Le lévrier espagnol, également appelé galgo espagnol est un lévrier souvent utilisé pour la chasse, que ce soit le lapin, le lièvre, le sanglier ou encore le renard.
Le Galgo en bref :
Son poil est court et lisse ou mi-long et dur.
Toutes les couleurs de robe sont possibles et admises.
Il mesure entre 62 à 70 cm pour le mâle et 60 à 68 cm pour la femelle.
Son poids varie entre 25 et 30 kilos.
Son regard est très expressif. On y lit réellement sa joie ou sa peine. C’est bouleversant.
Il est particulièrement élégant.
Caractère du lévrier galgo
Comme tous les lévriers, il a un caractère formidable.
Doux, gentil, calme.
Très affectueux sans être envahissant.
Extrêmement sensible, légèrement anxieux.
N’aboie pas.
Peut vivre en appartement avec de grandes promenades pour se défouler.
Ce qu’il faut vraiment comprendre du tempérament “lévrier”
Un chien discret : le Galgo communique beaucoup par le corps (postures, regard, petits signaux). Il peut être très expressif sans être démonstratif.
Une sensibilité élevée : les cris, la précipitation et l’incohérence le stressent. La stabilité, des horaires réguliers et une approche posée l’apaisent.
Une attache progressive : certains Galgos “s’ouvrent” en quelques jours, d’autres en plusieurs semaines. Dans les deux cas, la constance fait la différence.
Un besoin de sécurité : beaucoup apprécient un couchage moelleux et un endroit calme (ils détestent souvent les passages incessants et l’agitation).
Lévrier galgo et chasse
Victime d’une tradition ancestrale :
Les lévriers galgossont nés pour chasser, car ils sont extrêmement rapides, laissant peu de chance à leur proie.
Tous les hivers comme le veut une tradition ancestrale, le chasseur espagnol ou galguero chasse le lièvre sans fusil dans le sud de l’Espagne. Ce sont ses lévriers qui lui servent d’armes en coursant les lièvres.
Les lévriers galgos ne sont pas reconnus comme des êtres sensibles qui peuvent avoir faim, soif ou ressentir la peur et les émotions, ils sont considérés comme des outils. Le lévrier doit rendre hommage à son maître en étant performant. Lorsqu’un lévrier galgo n’est plus apte à chasser (vers l’âge de trois ans), l’enfer commence pour lui et le galguero qui doit laver son honneur n’est pas à court d’idées…
On lui crève les yeux.
On le jette dans un puit.
Il est laissé à l’agonie
On lui coupe les membres à vif.
Certains le traînent accroché à l’arrière d’une voiture.
On lui fait avaler de l’eau de javel.
Des lévriers galgos ont été brûlé.
On l’affame.
C’est insoutenable et pourtant pratiqué en toute impunité devant un pouvoir public qui reste insensible. Il y aurait 10 000 lévriers galgos abandonnés ou suppliciés par ans. Le saviez-vous ? Cette pratique de chasse est interdite en France depuis 1844.
Adopter en connaissance de cause
Le rappel peut être délicat : l’instinct de poursuite est puissant. On privilégie la longe et des lieux sécurisés.
La sécurité avant tout : jardin clôturé correctement, sorties en laisse au départ, et harnais bien ajusté (certains Galgos peuvent “se glisser” hors d’un matériel inadapté).
Les premières semaines : on évite de multiplier les nouveautés. Plus le cadre est simple, plus le chien se détend vite.
Associations galgo : des bénévoles formidables
Heureusement, des bénévoles formidables ont créé des associations pour venir en aide aux lévriers galgos.
Un Galgo : élégant, sensible, et souvent marqué par un passé difficile.
Comme les galgos ne sont pas reconnus comme des chiens de compagnie en Espagne (donc peu d’adoption), ils sont rapatriés en France, en Suisse ou en Belgique après un séjour dans des refuges espagnols où ils sont remis sur pied.
Confiés à des familles d’accueil, on évalue leur profil psychologique pour les proposer ultérieurement à l’adoption à une famille qui leur conviendra.
Tous ces bénévoles doivent affronter des situations terribles et faire preuve de patience et d’obstination, car ces lévriers ont parfois des séquelles physiques importantes et des traumatismes qu’il faut combattre.
Pourtant, ces chiens font preuve d’une résilience extraordinaire. Doucement, ils refont confiance à l’homme sans chercher à se venger. Ils sont merveilleux.
Adopter un galgo
Si le sort des lévriers vous touche et que vous avez une place pour l’un d’eux (pour adopter ou devenir famille d’accueil), plusieurs associations comme Lévriers sans frontière ou La voix des lévriers proposent de remplir un formulaire en ligne pour adopter l’un d’entre eux avec des photos et un descriptif de son comportement et de son histoire. Les candidatures sont examinées avec beaucoup de soin. Adopter un galgo impliquera d’être patient, de faire abstraction de son passé pour lui donner un cadre précis sans le surprotéger. Dans le cas contraire, vous entretiendrez sa peur et ses traumatismes passés. Si vous adoptez un galgo, il vous le rendra au centuple avec toute l’élégance qui le caractérise.
Les erreurs fréquentes quand on adopte un Galgo
Aller trop vite : sorties, visiteurs, stimulations… Un Galgo a souvent besoin de lenteur pour “atterrir”.
Confondre peur et “caprice” : un blocage peut être une vraie panique. On rassure, on attend, on fractionne les étapes.
Surprotéger : l’objectif est de sécuriser, puis d’autonomiser. Trop de réassurance peut figer l’anxiété.
Négliger le confort : c’est un lévrier : peau fine, peu de graisse, sensibilité au froid. Un manteau en hiver et un couchage moelleux changent son quotidien.
Conseils d’expert – FAQ
Un Galgo peut-il vivre en appartement ?
Oui, s’il a de vraies promenades quotidiennes et un coin calme pour se reposer. Beaucoup sont très tranquilles à l’intérieur.
Est-ce un chien facile à lâcher ?
Pas toujours. L’instinct de poursuite est fort. On utilise une longe, on sécurise, et on travaille le rappel progressivement. Un espace clos est idéal.
Pourquoi semble-t-il “froid” au début ?
Souvent par prudence. Certains chiens ont besoin de temps pour faire confiance. La routine et la douceur créent le lien.
Faut-il un manteau ?
Souvent oui en hiver : le Galgo est sensible au froid. Un manteau et un couchage moelleux améliorent nettement son confort.
Le conseil malin ?
Les premiers jours, limitez les stimulations et installez des rituels simples (sorties aux mêmes heures, coin repos, repas calmes). Cette stabilité accélère l’apaisement.
Écrit par Lydie Dronet | En immersion dans le monde animalier depuis plus de 20 ans, Lydie partage son expérience et son expertise. Ses autres sujets de prédilection, la nutrition et les vertus des plantes.