Panais santé

Appartenant à la famille des Apiacées, la panais est un légume-racine ancien de couleur blanc ivoire, dont la forme est proche de la carotte.

Plante herbacée bi annuelle dont la culture est quelque peu oubliée, le panais apprécie tant le soleil que les sols calcaires, très humides, drainés et lourds des régions atlantiques.

Cultivée comme légume et plante fourragère, cette plante de plaine qui pousse également en bordure des chemins, est reconnue pour ses indéniables valeurs nutritionnelles et multiples bienfaits thérapeutiques.

Potager : tout savoir sur la culture du panais

Petite histoire d’une racine potagère

Originaire d’Europe, le panais était un aliment de base au Moyen-Âge. Cultivé en Afrique du nord et dans les monastères, ce légume-racine encore appelé « grand chervis », « racine-blanche » ou « pastenade » était souvent confondu avec la carotte jusqu’à la fin de la Renaissance.

Les italiens puis les grecs, en furent un usage culinaire et médicinal, avant qu’il ne soit acclimaté en Amérique du Nord au 17e siècle. Il fut très vite remplacé en France et en Angleterre dès l’apparition de la pomme de terre.

Bien qu’apprécié en gastronomie (particulièrement en Afrique du Nord, au Portugal et en Grande-Bretagne), ce légume « bon pour la santé » semble toutefois peu consommé.

Etymologie et caractéristiques

Le mot panais est dérivé du wallon « panâh » et du latin « panacem » qui veut dire « remède », en raison des vertus qui lui sont attribuées.

Légume-racine au goût légèrement sucré rappelant un compromis encore le cèleri et la carotte, le panais peut pousser en montagne jusqu’à 1 600 mètres d’altitude. Il est caractérisé par des petites fleurs jaunes, portées par des tiges ridées et creuses ; des grandes feuilles poilues (de 0,50 cm à 1 m de haut), et possède de fines ramifications. Il mesure entre 5 et 8 cm de diamètre et 15 et 30 centimètres, et existe en plusieurs variétés dont : le demi-long de Guernesey, le rond et le long.

Sa floraison se déroule en juillet-août, et sa récolte entre août et novembre.

Apports nutritionnels du panais

Qu’il soit cuit dans les ragoûts, sous forme de velouté de panais ou pot-au-feu, râpé en salade, cru ou gratiné, le panais procure à la fois une alimentation saine et équilibrée. Véritable source d’acides foliques, de fibres alimentaires, de vitamines (B1, B5, B6, B9, E, C, K1) et de minéraux (potassium, calcium, manganèse, zinc, magnésium) et d’oligo-éléments (sélénium, phosphore), la consommation du panais est également préconisée pour ses apports en protéines, glucides et lipides.

Bienfaits et vertus d’un « aliment santé »

Faisant partie des aliments alcalins, le panais prévient non seulement l’apparition de certaines maladies, mais aussi, permet de tonifier, renforcer et stimuler l’organisme.

Allié par excellence pour une bonne santé, le panais est peu calorique mais dispose d’une forte teneur en fibres.

Véritable coupe-faim, il est très prisé pour les régimes minceur.

Sa forte teneur en apigenine, flavonoïdes et polyacétylènes ainsi que ses propriétés anti-oxydantes sont bénéfiques pour la prévention du cancer. Jouant un rôle essentiel dans l’activation des cellules musculaires et des neurones, la consommation du panais est – grâce au potassium qu’il renferme – un atout indéniable pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, intestinales et la baisse de la tension artérielle.

Son effet laxatif grâce aux fibres insolubles qu’il renferme, favorise le transit intestinal, prévient la constipation et les risques de cancer colorectal.

Riche en acide folique, le panais, a un rôle capital dans la constitution du patrimoine génétique : s’il est recommandé pour lutter contre la fatigue pendant la grossesse, il l’est surtout pour favoriser les activités cérébrales, le bon fonctionnement du système immunitaire, mais aussi, la production des cellules du fœtus.

Conseil malin à propos du panais

En cas d’insomnie ou perte d’appétit, certains naturothérapeutes recommandent l’infusion des tiges, feuilles et fleurs de panais.