendula) : infusion, macérat huileux et usages traditionnels
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Le souci officinal, ou calendula, est cette fleur orange qui s’obstine à refleurir du printemps aux gelées. Ses capitules séchés se préparent en infusion, en macérat huileux ou en compresse, et ses pétales se glissent dans une salade. Voici quelle partie récolter, sous quelle forme l’employer, combien de temps la laisser infuser, et ce qui doit vous retenir.
Ce sont les capitules entiers que l’on récolte et sèche
Carte d’identité du souci
Nom latin
Calendula officinalis
Famille
Astéracées
Partie utilisée
Les fleurs : capitules entiers ou pétales (ligules) seuls
Formes d’emploi
Infusion, macérat huileux, baume ou pommade, compresse, bain, pétales frais en cuisine
Saison de récolte
Du printemps à l’automne, en pleine floraison, par temps sec et en fin de matinée
Goût
Légèrement amer et résineux, un peu poivré ; l’infusion est ambrée et franche en bouche
Un peu d’histoire
Dès l’Antiquité, le souci est employé à la fois en cuisine et en cosmétique, pour sa couleur autant que pour sa fleur.
Sa culture se répand en Europe à partir du Moyen Âge, dans les jardins de simples des monastères.
Les anciens herbiers lui prêtaient de nombreux usages externes, notamment pour apaiser les piqûres d’insectes.
Il figure aujourd’hui encore dans la composition de nombreux baumes et produits d’hygiène pour peaux réactives.
Ce qu’on lui prête
Le souci est avant tout une plante de la peau dans la tradition herboristique. Voici les usages qu’on lui attribue, et par qui.
Petits bobos de la peau : en herboristerie traditionnelle, le macérat huileux et les baumes de calendula sont employés sur les gerçures, les rougeurs, les frottements et les peaux tiraillées après le soleil.
Peaux sèches et réactives : la cosmétique naturelle lui prête des propriétés adoucissantes et émollientes, d’où sa présence dans les crèmes pour peaux sensibles.
Confort digestif : on emploie traditionnellement l’infusion de fleurs après un repas lourd, pour son amertume douce réputée soutenir la digestion.
Inconfort du bas-ventre : la naturopathie conseille volontiers l’infusion de souci lors des jours d’inconfort menstruel, seule ou associée à l’achillée millefeuille.
Toilette des zones irritées : les herboristes recommandent l’infusion refroidie et bien filtrée en lavage externe ou en compresse sur une peau irritée.
Apport en antioxydants : le souci est réputé pour sa richesse en flavonoïdes et caroténoïdes, pigments auxquels la phytothérapie prête un intérêt antioxydant.
L’infusion de fleurs séchées, préparation la plus simple du souci
Comment l’employer
En infusion
Comptez 1 à 2 cuillères à café de fleurs séchées pour une tasse d’eau frémissante (environ 25 cl).
Couvrez et laissez infuser 10 minutes, puis filtrez.
Usage courant : une tasse après le repas du midi ou du soir, sur quelques jours.
Le goût est franchement amer : une rondelle de citron, un peu de menthe ou une pointe de miel l’arrondissent.
En macérat huileux
Remplissez un bocal de fleurs bien sèches (les fleurs fraîches doivent au moins être ressuyées 24 h pour éviter la moisissure).
Recouvrez entièrement d’une huile végétale douce : olive, tournesol ou amande douce.
Laissez macérer 4 semaines derrière une vitre ensoleillée, en remuant tous les deux ou trois jours.
Filtrez en pressant bien, puis conservez en flacon opaque, à l’abri de la chaleur.
Usage courant : quelques gouttes massées sur une peau propre et intacte, matin ou soir.
En compresse ou en bain
Compresse : préparez une infusion concentrée (une bonne poignée de fleurs pour un demi-litre), laissez refroidir, filtrez finement, imbibez un linge propre et posez 10 minutes.
Bain : jetez une poignée de fleurs séchées dans une mousseline nouée, sous le jet d’eau chaude qui remplit la baignoire.
En cuisine
Les pétales frais se dispersent crus sur une salade, un fromage frais ou une soupe froide.
Séchés et émiettés, ils colorent un riz, un bouillon ou une pâte à brioche d’un jaune chaud.
Leur amertume légère se marie bien avec les crudités croquantes et les vinaigrettes citronnées.
Les formes d’emploi comparées
Forme
Préparation
Usage qu’on lui prête
Infusion
1 à 2 c. à café de fleurs séchées par tasse, 10 min à couvert
Traditionnellement bue après le repas pour le confort digestif
Macérat huileux
Fleurs sèches couvertes d’huile végétale, 4 semaines, puis filtrage
Employé en massage sur les peaux sèches et tiraillées
Baume ou pommade
Macérat huileux épaissi à la cire d’abeille, ou préparation du commerce
Réputé pour les gerçures, les zones de frottement, les peaux réactives
Compresse
Infusion concentrée refroidie et bien filtrée, linge propre, 10 min
Usage externe traditionnel sur une peau irritée ou échauffée
Pétales en cuisine
Frais et crus, ou séchés et émiettés
Colorant et note amère ; aucun usage thérapeutique revendiqué
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : séchez vos capitules à l’ombre dès la cueillette, en couche fine — c’est ce séchage rapide qui décide de la qualité de toutes vos préparations.
Comment prépare-t-on une infusion de souci ?
Comptez 1 à 2 cuillères à café de fleurs séchées pour une tasse d’eau frémissante. Couvrez, laissez infuser 10 minutes, puis filtrez. Le goût est amer et légèrement résineux : un peu de miel, de menthe ou de citron l’adoucit sans rien changer à la préparation.
Comment fait-on un macérat huileux de souci ?
Remplissez un bocal de fleurs bien sèches et recouvrez-les entièrement d’huile d’olive, de tournesol ou d’amande douce. Laissez macérer quatre semaines à la lumière, en remuant régulièrement, puis filtrez en pressant. Conservez le macérat dans un flacon opaque, à l’abri de la chaleur.
Quelle différence entre le souci et l’œillet d’Inde ?
Le souci officinal est Calendula officinalis, l’œillet d’Inde appartient au genre Tagetes. Ils se ressemblent visuellement, avec leurs capitules jaune orangé, mais ce sont deux plantes différentes et leurs usages ne se recoupent pas. Fiez-vous au nom latin, jamais à la couleur.
Quand et comment récolter les fleurs ?
Récoltez par temps sec, en fin de matinée, quand les capitules sont bien ouverts. Séchez-les aussitôt en couche fine, dans un endroit aéré et sombre, puis conservez-les en bocal hermétique. Une fleur séchée trop lentement brunit et perd son parfum.
Le souci convient-il à tout le monde ?
Non. L’infusion est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants de moins de 6 ans. Les personnes allergiques aux Astéracées doivent faire un test cutané préalable. En cas de traitement en cours ou de doute, demandez l’avis d’un professionnel de santé.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.