En matière de paillage, l’offre a littéralement explosé ces dernières années. Parmi ces différents paillages organiques, les cosses de sarrasin sont une excellente solution pour les massifs de plantes ornementales et le potager. Faisons ensemble l’inventaire des avantages pour les cultures, malgré quelques inconvénients minimes.
Le paillage de cosses de sarrasin est issu d’une plante annuelle à fleurs, également appelée « blé noir » dans certaines régions. Pourtant, le sarrasin n’est ni une céréale ni une graminée, mais une plante de la famille des Polygonacées, cousine de la rhubarbe ou de l’oseille. Mais comme on en fait traditionnellement une farine, le sarrasin est assimilé à une pseudo-céréale.

En France, c’est logiquement la Bretagne qui produit le plus de sarrasin. On en produit également en Russie ou en Pologne où le sarrasin est traditionnellement plus consommé que chez nous.
Potentiellement, le paillis de cosses de sarrasin peut être écoresponsable. En effet, c’est un sous-produit de l’agriculture française. C’est d’ailleurs souvent précisé sur les emballages. En revanche, s’il vient d’un autre pays, son bilan carbone sera nettement plus élevé.
Les cosses de sarrasin présentent tous les avantages des paillages. Déposées en couche sur un sol préalablement travaillé et désherbé, les cosses de sarrasin évitent de garder un sol nu. C’est un moyen de protéger et de nourrir le sol :

En termes de maintien de l’humidité, les cosses de sarrasin sont particulièrement efficaces. En effet, leur pouvoir d’absorption et de rétention d’eau est supérieur aux autres paillis. Dès qu’il pleut ou lors des arrosages, les cosses se gorgent d’eau, de l’ordre de la moitié de leur poids, puis la restituent. L’humidité est donc permanente. Il est en outre très efficace pour protéger le sol de la battance des pluies.
C’est en outre un paillage très léger, sans aucune odeur comme les cosses de cacao, et doté d’une fine granulométrie.
Enfin, c’est un paillage qui, d’après les utilisateurs, semble être boudé par les limaces et les escargots. Peut-être parce qu’il est légèrement rêche et bombé au toucher, ou bien parce qu’il a un aspect légèrement collant. De même, les oiseaux du jardin l’ignorent car l’enveloppe est vide de graines !
Malgré tous ses avantages, on peut toutefois relever quelques défauts. À commencer par la légèreté de ces cosses de sarrasin. Sur un terrain pentu, ou en cas de vent fort, elles peuvent facilement s’envoler ou être emportées par le ruissellement des eaux pluviales. En revanche, il est idéal pour les plantations en pot.
De plus, les cosses de sarrasin bénéficient d’une longévité assez longue. C’est pourquoi elles sont parfaites pour les massifs et les bordures puisqu’elles peuvent y rester 2 à 3 ans avant de complètement se décomposer. En revanche, leur décomposition sera un peu lente pour un potager où le sol doit être fertile.
Sa bonne capacité de rétention d’eau peut être néfaste en cas de saison très pluvieuse.
Le principal inconvénient réside dans sa rareté. Dans les régions où le sarrasin est produit, il est facile d’en obtenir. Ailleurs, c’est plus compliqué et surtout nettement plus onéreux.
Comme tous les autres paillages, les cosses de sarrasin s’utilient en couche plus ou moins épaisse. Dans un massif, 2 à 3 cm suffisent, mais on peut aller jusqu’à 5 cm.
Le paillis de cosses de sarrasin se pose idéalement au printemps, en avril-mai, lorsque le sol est bien réchauffé, ou juste avant l’hiver. Il faut au préalable travailler le sol et le désherber avec soin.
Le saviez-vous ? Les cosses de sarrasin sont souvent utilisées comme garniture d’oreillers car elles sont très aérées et très confortables
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