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Figue de Barbarie : ce qu’on lui prête, comment la préparer et la cuisiner

Figues de barbarie

Fruit du cactus Opuntia ficus-indica, la figue de Barbarie se mange à la cuillère, se boit en jus, se cuit en confiture — et ses raquettes se poêlent comme des haricots verts. Voici comment l’ouvrir sans se piquer, quelles formes existent (fruit, poudre de nopal, huile de graines), ce que la tradition lui prête, et les précautions à connaître avant d’y goûter.

Carte d’identité de la plante

Nom latin Opuntia ficus-indica
Famille Cactacées
Parties utilisées Le fruit (la figue), les cladodes ou raquettes, les graines
Formes d’emploi Fruit frais, jus, confiture et pâte de fruit, raquettes cuites, poudre de nopal, huile cosmétique
Saison de récolte De la fin de l’été au milieu de l’automne, quand la peau vire au jaune orangé ou au pourpre
Goût Doux, sucré, parfumé, un peu mielleux ; chair granuleuse à cause des pépins

Ce qu’elle contient

  • Des fibres, solubles et insolubles, surtout concentrées dans les pépins.
  • De la vitamine C, en quantité notable pour un fruit charnu.
  • Du potassium, du magnésium, du calcium, du fer et du cuivre.
  • Du bêta-carotène et de la vitamine E, surtout présente dans l’huile des graines.
  • Des pigments antioxydants : bétalaïnes et flavonoïdes.
  • Beaucoup d’eau : c’est un fruit désaltérant, peu calorique.
Figues-de-barbarie-cuisine-recette - Figue de Barbarie : bienfaits et vertus
La chair se sert crue, en jus ou en confiture

Ce qu’on lui prête

  • On l’emploie traditionnellement, dans les régions arides d’Amérique latine et du pourtour méditerranéen, comme fruit rafraîchissant et reminéralisant après un effort ou par forte chaleur.
  • La naturopathie lui prête, du fait de sa richesse en fibres, un effet de confort intestinal et une action rassasiante : elle est souvent proposée en collation à ceux qui surveillent leur alimentation.
  • Les raquettes (nopal), séchées et réduites en poudre, sont réputées en herboristerie pour leur mucilage adoucissant, que l’on associe traditionnellement au confort digestif.
  • Dans plusieurs cultures méditerranéennes, le fruit est réputé pour atténuer les lendemains de fête ; c’est un usage populaire, transmis de bouche à oreille.
  • En cosmétique naturelle, l’huile de graines est appréciée comme soin nourrissant et raffermissant : on lui prête un effet sur la souplesse, l’éclat et l’hydratation de la peau.
  • La tradition maghrébine emploie aussi le mucilage des raquettes en cataplasme apaisant sur une peau irritée par le soleil.

Comment l’employer

Le fruit frais, à la cuillère

  • Portez des gants épais ou tenez le fruit avec une fourchette : ne le saisissez jamais à mains nues.
  • Coupez les deux extrémités, fendez la peau sur toute la longueur, puis écartez l’écorce avec la lame : la chair sort d’un bloc.
  • Comptez un à deux fruits par personne, en fin de repas ou en collation ; bien mûrs, ils cèdent légèrement sous le doigt.
  • Servez très frais, avec quelques gouttes de jus de citron vert qui relèvent le côté mielleux.

Le jus

  • Mixez la chair de trois à quatre fruits épluchés, puis passez au chinois pour retenir les pépins.
  • Buvez-le dans l’heure : le jus s’oxyde et perd son parfum rapidement.
  • Allongez-le d’eau fraîche ou d’eau pétillante comme boisson désaltérante de fin d’après-midi.

Confiture, compote et pâte de fruit

  • La chair est peu acide : on l’associe volontiers au coing, à la pomme ou au citron, qui apportent pectine et vivacité.
  • Filtrez la pulpe avant cuisson si vous ne voulez pas des pépins dans le pot.
  • Cuisson courte, à feu doux, pour préserver le parfum floral du fruit.

