La pourriture brune est l’une des maladies les plus redoutées sur les arbres fruitiers à noyau. Capable de détruire rapidement une récolte entière, ce champignon attaque les fleurs, les jeunes pousses et surtout les fruits en pleine maturation. Lorsque le temps devient chaud et humide, la maladie progresse très vite et les fruits finissent par pourrir directement sur l’arbre.
En résumé :
Nom latin : Monilinia fructicola
Nom commun : Pourriture brune
Famille : Sclérotiniacées
Type : Maladie cryptogamique
Symptômes : Fruits qui pourrissent, chancres, fleurs brunies
Présentation de Monilinia fructicola
La pourriture brune est une maladie provoquée par le champignon Monilinia fructicola. Elle touche principalement les arbres fruitiers à noyau comme :
Lorsque les conditions climatiques sont favorables, les dégâts peuvent être considérables et entraîner d’importantes pertes de récolte.
Le champignon hiverne dans les chancres ou les fruits momifiés restés sur l’arbre, ce qui explique sa réapparition fréquente d’une année sur l’autre.
Quels sont les symptômes de la pourriture brune ?
Les symptômes apparaissent principalement sur les fruits, mais la maladie peut également toucher les fleurs et les jeunes pousses.
Les fleurs brunissent et se dessèchent.
Les jeunes rameaux présentent des chancres.
Les fruits développent des taches brunes circulaires.
Les fruits finissent par pourrir entièrement.
Les fruits se dessèchent puis restent accrochés à l’arbre.
Les fruits atteints brunissent puis se dessèchent sur l’arbre
Sur les fruits mûrs, la progression est très rapide. En seulement quelques jours, l’ensemble du fruit peut être contaminé.
Comment se propage la maladie ?
La pourriture brune apprécie particulièrement :
les températures douces à chaudes ;
une forte humidité ;
les pluies répétées ;
les blessures sur les fruits.
Les spores du champignon sont disséminées par :
le vent ;
la pluie ;
les insectes ;
les outils mal désinfectés.
Les fruits qui se touchent facilitent également la propagation de la maladie.
Traitement de la pourriture brune
Il n’existe pas de solution miracle contre la moniliose. La prévention reste la meilleure arme.
Supprimer les parties contaminées
Retirez tous les fruits atteints.
Ramassez les fruits tombés au sol.
Éliminez les fruits momifiés restés sur les branches.
Taillez les rameaux portant des chancres.
Tous les déchets contaminés doivent être évacués et détruits.
Aérer l’arbre
Une taille régulière améliore :
la circulation de l’air ;
la pénétration de la lumière ;
le séchage rapide du feuillage et des fruits.
Cette bonne aération réduit fortement les risques de développement du champignon.
Éclaircir les fruits
Lorsque les fruits sont trop nombreux :
ils se touchent ;
l’humidité stagne ;
les contaminations augmentent.
Éclaircissez les jeunes fruits afin de limiter les contacts.
Récolter avec précaution
Les fruits blessés sont particulièrement sensibles à la pourriture brune.
Manipulez-les délicatement.
Évitez les chocs pendant la récolte.
Ne stockez jamais un fruit abîmé avec des fruits sains.
Prévention et traitements naturels
Pour limiter l’apparition de la maladie :
pulvérisez un traitement préventif après la chute des feuilles ;
utilisez éventuellement de la bouillie bordelaise en prévention ;
désinfectez systématiquement les outils de taille ;
évitez les excès d’arrosage sur le feuillage.
Une surveillance régulière du verger permet d’agir rapidement dès les premiers symptômes.
Les différentes espèces de moniliose
Plusieurs espèces de Monilinia peuvent provoquer la pourriture des fruits :
Monilinia fructicola ;
Monilinia laxa ;
Monilinia polystroma.
Toutes provoquent des dégâts similaires sur les arbres fruitiers.
À savoir sur la pourriture brune
Les dégâts varient fortement selon la météo. Les printemps humides et les étés pluvieux favorisent les contaminations massives.
Dans certains vergers, la maladie peut détruire une très grande partie de la récolte en quelques jours seulement.
Conseils d’expert – FAQ
Quels arbres fruitiers sont les plus sensibles à la pourriture brune ? Les pêchers, abricotiers, cerisiers, pruniers et nectariniers sont particulièrement touchés.
Peut-on sauver un fruit atteint ? Non, un fruit contaminé doit être retiré rapidement pour éviter la propagation.
La maladie revient-elle chaque année ? Oui, surtout si les fruits momifiés ou les chancres restent en place.
La bouillie bordelaise est-elle efficace ? Elle agit surtout en prévention et aide à limiter les contaminations.
Faut-il brûler les fruits malades ? Oui, il est préférable de les éliminer totalement et de ne pas les composter.
Le conseil malin ?
Ne laissez jamais de fruits momifiés sur les branches pendant l’hiver : ils constituent un véritable réservoir à spores pour l’année suivante.