paquerette

Savez-vous que plus de 100 végétaux sont polyvalents ?

Biodiversité, soins thérapeutiques, travaux ménagers, cuisine…

Découvrez nos 5 essentiels.

Le bouleau d’Europe commun (Betula pendula pubescens)

Son écorce blanche et ses feuilles aux reflets argentés en font un des arbres les plus ornementaux et appréciés au jardin. Il peut pousser jusqu’à 25 m mais ne vit qu’environ 80 ans !

Très intéressant pour la faune, son pollen nourrit bourdons et abeilles, ses feuilles de nombreux invertébrés et coléoptères et les oiseaux se délectent de ses graines et bourgeons.

Pour nous aussi, le bouleau est aussi une source précieuse, grâce à ses feuilles et sa sève, connues pour leurs vertus thérapeutiques. La tisane de feuilles, fraîches ou séchées, est diurétique et apaise les cystites et rhumatismes.

En inhalation, elle dégage le nez et, en eau de rinçage, elle rend les cheveux doux et brillants. Au printemps, drainer sa sève permet de la consommer fraîche pour faire une cure détoxifiante.

Enfin, les stères de bouleau servent comme bois de chauffage : l’écorce et le bois brûlent bien, même frais !

L’écorce peut aussi servir à réaliser un bain de teinture jaune pour le textile.

La pâquerette (Bellis perennis)

Elle fait son apparition dès les premiers jours de beau temps et on la trouve pratiquement tout au long de l’année dans la nature sauvage comme dans les parcs et jardins.

Les pâquerettes sont des fleurs qui se ressèment naturellement et qui ne craignent pas la tondeuse. Représentant une nourriture à l’année pour les insectes, elles peuvent être consommées par les humains en tisane (2 cuillerées à café par tasse, temps d’infusion : 10 minutes) ou en salade.

Elles sont aussi un excellent remède antitussif (toux grasse). Frottée sur les piqûres ou petites blessures, elles soulagent la peau.

Les fleurs des pâquerettes sont comestibles, surtout de mai à juillet. Elles ont un petit goût de noisette. Elles servent aussi à décorer les tartines et à relever vos salades.

Attention à ne pas les cueillir le long des routes, favorisez plutôt les jardins connus et écologiques !

La capucine (Tropaeolum majus)

Elle pousse rapidement et en abondance de mai à octobre, au soleil ou à la mi-ombre. La capucine est autant utile pour les insectes pollinisateurs (bourdons, abeilles et papillons surtout), que pour l’homme !

Elle est, en effet, un antibiotique naturel à large spectre, désinfectante, cicatrisante et anti-inflammatoire, renforçant également les défenses immunitaires.

Le vinaigre de capucines (1 poignée de fleurs macérées 1 semaine dans le vinaigre) est par exemple efficace en gargarisme contre les maux de gorge et, en rinçage après-shampoing, elle règle les problèmes de cheveux gras, fatigués ou à pellicules.    Utilisez aussi la capucine en cuisine comme condiment, dans les salades et les tartinades : elle est riche en vitamine C, ses feuilles et fleurs ont un goût de cresson. Enfin, elle est utile au jardin, potager et verger pour chasser les nuisibles, tout en étant un excellent engrais vert.

L’ortie (Urtica Dioica)

Ne l’éradiquez pas ! L’ortie est une plante précieuse au jardin, qui pousse d’avril à septembre. Cette rustique envahissante est une plante nourricière pour plus de 35 chenilles de papillons et elle constitue un engrais naturel hors pair.

Pour fabriquer du purin d’ortie, faites macérer 1 kg d’orties dans 10 litres d’eau pendant environ 2 à 3 semaines, remuez chaque jour puis diluez avec de l’eau dans une portion de 1 à 10.

N’hésitez pas à en faire des soupes également ou des smoothies et jus : riche en vitamine C, l’ortie renforce les défenses immunitaires et dynamise les personnes souffrant de dépression saisonnière. La tisane d’ortie est aussi diurétique et détoxifie le corps.

L’asperge (Asparagus officinalis)

Contrairement à l’asperge blanche, peu répandue dans les jardins car associée au travail intensif, l’asperge verte est facile à cultiver dans un carré potager : elle se récolte à partir de la 3e année après semi et… pendant 15 ans à raison de 500 g d’asperges vertes par griffe.

Riches en nectar et pollen, ses fleurs sont précieuses pour les abeilles mellifères, bourdons et autres abeilles sauvages. Quant à ses baies rouges, elles nourrissent les oiseaux en hiver.

Récoltez-les aussi de mi-avril à mi-juin pour les savourer en cuisine : plus parfumées que les blanches, elles sont riches en potassium et se préparent facilement. Les tisanes d’asperges crues et de racines sont diurétiques.

Enfin, ses rameaux en forme d’aiguilles embellissent les bouquets champêtres !

A lire Les plantes multi-usages, de Bärbel Oftring, aux éditions Delachaux et Niestlé.

Claire Lelong-Lehoang

Crédits des visuels :    Bouleau : ©Ablokhin – stock.adobe.com    Pâquerette : ©M. Schuppich – stock.adobe.com    Capucine : ©Varts – stock.adobe.com    Ortie : ©Ondrej83 – stocke.adobe.com    Asperge verte : ©Dušan Zidar – stock.adobe.com

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