L’été est sans doute la saison la plus gratifiante pour le jardinier en permaculture. Après les semis et plantations du printemps, le potager entre dans une phase d’abondance où les récoltes se succèdent. Tomates, courgettes, haricots, pommes de terre ou encore petits fruits viennent récompenser les efforts entrepris durant les mois précédents. Mais l’été est également une période où l’entretien reste essentiel afin de préserver la fertilité du sol, économiser l’eau et préparer les cultures à venir. De juillet à septembre, chaque intervention contribue à maintenir l’équilibre naturel du jardin tout en anticipant déjà les récoltes d’automne et d’hiver.
Les mois de juin et juillet marquent le véritable début de la période estivale au jardin. Les cultures sont désormais bien installées et les premières récoltes permettent déjà de tirer des enseignements sur les choix effectués au printemps. Certaines associations de cultures auront particulièrement bien fonctionné tandis que d’autres pourront être améliorées l’année suivante.
Le mois de juillet est un moment propice pour démarrer de nouveaux semis en godets. Vos plants seront ainsi parfaitement développés lorsque l’automne arrivera et pourront être installés en pleine terre dans les meilleures conditions.
Vous pouvez notamment semer des laitues d’automne, des choux, des poireaux ou encore certaines variétés de betteraves. Ces semis permettent d’assurer une continuité de production au potager et d’éviter les périodes creuses.
Profitez également de ce début d’été pour planter des noyaux de fruitiers (prunes, nectarines, pêches et abricots). Ces noyaux, récoltés sur des fruits mûrs, peuvent être directement installés au jardin ou dans des pots placés à l’extérieur. Cette méthode favorise le développement d’une racine pivot profonde qui améliore ensuite la résistance de l’arbre à la sécheresse.
L’astuce du jardinier en permaculture : les tubercules de pommes de terre oubliés dans le sol donneront souvent naissance à de nouveaux plants l’année suivante.
La gestion de l’eau constitue l’un des enjeux majeurs de l’été. En permaculture, l’objectif consiste à limiter les pertes tout en maintenant une bonne croissance des cultures. Les arrosages sont réalisés tôt le matin ou tard le soir afin de réduire l’évaporation.
La récupération de l’eau de pluie, le paillage et la présence d’un sol riche en matière organique permettent d’améliorer considérablement la rétention d’humidité. Un sol vivant agit comme une véritable éponge naturelle.
Les interventions au potager durant le mois d’août restent proches de celles réalisées en juillet. Toutefois, les récoltes deviennent particulièrement abondantes et nécessitent davantage d’attention.
Le mois d’août est également favorable au bouturage des kiwis ainsi que de nombreuses plantes persistantes. Cette méthode simple permet de multiplier gratuitement vos végétaux préférés.
L’astuce du jardinier en permaculture : durant cette période estivale, les herbes sauvages ont tendance à sécher sous l’effet des fortes chaleurs. Plutôt que de les éliminer systématiquement, laissez-en une partie en place afin de favoriser la biodiversité et de protéger le sol.
Août est le mois de récolte par excellence pour les tomates, aubergines, poivrons, piments, concombres et melons. Les récoltes régulières permettent d’encourager la formation de nouveaux fruits et d’éviter l’épuisement prématuré des plants.
C’est également une excellente période pour réaliser des conserves, coulis, sauces ou légumes lactofermentés afin de profiter de cette abondance tout au long de l’année.
Les plus beaux fruits peuvent être conservés afin de récupérer leurs graines. Sélectionnez de préférence des plantes vigoureuses, productives et saines. Une fois nettoyées et parfaitement sèches, les semences seront conservées dans un endroit frais et sec jusqu’au printemps suivant.
Cette pratique permet de gagner en autonomie tout en développant des variétés parfaitement adaptées aux conditions de votre jardin.
Les insectes auxiliaires sont particulièrement actifs durant l’été. Coccinelles, syrphes, chrysopes et abeilles participent à l’équilibre naturel du jardin. Évitez toute intervention inutile et conservez des zones refuges composées de fleurs sauvages ou de végétation spontanée.
Les fleurs de bourrache, cosmos, souci ou phacélie attirent de nombreux pollinisateurs et améliorent la productivité du potager.
Le mois de septembre marque progressivement la transition vers l’automne. Les températures restent souvent agréables mais les journées raccourcissent. C’est le moment idéal pour préparer la saison suivante.
Si de la place se libère au potager, vous pouvez réaliser des semis de radis, laitues, mâche, roquette, chicorées, navets, oignons, moutarde ou coriandre. Ces cultures profiteront encore de la chaleur du sol pour s’installer rapidement.
Cette période est particulièrement favorable à la plantation des fraisiers, framboisiers, cassissiers et groseilliers. Les racines disposent encore de plusieurs semaines pour s’installer avant l’hiver.
Septembre est aussi le moment de réfléchir à l’organisation future du jardin. Les espaces libérés peuvent accueillir des engrais verts comme la moutarde, la phacélie ou le seigle. Ces plantes protègent le sol, limitent les adventices et enrichissent naturellement la terre.
Profitez également de cette période pour observer les zones les plus productives du jardin et noter les associations de cultures les plus performantes. Ces observations constituent une ressource précieuse pour améliorer le potager année après année.
Rédaction Jardiner Malin
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