Avec ses petites boules brillantes rouges ou orangées, le pommier d’amour est une plante décorative qui attire immédiatement l’œil. Cultivé en pot, sur une terrasse ou près d’une fenêtre, il ressemble à un véritable mini-arbre fruitier, bien qu’il ne soit apprécié que pour son aspect ornemental. Facile à cultiver, Solanum pseudocapsicum se prête aussi bien à une culture annuelle qu’à une culture vivace en intérieur, à condition de lui offrir lumière et chaleur. Attention toutefois : ses fruits sont toxiques, ce qui nécessite quelques précautions si des enfants ou des animaux circulent dans la maison.
Difficile de classer précisément le pommier d’amour : plante arbustive ou petit arbuste ? Peu importe, car son attrait réside surtout dans son port compact, son feuillage persistant et bien sûr ses fruits décoratifs. On l’appelle aussi « cerisier d’amour », « oranger de savetier » ou encore « cerisier de Jérusalem ». Ces noms populaires témoignent de son succès dans les intérieurs, où il est cultivé depuis des siècles comme plante d’ornement.
Le feuillage du pommier d’amour se compose de petites feuilles ovales, étroites et légèrement ondulées, d’un vert soutenu et brillant. En été, de petites fleurs blanches étoilées apparaissent, souvent discrètes, mais annonciatrices de la fructification. À l’automne, les fruits se colorent petit à petit pour atteindre leur teinte finale selon les variétés : orange vif, rouge, blanc virant à l’orange ou crème puis orangé.
Au-delà de son esthétisme, le pommier d’amour possède une belle longévité décorative : ses fruits tiennent plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, même en intérieur. Peu rustique, il se cultive surtout en pot, ce qui permet de le protéger du froid et de le rentrer dès que les températures passent sous les 10°C.
Attention : toutes les parties de la plante sont toxiques, en particulier les fruits. Le pommier d’amour fait partie des plantes toxiques du jardin et de la maison. Les baies contiennent de la solanine, une substance irritante et dangereuse si elle est ingérée.
⚠️ Précautions à prendre :
Le pommier d’amour exige chaleur et lumière. Sa faible rusticité impose généralement une culture en pot ou en jardinière, même dans les régions où les hivers sont seulement frais. Son sol de prédilection est un terreau riche, léger et bien drainé.
Choix du pot : privilégiez un contenant large, peu profond, muni de trous de drainage. Le pommier d’amour développe surtout ses racines à l’horizontale.
Déposez une couche drainante au fond du pot (billes d’argile, gravier, tessons). Une grille fine au-dessus des trous est idéale pour éviter qu’ils ne se bouchent.
Astuce : si vous souhaitez installer un pommier d’amour au jardin, placez simplement votre pot en pleine terre pendant la belle saison. Il suffira de le remonter en intérieur à l’arrivée de l’hiver.
Pour bien se développer, le pommier d’amour a besoin de chaleur et d’arrosages réguliers. Toutefois, la gestion de l’eau est essentielle :
Un apport d’engrais liquide toutes les deux semaines en période de croissance favorise la floraison puis la formation des fruits. En pot extérieur, le pommier d’amour doit être protégé du gel : rentrez-le dès 10°C ou placez-le en véranda tempérée.
La taille n’est pas indispensable, mais une légère coupe permet de conserver un port compact et arrondi. Vous pouvez aussi supprimer les tiges trop longues pour maintenir l’équilibre de la plante.
Le pommier d’amour se multiplie :
Après la levée, repiquez les jeunes plants en godet puis en pot définitif.
Comme beaucoup de plantes cultivées en intérieur, le pommier d’amour peut être attaqué par :
La principale maladie à redouter est le botrytis, favorisé par l’humidité stagnante. Aérez régulièrement et évitez de mouiller le feuillage.
Le pommier d’ amour s’utilise presque exclusivement en pot, à l’intérieur ou à l’extérieur pendant la belle saison. Il apporte une touche colorée dans les jardinières et balconnières d’automne. Sa silhouette compacte l’associe facilement à des plantes comme les cyclamens, mini-bruyères, petits chrysanthèmes ou feuillages décoratifs.
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Non, ses fruits sont toxiques et ne doivent jamais être consommés.
Oui, s’il est cultivé en intérieur lumineux et protégé du froid, c’est une vivace qui peut refleurir et fructifier chaque année.
Les fruits finissent par tomber ou se dessécher, mais une nouvelle fructification est possible l’année suivante.
Offrez-lui beaucoup de lumière et un engrais régulier en été. En intérieur, la pollinisation peut être aidée avec un petit pinceau.
Oui, par bouturage en fin d’été ou par semis au printemps.