Plus connu pour ses fruits que pour son nom, le pacanier est l’arbre qui produit les fameuses noix de pécan. Imposant, élégant et très productif en climat adapté, il trouve sa place dans les grands jardins où l’on souhaite profiter à la fois d’une belle silhouette d’ombrage et d’une récolte gourmande et originale.
Noms communs : Pacanier, Carya de l’Illinois – Synonymes : Carya pecan, Carya oliviformis
Grand arbre originaire du centre-sud des États-Unis et du Mexique, le pacanier est à réserver aux grands jardins ou aux vergers de plein vent. Son port élancé, sa cime large et son feuillage généreux en font un excellent arbre d’ombrage, tout en offrant une récolte généreuse de noix de pécan en climat suffisamment chaud.
Les fleurs, assez discrètes, s’épanouissent au printemps, en même temps que la foliation. Elles se présentent sous la forme de chatons de 3 mm pour les fleurs mâles, et d’épis courts pour les fleurs femelles, portés en extrémité de rameaux. La pollinisation est assurée principalement par le vent.
Le feuillage du Carya illinoinensis est caduc. Avec une longueur de 70 cm et une largeur de 30 cm, les proportions démesurées des feuilles sont à l’image de l’arbre. Elles rappellent celles de certains frênes : allongées, elles sont composées de nombreuses folioles ovées à lancéolées, d’un vert moyen à foncé, offrant une belle ombre porteuse et une jolie teinte automnale jaunissante.
Mais ce qui fait la popularité du pacanier, ce sont ses fruits, les célèbres noix de pécan. Ces dernières, oblongues, présentent une coque mince et allongée. À l’image de nos noix, elles se développent dans des bogues lisses, marquées par quatre lignes saillantes qui s’ouvrent à maturité pour libérer la coque.
Malgré sa rusticité relative, le pacanier préfère les climats tempérés à tendance chaude, avec des étés longs et lumineux pour assurer la bonne maturation des noix. Le sol est également important : il doit être riche en matière organique, frais et non-calcaire (pH compris entre 0 et 7), avec une bonne profondeur permettant aux racines de s’ancrer et de trouver l’humidité en profondeur.
Les différentes espèces du genre botanique Carya supportent difficilement les transplantations lorsqu’elles sont âgées. La culture du pacanier doit donc se faire de préférence en pleine terre et à son endroit définitif. Au moment de choisir son emplacement, ayez bien en tête les dimensions de l’arbre à maturité : jusqu’à 30 m de haut et une large couronne, sans compter l’ombre portée.
Carya illinoinensis appréciant d’avoir les pieds au frais, la plantation est idéale en début d’automne, a fortiori si vous résidez dans une région aux hivers cléments. Le sol encore chaud favorise l’enracinement avant l’été suivant.
La plantation peut également avoir lieu en tout début de printemps, mais il faudra alors être très vigilant sur l’arrosage pendant la première saison, surtout en cas de printemps sec ou de fortes chaleurs précoces.

Réalisez une fosse de plantation de 60 à 80 cm minimum, en largeur et en profondeur.
Conseil malin : L’ajout d’un paillage de 4 à 5 cm d’épaisseur au pied du pacanier permet de conserver l’humidité dans le sol et d’économiser les apports en eau. Les écorces de pin maritime sont idéales, car elles maintiennent une certaine acidité dans le sol en se décomposant.
Une fois bien implanté, le pacanier demande peu d’attention. Seuls l’arrosage en période de sécheresse et le renouvellement du paillis sont à prévoir pour entretenir Carya illinoinensis. Les premières années, quelques arrosages réguliers en été sont indispensables pour aider l’arbre à développer un système racinaire profond.
En principe, le pacanier est un arbre qui ne se taille pas. Sa silhouette naturelle est ample et équilibrée. Pour des raisons esthétiques ou pratiques (gabarit, dégagement d’une allée), une taille de formation est possible en début de croissance, afin de choisir une charpente harmonieuse.
Par la suite, ne coupez les branches que si elles sont gênantes, dangereuses ou mortes. Les grosses coupes sont à éviter, car elles cicatrisent lentement sur ce type d’arbre et peuvent devenir des portes d’entrée pour les maladies.
Avec de la patience, il est possible de propager le pacanier par semis sous abri en automne, à partir de noix fraîches. La germination peut prendre du temps et la croissance reste relativement lente au début. Il faudra alors compter au moins 10 ans avant d’avoir vos premières noix de pécan sur un sujet issu de semis.
En verger professionnel, les pacaniers sont souvent greffés pour garantir la qualité et la régularité de la production. Au jardin d’amateur, l’achat d’un jeune arbre greffé permet de gagner plusieurs années.
Le pacanier est globalement peu sensible aux insectes et ravageurs, mais certaines maladies cryptogamiques peuvent apparaître si les conditions ne sont pas idéales.
Les premières noix de pécan arrivent en général 3 à 4 ans après la plantation d’un sujet greffé, parfois davantage selon les conditions de culture. Elles peuvent être cueillies à partir de la fin de l’été et tout l’automne, lorsque les bogues s’ouvrent et que les noix tombent au sol ou se détachent facilement.

Une fois récoltées, faites sécher les noix comme pour les fruits du noyer : étalées en couche mince, dans un endroit sec, ventilé et à l’abri du soleil direct. Lorsqu’elles sont bien sèches et encore dans leur coque, les noix de pécan se conservent un an dans un espace sec et aéré, dans des filets ou des sacs en toile.
Si elles ont été décortiquées, la durée de conservation est réduite à deux semaines environ, dans une boîte hermétique au frais. Pour prolonger leur durée de vie, il est possible de les congeler une fois décortiquées.
Pas totalement. Il apprécie les climats tempérés à hivers doux et étés longs. En région froide, il peut survivre mais la fructification sera plus aléatoire et les noix risquent de ne pas bien mûrir.
Certaines variétés sont partiellement autofertiles, mais la présence de plusieurs sujets améliore nettement la pollinisation et la production. Dans un grand jardin, deux ou trois arbres compatibles sont idéaux.
Comme tout grand arbre à feuilles caduques et fruits à coque, il perd ses feuilles à l’automne et laisse tomber bogues et noix. Évitez de le planter trop près d’une terrasse ou d’une piscine.
Non, sa taille adulte et son enracinement profond ne sont pas compatibles avec la culture en conteneur. Il doit être planté en pleine terre.
Bien cultivé, un pacanier peut vivre plusieurs dizaines d’années, voire plus d’un siècle, tout en restant productif pendant une grande partie de sa vie.
Oui, elles se consomment crues, grillées, en pâtisserie, dans des salades ou en cuisine sucrée-salée. Leur goût est plus doux et plus beurré que celui des noix traditionnelles.
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