Grâce à une lumière rasante, l’arrière-saison est le meilleur moment après le printemps pour apprécier le jardin dans toutes ses nuances de coloris. Optez pour des teintes vives et chaleureuses avant d’engager le ballet des teintes mordorées de l’automne.
Les sauges, les Echinacées, les Sedum associés aux dernières floraisons de roses et de clématites prolongent le show avec brio !
Les Echinacées pourpres (Echinacea purpureum) jouent les prolongations exhibant de larges capitules au cœur bombé brun orangé. Leurs fleurs de 10 cm de diamètre, juchées au sommet de tiges fortes, confèrent à la plante une silhouette ordonnée en stries horizontales.

Les Echinacées sont de nature rustique et apprécient les bonnes terres fertiles, un peu lourdes et plutôt fraîches en été même si elles tolèrent bien les sols secs.
Choisissez une exposition ensoleillée pour stimuler la floraison.

Ajoutez à cela la simplicité des corolles à peine carnées de l’anémone du Japon (Anemone hybrida). Cette vivace facile à vivre et florifère renaît avec toujours plus de vigueur pour enchanter les massifs dès le milieu de l’été, et ce jusqu’aux gelées.
Plantez-la dans un sol meuble, frais et assez riche, au soleil ou à mi-ombre.

Les espèces tardives de Phlox paniculata hybrides complètent parfaitement le tableau des roses avec leurs grandes panicules plus ou moins pyramidales qui perdurent jusqu’en septembre.
Les plus tardifs sont ‘Elysabeth Arden’ rose clair à cœur rose vif, ‘Amethyst’ à fleurs bleu violacé…
Astuce d’association : mariez ces teintes roses/mauves à des feuillages gris (armoise, stachys) et à quelques touches blanches pour garder de la légèreté. Un paillage organique sombre accentuera le contraste des inflorescences.
Avec la baisse de la luminosité, l’éclat des bleus s’en trouve renforcé. Le bleu pâle des asters s’accorde à merveille avec celui des sauges tardives, des aconits ou du Ceratostigma plumbaginoides.

Surnommé la dentelaire de Lady Larpent Ceratostigma plumbaginoides forme un splendide couvre-sol vert bronze ponctué de corolles bleu gentiane de juillet à octobre.
Plantez-le en sol frais, bien drainé au soleil comme à mi-ombre.

L’aconit (Aconitum carmichaelii ‘Arendsii’).
Elle se plaît en sol riche et frais, plutôt consistant.
Cette espèce atteint 120 cm de haut et forme des grappes de fleurs en casque bleu roi en septembre-octobre.

Les sauges Salvia guaranitica et azurea.
Elles émettent de longues tiges de 1 m et plus, terminées par des épis bleu sombre ou violet pour la première et bleu azur pour la seconde.
Plantez-les au soleil, en sol relativement sec et drainé. Pour les conserver d’une année sur l’autre, pensez à protéger la souche du gel.
Bon à savoir : les bleus gagnent à être placés en arrière-plan pour créer de la profondeur, surtout s’ils sont encadrés par des floraisons chaudes (jaunes, cuivrées) au premier plan.
Ces infatigables rudbeckias vivaces illuminent nos plates-bandes souvent de juillet à octobre. De taille parfois imposante, ces « soleils » au cœur noir ou vert proéminent, entouré de ligules jaune vif, sont parfaits pour remplir les fonds de massifs.

Parmi les géants, Rudbeckia laciniata, qui élève une touffe dressée à plus de 1,50 m, est reconnaissable à ses feuilles à 3 ou 5 lobes. Il présente aussi une variété à fleurs doubles jaune citron ‘Goldquelle’ un peu moins vigoureuse (80 cm). Rudbeckia nitida ‘Herbstsonne (2 m de haut) possède un feuillage glauque coriace et d’élégantes ligules ovales courbées vers le sol. Ces formes géantes exigent une terre profonde, riche et plutôt fraîche.

Préférez les Rudbeckia fulgida, de tailles plus modestes comprises entre 70 et 80 cm de haut, pour composer de généreuses bordures. Les fleurs aux tiges solides en font de surcroît d’excellentes fleurs à couper. Elles se contentent d’une terre ordinaire, mais réclament le plein soleil.
Les Helianthus sont aussi des plantes robustes qui prospèrent en sol riche et frais, même calcaire. Leur floraison s’étale d’août à octobre. Attention à choisir des souches non rhizomateuses comme :

Afin d’atténuer l’éclat des jaune vif, glissez quelques tons cuivrés comme les capitules tout en rondeur de l’Helenium ‘Moerheim Beauty’. Ces marguerites au cœur brunâtre proéminent enflamment les parterres de fin d’été chez les cultivars mi-hâtifs à tardifs. Installez les hélénies en sol bien drainé et en plein soleil.


Ajoutez à cela, les asters à effet brouillard (Aster ericoides ‘Schneetanne’, Aster cordifolius ‘Silver Spray’) et les Gaura qui diffusent leurs myriades de fleurettes blanches,
Entretien express d’automne : arrosez en profondeur mais moins souvent, paillez (5–7 cm) pour maintenir l’humidité et nourrir le sol, et supprimez seulement les fleurs vraiment fanées pour prolonger la scène sans casser la structure des massifs.
Quelles sont les meilleures expositions ?
Le plein soleil convient à la majorité des vivaces citées. En climat chaud, offrez une ombre légère l’après-midi aux phlox et anémones du Japon pour préserver la floraison.
Comment éviter l’effet “patchwork” ?
Répétez 3–4 plantes “fil rouge” (ex. gaura blanche, sedum, sauge bleue, rudbeckia) en plusieurs points du massif. Ajoutez des touches blanches pour relier les teintes vives.
Faut-il fertiliser en fin de saison ?
Privilégiez un apport de compost mûr au pied (2–3 cm) plutôt qu’un engrais concentré : cela nourrit le sol durablement et prépare la reprise au printemps.
Quand rabattre les tiges ?
Laissez les tiges et ombelles structurantes tout l’hiver (nourriture et abri pour la faune, décor g givré). Rabattez court au début du printemps, juste avant la reprise.
Peut-on cultiver en pot sur balcon/terrasse ?
Oui : sedum, gaura, echinacea nains, petits asters. Utilisez des bacs profonds, un substrat drainant et un arrosage régulier jusqu’aux gelées.
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