La chaleur revient et, avec elle, tout un petit monde qui n’attend qu’une chose : s’installer dans le pelage de votre chien. Puces, tiques, aoûtats prolifèrent dès que les températures grimpent.
Le problème, ce n’est pas tant leur présence que le moment où vous les repérez. Trop souvent, on agit une fois que le chien se gratte jusqu’au sang.
Or les premiers signes apparaissent bien avant. Voici comment les lire.
Quatre parasites concentrent l’essentiel des consultations vétérinaires estivales. Ils n’attaquent ni de la même façon, ni au même endroit.
| Parasite | Où il se loge | Signe typique |
|---|---|---|
| Puce | Bas du dos, ventre, base de la queue | Grattage, petits points noirs |
| Tique | Oreilles, cou, aines, entre les doigts | Boule ferme accrochée à la peau |
| Aoûtat | Entre les doigts, plis, oreilles | Amas orangés, démangeaisons intenses |
| Moustique / phlébotome | Zones peu poilues, tête | Piqûres, transmission de la leishmaniose |
La tique reste la plus redoutée car elle transmet des maladies graves comme la piroplasmose. Elle passe souvent inaperçue tant qu’elle n’est pas gorgée de sang.
Détail rarement mentionné : un chien peut héberger des puces sans se gratter frénétiquement. Tout dépend de sa sensibilité individuelle à la salive de puce.
Le grattage n’est pas toujours le premier symptôme. Souvent, le comportement change avant.
Ces grains noirs méritent une vérification simple. Posez-les sur un mouchoir humide.
S’ils rougissent, c’est du sang digéré : des déjections de puces. Preuve certaine de leur présence, même sans en voir une seule.
Et l’erreur classique, c’est de confondre un chien qui se gratte sans puces avec une infestation. Allergies, peau sèche, stress : les causes de démangeaisons sont nombreuses. Le mouchoir humide tranche vite la question.
Inspectez votre chien chaque soir en période chaude, surtout au retour de promenade. Cinq minutes suffisent.
Passez les mains à rebrousse-poil sur tout le corps. Concentrez-vous sur les zones où la peau est fine et chaude, celles que les parasites préfèrent : le tour des oreilles, le dessous du cou, les aisselles, les aines et entre chaque doigt.
Pour les tiques, cherchez au toucher une petite boule dure, de la taille d’une lentille à celle d’un pois selon qu’elle est gorgée ou non. Écartez le poil pour voir la peau. Chez les chiens à poil long comme le golden retriever ou le berger australien, cet examen visuel demande de la patience.
Oui, c’est un peu fastidieux tous les soirs. Mais une tique retirée dans les 24 heures réduit fortement le risque de transmission de maladie.
La régularité change tout.
Utilisez un crochet à tiques, jamais une pince à épiler ni les doigts. Le crochet glisse sous le corps du parasite et le décroche par rotation, sans écraser l’abdomen.
Le geste précis :
Ne jamais appliquer d’éther, d’alcool ou d’huile avant de retirer la tique. Stressé, le parasite régurgite dans la plaie et augmente le risque d’infection. Cette vieille astuce est à oublier.
Surveillez le point de piqûre pendant 15 jours. Une auréole rouge qui s’étend, une fatigue, une fièvre ou des urines foncées imposent une visite vétérinaire rapide. Ces signes peuvent annoncer une piroplasmose, dont la prise en charge précoce est déterminante. Pour tout savoir sur ce parasite, consultez notre dossier complet sur le danger de la tique pour le chien.
La protection antiparasitaire ne se pose pas au premier grattage. Elle s’anticipe dès le mois de mai et se maintient jusqu’aux premières gelées, car tiques et puces restent actives tant qu’il fait doux.
Plusieurs formes existent, à choisir selon le mode de vie du chien :
Au jardin, limitez les hautes herbes où les tiques attendent, à l’affût, sur les brins. Une tonte régulière des zones de passage réduit nettement le risque.
Les aoûtats, eux, se concentrent dans les pelouses ensoleillées en fin d’été : évitez d’y laisser le chien somnoler aux heures chaudes.
Pensez aussi au vermifuge, complémentaire de l’antiparasitaire externe. Certaines puces avalées transmettent le ténia, un ver intestinal.

L’astuce à retenir : inspectez votre chien chaque soir en été, en insistant sur les zones à peau fine.
Peignez le pelage au-dessus d’un mouchoir humide. Si les petits grains noirs rougissent, ce sont des déjections de puces gorgées de sang.
Avec un crochet à tiques et une rotation, la tique se détache entière. Un petit résidu noir se résorbe généralement seul en quelques jours.
Ils provoquent de vives démangeaisons mais ne transmettent pas de maladie. Un lavage de la zone et un antiparasitaire adapté suffisent le plus souvent.
Suivez la durée indiquée : 3 à 4 semaines pour une pipette, plusieurs mois pour un collier. Ne dépassez jamais l’intervalle sous peine de fenêtre sans protection.