Son vol au dessus des habitations ne passe pas inaperçu. En effet, l’épervier d’Europe est un petit rapace chasseur de passereaux qui se rencontre souvent aux lisières de bois et dans les clairières. Mais il n’est pas rare qu’il s’aventure près des habitations, surtout au cœur de l’hiver, près des mangeoires.

Plutôt sédentaire, ce rapace est très visible autour des cols entre octobre et novembre. Son vol bas, ponctué de séries de battements d’ailes et de glissés, permet de le distinguer assez facilement. Tout comme son plumage barré de blanc. Souvent silencieux en hiver, on peut entendre ses cris au moment de la reproduction.
Longtemps menacé par l’usage des pesticides, la chasse et la fauconnerie, l’épervier d’Europe n’est plus aujourd’hui une espèce menacée.

Le nid, constitué de rameaux morts de bois, est construit à la fourche d’un arbre. Le couple, souvent constitué pour plusieurs saisons, garnit ce nid d’aiguilles ou d’écorces de pin et de quelques rares plumes. La nidification s’étire de début mai à juin. La femelle pond de 4 à 6 œufs, de façon échelonnée tous les 2 jours. C’est pourquoi l’incubation peut aller jusqu’à une quarantaine de jours. Une fois nés, les bébés restent au nid pendant 25 à 30 jours, avant de prendre leur envol.
Amis des oiseaux de nos jardins, ce paragraphe risque de vous attrister. En effet, l’épervier d’Europe se nourrit essentiellement de passereaux. Pendant sa période de nidification, les oiseaux du jardin constituent près de 97 % des proies capturées. Le mâle, plus petit que la femelle, se délecte des passereaux de petite taille comme les mésanges, les rouges-gorges, les pinsons des arbres, les moineaux domestiques, les hirondelles…La femelle préfère des proies plus grosses comme les turdidés (merles noirs et grives musiciennes) mais aussi les pigeons ramiers, les étourneaux ou les tourterelles turques. En hiver, en appoint, les éperviers d’Europe peuvent aussi capturer de petits rongeurs.

Lorsqu’il a attrapé sa proie, il la presse avec ses serres au sol, avant de lui arracher les plumes et déchirer la chair. Ensuite, il l’emporte pour la consommer ou la donner aux jeunes. Certes, c’est une mort tragique pour la proie mais dans l’ordre des choses dans la chaîne alimentaire.
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