Les raquettes en légume

  • Au Mexique, les jeunes cladodes sont grattées, découpées en lanières et cuites à l’eau ou poêlées, comme des haricots verts.
  • Rincez-les après cuisson : elles rendent un mucilage un peu visqueux, que l’eau emporte.
  • Elles se marient avec l’oignon, la tomate, la coriandre et le piment doux.

La poudre de nopal

  • Obtenue à partir des cladodes séchées et broyées, elle se délaye dans un verre d’eau ou se mélange à un yaourt.
  • Elle est traditionnellement prise avant le repas, pour son effet rassasiant ; buvez largement, comme avec toute source de fibres concentrée.
  • Respectez les indications du fabricant et demandez conseil à un professionnel de santé avant toute prise régulière.

L’huile de graines, en cosmétique

  • Une à deux gouttes suffisent sur le visage, le soir, sur peau propre et légèrement humide.
  • Elle s’utilisé pure, en pression des paumes, ou mélangée à une noisette de crème habituelle.
  • Testez-la d’abord au pli du coude pendant 24 heures ; conservez le flacon à l’abri de la lumière.

Les formes d’emploi comparées

Forme Préparation Usage courant
Fruit frais Extrémités coupées, peau fendue, chair prélevée à la cuillère Dessert ou collation, un à deux fruits
Jus Chair mixée puis filtrée au chinois Boisson désaltérante, à boire dans l’heure
Confiture Pulpe filtrée, cuisson douce avec coing ou citron Petit-déjeuner, pâtisserie, pâte de fruit
Raquettes Grattées, taillées en lanières, cuites puis rincées Légume d’accompagnement, à la mexicaine
Poudre de nopal Cladodes séchées et broyées, délayées dans de l’eau Complément alimentaire réputé rassasiant
Huile de graines Pressée à froid, très concentrée Soin du visage, une à deux gouttes le soir
figue-de-barbarie - Figue de Barbarie : bienfaits et vertus
Les glochides invisibles imposent des gants à la cueillette

Questions fréquentes

L’astuce à retenir : avant toute chose, brossez le fruit sous l’eau ou roulez-le dans du sable, puis coupez les deux extrémités et fendez la peau sur la longueur.

Comment éplucher une figue de Barbarie sans se piquer ?

Ne la saisissez jamais à mains nues : les glochides sont invisibles et très irritants. Brossez d’abord le fruit sous l’eau ou roulez-le dans le sable, tenez-le avec une fourchette, coupez les deux extrémités puis fendez la peau sur toute sa longueur. La chair se dégage alors d’un seul bloc.

La figue de Barbarie fait-elle grossir ?

C’est un fruit peu calorique, autour de 44 kcal pour 100 g, riche en eau et en fibres. La naturopathie lui prête un effet rassasiant qui en fait une collation appréciée. Elle reste toutefois sucrée : deux fruits suffisent largement.

Peut-on manger les pépins ?

Oui, ils se mangent, mais ils sont durs et très fibreux. Ce sont eux qui donnent au fruit sa texture granuleuse et qui participent à la sensation de satiété. Consommés en excès, ils peuvent provoquer une constipation : mieux vaut les filtrer pour les jus et les confitures.

Comment utiliser l’huile de graines sur le visage ?

Une à deux gouttes suffisent, le soir, sur peau propre et légèrement humide, pures ou mélangées à votre crème. Elle est appréciée en cosmétique naturelle comme soin nourrissant et raffermissant. Très concentrée, elle ne doit jamais entrer en contact avec les yeux.

Quel lien avec le figuier commun ?

Aucun : malgré son nom, le figuier de Barbarie est un cactus de la famille des Cactacées, sans parenté avec le figuier. Le mot « Barbarie » vient du nom donné au Moyen Âge aux côtes du Maghreb, d’où le fruit s’est diffusé en Europe.

Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.


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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.

Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.