Calme, sociable et attachant, le cochon d’Inde est un petit compagnon très apprécié des familles. Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit toutefois pas d’un animal nécessitant peu d’attention. Il a besoin de congénères, d’espace, d’une alimentation très riche en fibres et de soins quotidiens. Voici les informations essentielles avant d’adopter un cochon d’Inde.
Le cochon d’Inde, ou cobaye domestique (Cavia porcellus), est originaire d’Amérique du Sud. Ses ancêtres sauvages ont été domestiqués dans la région des Andes il y a plusieurs milliers d’années.
Son nom français est trompeur : ce rongeur n’est ni un cochon ni originaire d’Inde. Les Européens l’auraient associé au porc en raison de ses petits cris et de sa silhouette trapue, tandis que la référence à l’Inde vient des confusions géographiques qui accompagnaient les premières explorations de l’Amérique.
Le Skinny est une variété de cochon d’Inde presque dépourvue de poils. Il est particulièrement sensible au froid et aux variations de température. Ses besoins énergétiques peuvent être plus élevés que ceux d’un cobaye très poilu, mais son alimentation doit rester équilibrée et adaptée à son poids.
Le cochon d’Inde est généralement doux et peu agressif. Il peut apprendre à reconnaître la personne qui le nourrit et réclamer son repas à grands renforts de sifflements. Cependant, comme tout animal, il peut mordre lorsqu’il est effrayé, manipulé brutalement ou douloureux.
Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une espèce proie. Certains cobayes apprécient les caresses, mais beaucoup sont stressés lorsqu’on les attrape ou qu’on les porte longtemps. Avec un enfant, les interactions doivent donc être calmes et surveillées par un adulte.
Surtout, le cochon d’Inde a besoin de la compagnie d’autres cochons d’Inde. L’être humain, même très présent, ne remplace pas un congénère.
Il est vivement conseillé d’en adopter au moins deux. Deux femelles ou deux mâles compatibles peuvent cohabiter. Un mâle castré peut également vivre avec une ou plusieurs femelles. La constitution du groupe doit toujours éviter les reproductions non désirées.
En Suisse, la réglementation sur la protection animale prévoit d’ailleurs que les cochons d’Inde, considérés comme une espèce sociale, soient détenus en groupe d’au moins deux individus.
Le foin de bonne qualité constitue l’aliment principal du cochon d’Inde et doit être disponible à volonté, jour et nuit. Il apporte les fibres indispensables au transit intestinal et favorise l’usure naturelle des dents.
Le cochon d’Inde ne synthétise pas la vitamine C. Son alimentation doit donc en apporter quotidiennement, notamment grâce aux légumes riches en vitamine C et à des granulés adaptés. Une supplémentation peut être recommandée dans certaines situations ; sa quantité doit être adaptée aux besoins de l’animal, idéalement avec les conseils d’un vétérinaire.
Plus l’espace disponible est important, mieux les cochons d’Inde peuvent exprimer leurs comportements naturels. Pour deux animaux, privilégiez un grand habitat d’au moins 1,20 m de longueur, complété si possible par un parc sécurisé permettant de courir et d’explorer.
Contrairement au hamster, le cochon d’Inde n’a pas besoin de roue. Son dos et ses pattes ne sont pas adaptés à ce type d’accessoire.
Observez votre animal chaque jour. Un cochon d’Inde qui cesse de manger, reste prostré, maigrit ou respire anormalement doit être montré rapidement à un vétérinaire, car son état peut se dégrader vite.
Les griffes doivent être coupées lorsqu’elles deviennent trop longues. Les individus à poils longs nécessitent un brossage fréquent afin d’éviter les nœuds et les souillures.
Le prix d’achat ou d’adoption varie fortement selon l’origine, la race et la région. Au coût des animaux s’ajoutent l’enclos, les cachettes, la litière, le foin, les légumes, les granulés et les frais vétérinaires.
Il est donc préférable de raisonner en budget annuel plutôt qu’en simple prix d’achat. Un cochon d’Inde peut vivre 5 à 8 ans : l’adoption de deux animaux représente un engagement durable.
Le cochon d’Inde peut être un excellent animal familial, mais la responsabilité de ses soins doit rester celle des adultes. Un enfant peut participer à la distribution du foin, des légumes ou au nettoyage, mais il ne doit pas être seul responsable de son bien-être.
Il convient particulièrement aux familles capables d’observer plutôt que de manipuler continuellement l’animal et disposant de suffisamment d’espace pour héberger au minimum deux congénères.
À méditer :
« Quand on regarde un cochon d’Inde, on remarque : premièrement que ce n’est pas un cochon, deuxièmement qu’il n’est pas d’Inde et qu’en définitive seul le “d” est authentique. » François Cavanna
L.D.
©Michaela, ©Enrique, ©OlenaKurashova, ©LiviaNovakova, ©Max4869