Avec le retour des beaux jours et de la chaleur, il n’est pas rare de tomber nez à nez avec un serpent dans son jardin ou son potager. Cette rencontre, souvent surprenante, suscite parfois de l’inquiétude, voire de la peur. Pourtant, dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un animal discret, utile et non dangereux.
Sorti d’hibernation, ce reptile, discret et silencieux, qui a besoin de réguler sa température, apprécie la chaleur d’un tas de pierres ou d’un massif bien exposé. Il recherche également des zones calmes et riches en nourriture, comme les jardins bien entretenus ou les potagers abondants.
Rassurez-vous, il n’y a guère de (mal)chance que vous rencontriez un boa ou un python dans votre jardin !
En France, environ dix espèces de serpents sont communes, toutes protégées. Des espèces qu’il est donc interdit de tuer ou de capturer. Et parmi ces espèces, on distingue les couleuvres, parfaitement inoffensives, et les vipères, potentiellement venimeuses mais rarement mortelles.
Craintives, les vipères et les couleuvres ont tendance à fuir au moindre bruit. Pour autant, si elles se sentent attaquées, elles peuvent adopter une attitude plus agressive. C’est pourquoi il est primordial de savoir les identifier pour mieux les distinguer :
Vipère et couleuvre se distinguent aussi par leur taille. La vipère ne dépasse guère 95 cm et a un corps trapu avec une queue qui se démarque nettement alors que la couleuvre est fine.
Si vous rencontrez un serpent dans votre jardin, c’est une bonne nouvelle ! En effet, c’est une preuve que votre jardin ou votre potager est en bonne santé. Il possède un biotope parfaitement équilibré où la chaîne alimentaire est respectée.
De plus, en tant que redoutables prédateurs, les serpents peuvent se montrer très utiles pour débarrasser votre potager ou votre abri de jardin des rongeurs qui y ont élu domicile. Souris et mulots, voire de gros insectes et des larves, font le bonheur de ces serpents tant décriés mais ô combien importants pour l’écosystème.
Ils participent ainsi à limiter naturellement les nuisibles, réduisant le recours aux traitements chimiques.
Avant tout gardez votre calme ! Pourtant, c’est souvent la meilleure attitude à adopter face à un serpent qui aura tout autant peur de vous et prendra la fuite. Le plus important est de mettre une distance d’au moins 1 m à 1.50 m entre vous et le reptile.
Surtout, ne cherchez pas à le faire fuir en lui assénant des coups de bâton ou en lui jetant des pierres. Ces attaques ne risquent qu’augmenter son agressivité.
Si vous jardinez dans une zone à risque, portez des chaussures fermées et évitez de mettre les mains dans les tas de bois ou de pierres sans vérifier.
Et n’oubliez pas que la loi protège ces animaux.
Il existe plusieurs solutions pour limiter leur présence :
En complément, entretenir régulièrement votre jardin, tondre la pelouse et limiter les zones sauvages réduit fortement les risques.
Certes, l’idée peut surprendre. Mais le serpent est un auxiliaire précieux, au même titre que les coccinelles ou les mésanges.
Créer un espace dédié au fond du jardin permet une cohabitation harmonieuse, loin des zones de passage.
Attention, les serpents sont parfois confondus avec les l’orvet, inoffensif et utile au jardin.
©Claudia Peters