Les feuilles se referment moins le soir. Une, puis deux, virent au jaune franc en partant de l’extérieur du pot.
Et vous arrosez pourtant comme d’habitude. En pleine chaleur estivale, c’est le scénario classique du Calathea qui souffre — et neuf fois sur dix, l’arrosage n’y est pour rien.
Le vrai coupable, c’est l’air de votre salon. Voici ce qu’il se passe et le geste à faire avant la fin de la semaine.
Le Calathea vient des sous-bois tropicaux d’Amérique du Sud. Là-bas, l’air affiche 70 à 80 % d’humidité toute l’année.
Dans un salon français en été, on tombe souvent sous les 40 %.
Et c’est précisément cette bascule qui déclenche le jaunissement. Au printemps, l’air reste doux et humide.
Dès que les premières chaleurs installent une atmosphère sèche, la plante n’arrive plus à compenser par ses racines. Les feuilles les plus âgées jaunissent en premier, du bord vers le centre.
La fenêtre d’action est courte : intervenez dans les 5 à 7 jours qui suivent l’apparition des premières feuilles jaunes. Passé ce délai, le stress se propage et vous perdez plusieurs feuilles d’un coup. Le Calathea ‘Orbifolia’ et le ‘Medallion’ réagissent particulièrement vite — leurs grandes feuilles perdent de l’eau plus rapidement que celles du ‘Lancifolia’ aux feuilles étroites.
Commencez par déplacer la plante. Éloignez-la d’au moins un mètre de toute fenêtre exposée au sud ou à l’ouest, et de toute source de chaleur.
Ensuite, relancez l’humidité autour du feuillage. Trois options qui marchent vraiment :
Vérifiez l’arrosage sans céder à la panique. Le substrat doit rester frais en surface, jamais détrempé. Enfoncez un doigt sur 2 cm : si c’est encore humide, attendez. Un terreau plantes vertes léger et aéré évite l’eau stagnante qui, elle, fait pourrir les racines et jaunir la plante autrement.
Réflexe courant, mauvaise idée dans l’immédiat. Une feuille qui jaunit continue quelques jours à renvoyer ses nutriments vers le reste de la plante.
Attendez qu’elle soit complètement jaune ou brune, sèche au toucher — un froissement de papier quand vous la pincez. Coupez alors à la base, au ras du pétiole, avec un ciseau propre.
Ne tirez jamais dessus : vous risqueriez d’arracher une portion saine.
Oui, c’est un peu frustrant de garder une feuille moche quelques jours. Mais la plante travaille encore avec, et la couper trop tôt la prive d’énergie au pire moment.
Avant de conclure à l’air sec, croisez les indices. Le jaunissement seul ne suffit pas — c’est l’association des symptômes qui parle.
Le Calathea partage cette sensibilité avec sa cousine, la maranta, et avec la cténanthe : toutes détestent l’air sec estival. Si l’une jaunit, vérifiez les autres. Elles vous envoient le même signal, souvent en même temps. Pour un tableau complet sur cette plante, la fiche entretien du Calathea détaille tout.

L’astuce à retenir : Un Calathea qui jaunit en été souffre presque toujours d’air trop sec, pas d’un manque d’eau.
Non, pas automatiquement. Vérifiez d’abord le substrat au doigt : s’il est encore humide, le problème vient de l’air sec, pas de la soif.
C’est souvent l’eau du robinet, trop calcaire, ou l’air trop sec. Utilisez de l’eau de pluie ou filtrée et augmentez l’humidité ambiante.
C’est un signe de stress à surveiller. Éloignez-le de la chaleur et relancez l’humidité : le mouvement nocturne revient souvent en une à deux semaines.
Uniquement à l’ombre dense et à l’abri du vent, jamais au soleil direct. Le moindre rayon brûle ses feuilles en quelques heures.