Les nuits fraîchissent, les boutons s’ouvrent plus lentement et certaines roses brunissent avant même de s’épanouir. Pourtant, un rosier remontant peut encore fleurir tard en automne lorsque la météo reste suffisamment douce. L’objectif n’est plus de provoquer coûte que coûte une nouvelle vague de fleurs, mais d’accompagner celles qui sont déjà en préparation.
À cette saison, quelques gestes simples permettent de prolonger la floraison des rosiers. Mais il faut aussi savoir quand arrêter : taille sévère, engrais et nouvelles pousses vigoureuses ne sont plus souhaitables à l’approche de l’hiver.
Oui, à condition qu’il s’agisse d’un rosier remontant. Contrairement aux rosiers non remontants, qui fleurissent essentiellement une fois dans l’année, les remontants sont capables de produire plusieurs vagues de fleurs jusqu’en fin de saison.
Des variétés comme ‘Knock Out’, ‘The Fairy’ ou ‘Iceberg’ peuvent ainsi conserver des fleurs tardivement lorsque l’automne reste doux. Les rosiers grimpants remontants comme ‘New Dawn’ peuvent également offrir quelques dernières roses.
En revanche, inutile de vouloir relancer un rosier non remontant comme ‘Albertine’ ou ‘Cardinal de Richelieu’. Sa saison de floraison est terminée.
Observez aussi votre rosier : des boutons déjà bien développés ont davantage de chances de s’ouvrir que de très jeunes boutons apparus alors que températures et durée du jour diminuent fortement.
Tant que le rosier pousse et que les conditions restent favorables, vous pouvez continuer à retirer les roses fanées. Cette opération évite à la plante de consacrer son énergie à la formation des fruits et accompagne la remontée florale.
Coupez proprement sous la fleur fanée, au-dessus d’une feuille ou d’un bourgeon bien orienté. Il n’est pas indispensable de rechercher systématiquement la fameuse « première feuille à 5 folioles » : l’important est surtout de réaliser une coupe propre et raisonnable, sans rabattre fortement la branche.
À lire : comment couper les fleurs fanées du rosier.
À l’automne, pluie, humidité persistante et températures plus fraîches peuvent empêcher certaines fleurs très doubles de s’ouvrir correctement. Les pétales extérieurs brunissent, se collent et le bouton finit parfois par pourrir.
Retirez ces fleurs et boutons abîmés afin d’éviter qu’ils restent longtemps humides au milieu du feuillage. Une bonne circulation de l’air dans le rosier limite également les conditions favorables à la pourriture grise.
Un automne frais ne signifie pas nécessairement que le rosier dispose de suffisamment d’eau. Après une période sèche, un manque d’eau peut accélérer le flétrissement des fleurs et perturber l’ouverture des boutons.
Vérifiez simplement la terre quelques centimètres sous la surface. Si elle reste fraîche, inutile d’arroser. Si elle est sèche en profondeur, effectuez un arrosage au pied plutôt que de multiplier les petits apports superficiels.
Évitez de mouiller inutilement fleurs et feuillage, particulièrement lorsque les journées deviennent fraîches et humides.
Profitez de vos passages auprès des rosiers pour ramasser les feuilles tombées atteintes de taches noires.
Éliminer ces débris contaminés contribue à réduire les sources de maladie qui restent au pied du rosier. Ce geste d’hygiène ne garantit pas à lui seul l’absence de maladie l’année suivante, mais il participe utilement à la prévention.
Plus l’automne avance, moins il est intéressant de chercher à stimuler une nouvelle floraison. Lorsque la croissance ralentit franchement et que le froid s’installe, laissez simplement les dernières fleurs évoluer naturellement.
Certaines formeront des cynorrhodons, particulièrement décoratifs chez certains rosiers et appréciés de la faune.
Il n’existe pas de date universelle : octobre peut encore être très doux dans certaines régions alors que les premières gelées ont déjà touché d’autres jardins. Fiez-vous davantage à l’état du rosier et à la météo qu’au calendrier.
C’est probablement l’erreur la plus importante. L’automne n’est pas la période pour effectuer la véritable taille du rosier.
Évitez de rabattre fortement les branches simplement pour « préparer l’hiver ». Une taille importante peut favoriser le départ de nouvelles pousses si le temps reste doux, alors qu’elles auront peu de temps pour s’endurcir avant l’arrivée du froid.
Contentez-vous de supprimer le bois mort ou abîmé et, si nécessaire, de raccourcir une branche particulièrement longue susceptible d’être endommagée par le vent.
À cette période, le but n’est plus de produire de longues pousses nouvelles. Évitez donc les apports d’engrais riches en azote et les produits utilisés comme « coup de fouet ».
Le rosier doit progressivement ralentir sa croissance et préparer son entrée en repos. Un apport d’engrais tardif n’est pas nécessaire pour conserver les quelques fleurs encore présentes.
Le compost bien mûr pourra être utilisé comme amendement selon votre sol et votre calendrier de culture, mais il ne doit pas être considéré comme un moyen de relancer la floraison automnale.
Un paillage organique peut rester utile en automne : il limite les variations d’humidité du sol et protège progressivement la zone racinaire.
Évitez simplement d’accumuler une couche humide directement contre les tiges ou le point de greffe. Laissez un petit espace autour de la base du rosier.
Un rosier en pot peut lui aussi continuer à fleurir tardivement. Ses racines sont cependant davantage exposées aux variations de température que celles d’un rosier installé en pleine terre.
Ne rentrez pas le pot dans une pièce chauffée pour essayer de conserver les fleurs. Laissez plutôt le rosier dehors dans un endroit protégé et surveillez l’humidité du substrat.
Lorsque de fortes gelées sont annoncées, protégez surtout le contenant et la motte. Plus le pot est petit, plus son substrat se refroidit rapidement.
C’est fréquent lorsque l’automne devient humide. Certaines roses, notamment les variétés très doubles, supportent mal les pluies répétées. Les pétales extérieurs restent collés autour du bouton et commencent à brunir avant l’épanouissement.
Ne cherchez pas à ouvrir le bouton manuellement. S’il est franchement brun et mou, coupez-le proprement. Si plusieurs fleurs présentent le même problème, vérifiez également que le rosier n’est pas trop enfermé dans une végétation dense.
En revanche, un bouton sain qui s’ouvre simplement plus lentement peut rester en place : la baisse des températures ralentit naturellement son développement.
Oui, tant que le rosier remontant pousse encore et que les conditions restent suffisamment douces. Lorsque la végétation ralentit franchement, laissez les dernières fleurs évoluer naturellement plutôt que de chercher à provoquer une nouvelle remontée.
Évitez la taille de structure à cette période. Limitez-vous aux fleurs fanées, au bois mort ou abîmé et éventuellement aux très longues branches susceptibles d’être endommagées par le vent. La taille principale se fera au moment adapté à votre type de rosier.
Il est inutile de chercher à relancer la croissance avec un engrais riche en azote. À mesure que l’hiver approche, le rosier doit au contraire ralentir progressivement son activité.
Une météo fraîche et humide peut empêcher certaines fleurs, notamment très doubles, de s’ouvrir correctement. Les pétales restent collés et peuvent brunir ou pourrir. Retirez les boutons franchement abîmés.
Il n’existe pas de date ni de température universelles. Un rosier remontant peut continuer à produire quelques fleurs tard en automne lorsque la météo reste douce. La floraison ralentit progressivement puis s’arrête avec l’arrivée durable du froid.
Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.