Maux de tête : les plantes apaisantes et leurs usages traditionnels
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Basilic, anis vert, queues de cerise, menthe poivrée, lavande, balsamite : autant de plantes que l’herboristerie associe depuis longtemps aux têtes lourdes et aux soirées difficiles. Cette fiche rassemble ce qu’on leur prête, la partie utilisée, la façon de les préparer en tisane ou en friction, et les précautions à connaître avant de s’en servir.
Les plantes que la tradition associe aux têtes lourdes
Carte d’identité : la lavande vraie, figure de cette sélection
Nom latin
Lavandula angustifolia
Famille
Lamiacées
Partie utilisée
Sommités fleuries, fraîches ou séchées
Formes d’emploi
Infusion, huile essentielle par distillation, sachet parfumé, bain
Saison de récolte
Juin à juillet, en pleine floraison, par temps sec
Goût
Floral et camphré, avec une amertume nette en fin de bouche
Ce qu’on leur prête
Les usages qui suivent relèvent de l’herboristerie et de la naturopathie. Ils ne remplacent pas un avis médical, et rien ici ne prétend agir sur la cause d’un mal de tête.
Basilic : en cuisine comme en tisane, il est traditionnellement réputé pour le confort digestif et les sensations de nausée. Les herboristes le citent volontiers pour les tensions d’origine nerveuse.
Anis vert : la tradition lui prête une action apaisante sur les spasmes digestifs, les ballonnements et les estomacs barbouillés.
Queues de cerise : employées de longue date en phytothérapie comme tisane de drainage, dans les périodes où l’on se sent lourd ou gonflé.
Menthe poivrée (huile essentielle) : l’aromathérapie l’emploie traditionnellement en friction sur les tempes et le front, pour la sensation de fraîcheur intense qu’elle procure.
Lavande : réputée plante du calme et du soir, elle est conseillée par les naturopathes en infusion ou en sachet sous l’oreiller, pour favoriser la détente avant le coucher.
Balsamite (menthe-coq) : l’herboristerie ancienne la classait parmi les plantes des têtes lourdes et des digestions difficiles.
Les plantes en un coup d’œil
Plante
Partie utilisée et forme
Ce que la tradition lui prête
Basilic
Feuilles fraîches ou séchées, en infusion
Confort digestif, sensations de nausée
Anis vert
Graines, en infusion ou décoction
Spasmes digestifs, estomac barbouillé
Queues de cerise
Pédoncules séchés, en infusion
Tisane de drainage, sensation de lourdeur
Menthe poivrée
Huile essentielle, en friction externe
Fraîcheur immédiate sur tempes et front
Lavande
Sommités fleuries, en infusion ou sachet
Détente du soir, sommeil reposant
Balsamite
Feuilles séchées, en infusion
Têtes lourdes, digestions difficiles
Comment l’employer
Les infusions, plante par plante
Basilic : une petite poignée de feuilles fraîches, ou l’équivalent d’une cuillère à café de feuilles séchées, dans une tasse d’eau frémissante. Couvrir, laisser infuser 5 à 7 minutes, filtrer. Se boit volontiers après le repas. Goût frais, légèrement poivré.
Anis vert : une demi-cuillère à café de graines écrasées par tasse d’eau bouillante, 10 minutes maximum à couvert pour ne pas perdre les arômes. En décoction, les graines mijotent 3 minutes dans l’eau avant de reposer hors du feu. Goût sucré, réglissé.
Queues de cerise : quelques cuillères à soupe de pédoncules séchés dans un demi-litre d’eau bouillante, infusion de 5 minutes, puis on laisse tiédir avant de boire. Goût léger, légèrement boisé, presque neutre.
Lavande : une cuillère à café de sommités fleuries par tasse, 5 minutes à couvert — au-delà, l’amertume domine. À réserver plutôt à la fin de journée.
Balsamite : quelques feuilles séchées par tasse, 10 minutes d’infusion à couvert. Goût mentholé et amer, que l’on adoucit d’un peu de miel.
L’huile essentielle de menthe poivrée, en usage externe
Choisir une huile essentielle 100 % pure et naturelle, botaniquement définie.
Une seule goutte déposée sur le doigt, puis massée sur les tempes et le front.
Cibler précisément la zone tendue et masser lentement, quelques secondes.
Éviter tout contact avec les yeux et les muqueuses ; se laver les mains après l’application.
Ne jamais l’avaler ni la diffuser dans une chambre d’enfant.
Les gestes sans tisane
Glisser un sachet de lavande séchée sous l’oreiller : un classique de la tradition pour un coucher plus paisible.
Une pièce sombre, silencieuse et fraîche reste le premier réflexe quand la tête est prise.
Un linge frais sur le front, le temps que la tisane infuse.
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : couvrez toujours votre tasse pendant l’infusion, c’est là que restent les arômes volatils qui font tout l’intérêt de ces plantes.
Quelle tisane choisir le soir quand la tête est lourde ?
La lavande est la plante que la tradition réserve à la fin de journée, pour sa réputation apaisante. Une cuillère à café de sommités fleuries par tasse, cinq minutes à couvert, suffit. Au-delà, l’amertume prend le dessus et la tisane devient désagréable.
Peut-on appliquer l’huile essentielle de menthe poivrée pure sur la peau ?
En aromathérapie traditionnelle, on en dépose une seule goutte sur le doigt pour masser les tempes et le front, en évitant absolument les yeux. Elle ne se diffuse pas chez l’enfant et ne s’avale pas. Lisez toujours les précautions d’emploi du flacon avant usage.
Les queues de cerise, on les achète ou on les récolte ?
Les deux. On les trouve séchées en pharmacie et en magasin biologique, prêtes à infuser cinq minutes. Si vous avez un cerisier, gardez les pédoncules au moment de dénoyauter les fruits et faites-les sécher à l’ombre avant de les conserver en bocal hermétique.
Combien de temps faut-il laisser infuser ces plantes ?
Comptez cinq minutes pour la lavande et les queues de cerise, cinq à sept minutes pour le basilic, et une dizaine de minutes pour l’anis vert et la balsamite. Toujours à couvert : les arômes s’évaporent avec la vapeur.
Ces tisanes conviennent-elles à tout le monde ?
Non. Elles sont déconseillées pendant la grossesse et l’allaitement sans avis, ne s’improvisent pas chez l’enfant, et demandent l’accord du pharmacien en cas de traitement en cours. Un mal de tête répété ou inhabituel doit être montré à un médecin.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.