Les orchidées sont des variétés de plantes particulièrement plébiscitées pour embellir nos intérieurs. Mais saviez-vous que la plupart de ces Divas se cultivent sans terre ? En effet, 70 % des orchidées se plaisent dans un substrat neutre avec un taux suffisant d’humidité ou simplement dans l’eau. Découvrez tous nos conseils pour réussir leur culture et leur entretien.
Cette culture hors-sol peut surprendre, mais elle correspond assez bien au mode de vie naturel de nombreuses orchidées tropicales. À condition de respecter quelques règles simples — lumière douce, eau non calcaire, racines aérées et apports d’engrais très dilués — elle permet d’observer plus facilement l’état des racines et de limiter les excès d’arrosage, souvent responsables du dépérissement des orchidées en pot classique.
Il existe une multitude d’espèces d’orchidées, mais il faut savoir que certaines d’entre elles sont terrestres alors que d’autres sont épiphytes.
Les orchidées épiphytes n’ont aucun contact avec le sol puisqu’elles s’accrochent à un végétal avec leurs racines aériennes pour pousser. En cause, leur milieu naturel (forêt tropicale) dans lequel la lumière au sol est faible. Pour s’adapter à cet environnement hostile, elles ont pris de la hauteur pour survivre en trouvant davantage de lumière, d’eau de pluie, d’insectes pollinisateurs et de vent pour disséminer leurs graines.
Elles trouvent sur ces végétaux (arbres, plantes, écorces) les minéraux dont elles ont besoin sans jamais nuire ou parasiter leur hôte.
Elles ont aussi la capacité de capter l’humidité dans l’air ambiant ou à partir de l’eau de pluie ou de rosée qu’elles stockent de façon ingénieuse (racines aériennes recouvertes d’un vélum très absorbant, forme des feuilles, etc.).
Les orchidées terrestres, quant à elles, s’enracinent dans un sol aéré et humide, riche en déchets végétaux pour subsister.
Pour une culture sans terre à la maison, il est donc préférable de se tourner vers les orchidées épiphytes, plus naturellement adaptées à ce type de culture. Les orchidées terrestres, comme certaines variétés de cymbidiums ou de sabots de Vénus, demandent un substrat plus nourricier et se prêtent moins bien à l’hydroculture pure.
Le Phalaenopsis reste le meilleur choix pour débuter. Il tolère assez bien les variations de culture, fleurit longtemps et permet d’observer facilement ses racines. La Vanda, très spectaculaire, se cultive souvent racines nues ou dans un vase, mais elle demande une forte luminosité et une humidité régulière.
Bien qu’il soit impossible de recréer un climat tropical chez soi, on peut se rapprocher des conditions de vie favorables à la bonne santé de ce type d’orchidée en la cultivant hors sol. Pour cela, on remplacera la terre par un substrat neutre qui n’apporte aucune nourriture à la plante ou uniquement de l’eau. En culture, c’est ce que l’on appelle l’hydroponie ou hydroculture.
Pour se lancer, il est préférable d’utiliser des sujets que l’on vient d’acheter, car elles n’ont pas encore été habituées à vivre dans un pot avec du terreau.
Si vous souhaitez passer une orchidée déjà installée en écorces vers l’hydroculture, procédez progressivement. Une plante habituée à un substrat classique peut avoir besoin de plusieurs semaines pour produire de nouvelles racines adaptées à son nouveau milieu. Pendant cette période, il faut éviter les excès d’eau et surveiller très attentivement l’apparition de racines molles ou brunes.
Le pot transparent présente un grand avantage : il permet de surveiller l’état des racines. Des racines vertes, fermes et charnues sont un bon signe. Des racines brunes, molles ou creuses indiquent au contraire un excès d’eau ou un manque d’aération.
Les billes d’argile doivent être rincées avant usage afin d’éliminer la poussière. Elles peuvent aussi être trempées quelques heures dans l’eau claire avant l’installation. Cette méthode convient bien aux orchidées qui ont besoin d’un support stable tout en conservant des racines aérées.
?Avec cette méthode, On laisse les racines dans l’eau deux jours, puis on les laisse sécher pendant 5 jours ou on change entièrement l’eau tous les 15 jours.
Cette alternance entre humidité et période sèche est importante. Elle évite l’asphyxie des racines et reproduit en partie ce que connaît l’orchidée dans son milieu naturel : des épisodes humides suivis d’une bonne aération. L’eau ne doit jamais recouvrir tout le système racinaire, sauf très ponctuellement lors d’un bain court.
Installez votre orchidée près d’une fenêtre lumineuse, mais protégée du soleil direct par un voilage. Une température comprise entre 18 et 24 °C lui convient généralement bien. Évitez les courants d’air froids, les radiateurs trop proches et les pièces très sèches.
En hiver, la plante pousse plus lentement. Réduisez donc légèrement les apports d’eau et d’engrais. Au printemps, lorsque de nouvelles racines et de nouvelles feuilles apparaissent, vous pouvez reprendre des apports plus réguliers.
Pour apporter à l’orchidée les sels minéraux dont elle a besoin, il faut ajouter de l’engrais à l’eau à chaque arrosage. On recommande d’utiliser 1/10 de la dose recommandée sur le paquet.
Il est préférable d’apporter peu d’engrais mais régulièrement, plutôt qu’une dose trop forte. Les racines d’orchidées sont sensibles aux excès de sels minéraux. Une fois par mois, vous pouvez rincer entièrement le contenant et les racines à l’eau claire pour éviter l’accumulation de résidus.
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