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Heliamphora, la plante carnivore qui noie ses proies

Heliamphora minor var minor
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Originaire des hauts plateaux d’Amérique centrale, l’Heliamphora est une plante carnivore de la famille des Sarracéniacées.

En résumé, ce qu’il faut savoir :

Nom : Heliamphora
Famille
 : Sarracéniacées
Type
 : vivace herbacée terrestre
Hauteur 
: 10 cm à 40 cm

Exposition : lumineuse sans soleil direct
Sol : pauvre, humide, drainé, sableux, acide

Feuillage : persistant – Floraison : blanche ou rose

Description botanique de l’Heliamphora

Heliamphora Pulchella

Heliamphora Pulchella

Plante endémique de la chaîne des Tepuys (Venezuela, Guyana et Brésil), l’Heliamphora prospère sous un climat tropical d’altitude, où les pluies sont fréquentes et l’amplitude des températures très marquée entre le jour et la nuit. On la trouve à l’état naturel dans les milieux humides, au bord des ruisseaux et sur les rochers moussus. Cette plante carnivore pousse dans les sols tourbeux et sableux.

L’Heliamphora est une plante ornementale de climat humide et frais, que l’on cultive en pot sous nos latitudes.

Plante vivace à rhizome, l’Heliamphora produit des ascidies, c’est-à-dire des feuilles enroulées en forme de cornets (ou d’urnes). Ces ascidies forment des pièges à insectes passifs, d’aspect primitif, et remplis d’eau de pluie. La partie supérieure de chaque feuille est prolongée par une cuillère à nectar. D’aspect relativement similaire à celles des sarracenias, les feuilles d’Heliamphora ne possèdent toutefois pas de chapeau.

Heliamphora nutans

Heliamphora nutans

De croissance très lente, la taille de cette plante varie d’une variété à l’autre, allant d’environ 10 cm à plus de 40 cm de haut. Les héliamphoras ne produisent pas plus de 4 à 5 feuilles par an.

Le genre offre également une très belle floraison formée de fleurs blanches ou roses, de 3 à 6 cm de diamètre, dont la forme rappelle celle d’une petite tulipe retournée.

Plantation de l’Heliamphora

Pot

On cultive l’Heliamphora dans tous les types de pots percés au fond, hormis ceux en terre cuite.

Emplacement

L’Heliamphora a besoin d’une très bonne luminosité naturelle pour prospérer, mais sans soleil direct.

Une culture sous serre, en véranda hors-gel ou en terrarium est préférable, car cette plante carnivore a besoin d’une température de 8°C minimum en hiver. L’été, elle peut supporter la chaleur jusqu’à 35°C maximum.

Substrat

Heliamphora pulchella

Heliamphora pulchella

Les héliamphoras ont besoin d’un substrat bien drainé, humide et acide.

Vous pouvez planter les vôtres dans l’un des mélanges suivants :

  • 60 % de sphaigne vivante additionnés de 20 % de tourbe blonde et de 20 % de perlite ;
  • 60 % de tourbe blonde additionnés de 40 % de perlite ou vermiculite ;
  • 70 % de sphaigne morte additionnés de 30 % de perlite ;
  • 100 % de sphaigne vivante.

Entretien de l’Heliamphora

Arrosage

Une hygrométrie importante, comprise entre 60 % et 80 %, est nécessaire au bon développement de l’Heliamphora.

En été, afin de maintenir l’humidité du pot, celui-ci doit être installé dans une soucoupe en permanence remplie d’un fond d’eau (2 à 3 cm). En hiver, retirez la soucoupe et maintenez le substrat humide.

Par ailleurs, si la plante est cultivée en intérieur, veillez à l’arroser régulièrement afin de remplir l’intérieur de ses pièges.

À noter : utilisez uniquement de l’eau de pluie, déminéralisée ou osmosée, pour arroser vos héliamphoras.

Fertilisation

Les héliamphoras prospèrent naturellement dans les milieux pauvres. Leur régime alimentaire carnivore leur permet en effet de palier le manque de nutriments du sol. Aussi, il est inutile de les fertiliser.

Rempotage

L’Heliamphora se rempote chaque année au printemps afin de renouveler son substrat. Procédez avec beaucoup de délicatesse, car les urnes de cette plante sont très cassantes.

Multiplication

La division des rhizomes d’Heliamphora intervient en même temps que le rempotage, c’est-à-dire au printemps, après la reprise végétative.

Le semis est une autre méthode de multiplication des héliamphoras, avec toutefois un taux de réussite beaucoup plus faible que la division.

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Photos : ©Dals093838, ©Michal Klajban, ©Dick Culbert, ©incidencematrix


Écrit par Solenne Ricard | Diplômée d'Art et passionnée de botanique, Solenne a choisi d'utiliser sa sensibilité aux questions environnementales pour écrire sur les plantes et le jardinage. Cette amatrice de bonne cuisine cultive son potager en permaculture et utilise ses récoltes pour concocter quotidiennement de petits plats bio et écolos. Rédactrice confirmée, boulimique de littérature et amoureuse du beau, elle dévore tous les livres à sa portée.
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