Regardez le ciel deux soirs de suite à la même heure. Si la Lune se lève plus haut, elle est montante. Plus bas, elle est descendante. Ça n’a rien à voir avec le croissant qui grossit ou maigrit — et c’est pourtant cette confusion qui fait rater les plantations de la rentrée.
La fin de l’été 2026 offre une fenêtre très lisible : trois chantiers s’y enchaînent presque naturellement.
Lune croissante et Lune montante sont deux phénomènes différents. La première décrit la portion éclairée qui grandit après la nouvelle Lune. La seconde décrit la trajectoire de la Lune dans le ciel, qui grimpe ou redescend jour après jour.
Et c’est la deuxième qui intéresse le jardinier. Selon la tradition, en Lune descendante la sève travaille vers le bas : racines, boutures, repiquages, tout ce qui doit s’ancrer.
En Lune montante, l’énergie remonte vers les parties aériennes — greffes, récoltes de fruits, semis de légumes-feuilles.
Ajoutez à cela les jours racine, feuille, fleur et fruit, liés à la constellation devant laquelle passe la Lune. Un jour racine en Lune descendante, c’est la combinaison la plus recherchée pour l’ail, les échalotes ou les bulbes.
Quatre dates suffisent à structurer le mois. Nouvelle Lune le 11 septembre, premier quartier le 18, pleine Lune le 26 en fin de soirée, dernier quartier début octobre.
Ce qu’il faut savoir : les dates de nœud et de périgée changent chaque mois et ne se déduisent pas des phases. Un calendrier lunaire imprimé reste le seul moyen fiable de les repérer.
Un détail qui trahit un sol prêt : la terre s’effrite entre les doigts sans coller à la lame de la fourche-bêche. Si elle fait des mottes brillantes, attendez deux jours.
Soyons directs. Aucune étude n’a démontré d’effet net de la Lune sur la germination, et un ail planté au mauvais jour dans une bonne terre poussera mieux qu’un ail planté au « bon » jour dans un sol tassé et gorgé d’eau.
L’intérêt réel du calendrier lunaire est ailleurs : il impose un rythme, découpe la saison en fenêtres et évite de tout faire le même week-end. C’est déjà énorme.
Les fondamentaux restent prioritaires. Un sol ameubli sur 25 cm, un apport de compost mûr ou de fiente de poules bien décomposée, et un paillage de 5 cm posé après plantation — le miscanthus broyé convient bien aux fraisiers, il ne se tasse pas. Pour renforcer les jeunes plants, un purin de consoude dilué à 5 % en arrosage, ou l’un de ces engrais naturels à effet lent.

L’astuce à retenir : plantez racines et bulbes en Lune descendante, semez les feuilles en Lune montante.
Observez sa hauteur dans le ciel deux soirs de suite, à la même heure et au même endroit. Si elle monte, elle est montante ; si elle baisse, elle est descendante.
La tradition le déconseille pour les semis et les plantations. Profitez-en pour désherber, nettoyer les outils ou vider le composteur.
Oui, ça reste possible, mais les jours feuille en Lune montante sont considérés comme plus favorables pour mâche, épinards et laitues d’hiver.
Autant qu’en pleine terre. En pot, la qualité du substrat et la régularité des arrosages restent de loin les facteurs les plus déterminants.