Confort veineux : les plantes que l’herboristerie traditionnelle emploie
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Hamamélis,marronnier d’Inde, vigne rouge, petit houx, mélilot, psyllium : ces plantes reviennent sans cesse dans les manuels d’herboristerie dès qu’il est question de confort veineux et de circulation de retour. Voici, plante par plante, la partie utilisée, la forme d’emploi, la préparation exacte et les précautions à connaître avant de s’y mettre.
Carte d’identité de l’hamamélis, la plante phare de cette page
Nom latin
Hamamelis virginiana
Famille
Hamamélidacées
Partie utilisée
Les feuilles surtout, l’écorce des jeunes rameaux plus rarement
Formes d’emploi
Infusion, décoction d’écorce, eau distillée (hydrolat) en compresse, teinture, gel ou crème du commerce
Saison de récolte
Feuilles en été, avant qu’elles ne jaunissent ; écorce au printemps ou à l’automne
Goût
Très astringent, tanique, légèrement amer et boisé
Ce qu’on leur prête
Ces usages relèvent de la tradition herboriste et de la naturopathie. Ils décrivent un savoir d’usage, pas un traitement.
Hamamélis : les herboristes le classent parmi les plantes dites astringentes et le conseillent traditionnellement pour le confort de la circulation de retour, en usage local comme en tisane.
Marronnier d’Inde : la tradition lui prête un effet tonique sur les veines, et il figure de longue date dans les mélanges réputés pour les jambes lourdes.
Vigne rouge : ses feuilles colorées sont employées en usage traditionnel pour le confort veineux, en infusion ou en bain de pieds.
Petit houx (fragon) : son rhizome est réputé en herboristerie pour son action sur la tonicité des parois veineuses ; on le trouve surtout en préparations toutes prêtes.
Mélilot : ses sommités fleuries, riches en flavonoïdes, sont traditionnellement associées aux plantes dites « veinotoniques » de l’herboristerie européenne.
Psyllium : la naturopathie le conseille couramment pour le confort du transit, en raison des mucilages qui donnent aux selles une consistance plus souple.
Gel d’aloe vera : réputé apaisant en application locale sur une peau irritée.
Bouillon-blanc, solidage, ginkgo, gingembre, passiflore, lierre grimpant : cités dans les répertoires d’herboristerie parmi les plantes de la sphère circulatoire ou du confort général.
Les plantes du confort veineux s’emploient sèches, en tisane ou en compresse
Les plantes citées, en un coup d’œil
Plante
Partie utilisée
Ce que la tradition lui prête
Hamamélis
Feuilles, écorce
Réputé astringent ; employé en herboristerie pour le confort de la circulation de retour
Marronnier d’Inde
Écorce, graines
Traditionnellement classé parmi les plantes toniques pour les veines
Vigne rouge
Feuilles
Usage traditionnel pour le confort des jambes lourdes
Petit houx (fragon)
Rhizome
Réputé en herboristerie pour la tonicité des parois veineuses
Mélilot
Sommités fleuries
Plante à flavonoïdes, traditionnellement associée au confort circulatoire
Psyllium
Téguments des graines
Conseillé en naturopathie pour le confort du transit
Aloe vera
Gel de la feuille
Réputé apaisant en application locale sur peau irritée
Comment les employer
L’infusion de feuilles (hamamélis, vigne rouge, mélilot)
Comptez une à deux cuillères à café de feuilles ou de fleurs séchées par tasse.
Versez l’eau frémissante, couvrez aussitôt : c’est la tasse couverte qui retient les arômes.
Laissez infuser une dizaine de minutes, puis filtrez.
Le goût de l’hamamélis est franchement tanique : une pointe de miel ou quelques feuilles de menthe l’adoucissent nettement.
Les herboristes conseillent de boire ces tisanes entre les repas, et d’alterner des périodes d’usage et des pauses plutôt qu’un emploi continu.
La décoction d’écorce ou de rhizome (marronnier d’Inde, petit houx)
Les parties dures libèrent mal leurs principes dans une simple infusion : il faut les faire bouillir.
Concassez l’écorce ou le rhizome, mettez-les à l’eau froide, portez à ébullition et laissez frémir quelques minutes.
Retirez du feu, couvrez, laissez reposer une dizaine de minutes avant de filtrer.
Une décoction se conserve une journée au réfrigérateur, pas davantage.
La compresse et le bain, en usage externe
C’est la forme la plus utilisée pour l’hamamélis : imbibez une compresse d’hydrolat (eau distillée) ou d’une infusion refroidie, appliquez sur la peau propre et sèche.
Gardée au réfrigérateur, la compresse froide est plus agréable que tiède.
En bain de siège ou bain de pieds, versez une infusion filtrée de vigne rouge ou d’hamamélis dans l’eau tiède, jamais chaude.
Le gel d’aloe vera s’applique pur, en couche fine, sur une peau non lésée.
Les formes prêtes à l’emploi
Teintures, extraits de plantes fraîches, gélules, crèmes et suppositoires se trouvent en pharmacie et en herboristerie.
Suivez strictement le mode d’emploi du fabricant : les concentrations varient énormément d’un produit à l’autre.
Demandez conseil au pharmacien ou à l’herboriste plutôt que d’improviser une quantité.
Le psyllium, en cuisine
Une cuillère à café de téguments dans un grand verre d’eau, remuée et bue immédiatement avant que le gel ne prenne.
Faites-le suivre d’un second verre d’eau : le psyllium n’a d’intérêt que s’il est très largement hydraté.
Il s’incorpore aussi à un yaourt, une compote ou un potage, sans changer le goût.
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : une compresse imbibée d’hydrolat d’hamamélis, gardée au réfrigérateur, est la forme la plus simple et la plus agréable à utiliser.
Quelle partie de l’hamamélis utilisé-t-on ?
Ce sont surtout les feuilles, récoltées en été avant qu’elles ne jaunissent, et plus rarement l’écorce des jeunes rameaux. Les deux sont riches en tanins et en flavonoïdes. Les feuilles se préparent en infusion, l’écorce demande une décoction.
Infusion ou compresse : quelle forme choisir ?
La compresse imbibée d’hydrolat ou d’infusion refroidie est la forme la plus courante en usage externe, et la plus facile à doser. L’infusion se boit entre les repas, en alternant périodes d’usage et pauses. Les deux formes se pratiquent, la tradition herboriste ne privilégie pas l’une au détriment de l’autre.
Peut-on utiliser ces plantes pendant la grossesse ?
Non, pas sans avis professionnel. Marronnier d’Inde, mélilot, petit houx, ginkgo et aloe vera par voie interne sont déconseillés pendant la grossesse et l’allaitement. Demandez systématiquement conseil à votre médecin ou à votre sage-femme avant toute prise.
Le psyllium, comment le prendre sans désagrément ?
Une cuillère à café de téguments dans un grand verre d’eau, remuée et bue tout de suite avant que le gel ne se forme, puis un second verre d’eau derrière. Il doit toujours être très largement hydraté. Prenez-le à distance de vos autres médicaments, car il peut gêner leur absorption.
Quand faut-il consulter plutôt que se tourner vers les plantes ?
Dès qu’un saignement apparaît, qu’une douleur s’installe ou que la gêne persiste. En cas de doute ou de persistance des symptômes, consultez votre médecin pour un avis, voire un traitement plus adapté. L’herboristerie relève du confort quotidien, pas du diagnostic.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.