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La graisse du haricot est une maladie bactérienne redoutée au potager, car elle se propage vite et reste difficile à stopper une fois installée. Elle touche surtout les feuilles, les tiges et les gousses, avec des taches huileuses, des halos jaunes ou verdâtres et parfois des exsudats chargés de bactéries. La bonne nouvelle, c’est qu’une prévention rigoureuse permet de limiter fortement les risques d’apparition et de propagation.
La graisse du haricot est provoquée par deux bactéries différentes, qui n’agissent pas exactement dans les mêmes conditions :
Si les bactéries diffèrent, leur principal moyen de propagation reste le même : les semences. Les bactéries peuvent y rester viables plusieurs années, en attendant la germination de la graine.
Le cycle de développement de la graisse du haricot s’effectue en plusieurs étapes :
Les graines sont donc le premier vecteur de propagation. Toutefois, la maladie peut aussi passer d’un plant à l’autre par les ouvertures naturelles des feuilles, comme les stomates, ou par les blessures. Les éclaboussures de pluie, l’arrosage par aspersion et les manipulations du jardinier peuvent alors disséminer les bactéries dans la culture.
Comme son nom l’indique, la principale plante touchée est le haricot (Phaseolus vulgaris). La maladie peut toutefois concerner d’autres cultures, notamment certaines légumineuses comme le soja, la fève, mais aussi l’artichaut.
Les symptômes varient selon la bactérie responsable, mais ils ont un point commun : ils se manifestent souvent par des taches huileuses, humides ou nécrotiques, sur les feuilles, les tiges ou les gousses.
Feuilles
On observe de petites nécroses à l’aspect humide et huileux. Elles évoluent ensuite vers un halo vert pâle, rappelant une chlorose.
Tiges
Des taches graisseuses peuvent apparaître sur les tiges, surtout lorsque l’humidité est importante.
Gousses
Des taches graisseuses se développent sur les gousses. Elles peuvent sécréter un exsudat blanc crème à argenté, chargé de bactéries capables de contaminer de nouveaux plants.
Feuilles
La maladie provoque des taches nécrotiques brunes, de formes irrégulières, entourées d’un halo jaune vif. Peu à peu, les feuilles prennent un aspect brûlé, puis peuvent tomber. Cette teinte jaune plus marquée permet de différencier cette forme de la graisse à halo.
Il est aussi possible d’observer une décoloration brun rougeâtre des nervures et une humidification des tissus autour des zones touchées.
Tiges
Des bandes rougeâtres et longitudinales apparaissent. Les tiges finissent parfois par se fendre et libérer un exsudat jaune contenant des bactéries.
Gousses
Les gousses présentent des taches graisseuses, irrégulières, bordées de brun rouille. En cas d’attaque forte, elles peuvent elles aussi libérer un exsudat jaune.
La prévention est essentielle, car il n’existe pas de traitement réellement efficace une fois la maladie installée. Quelques gestes simples permettent toutefois de réduire fortement les risques.

Des semences saines et une bonne rotation des cultures limitent fortement les risques de graisse du haricot.
En période humide, certains jardiniers pratiquent des pulvérisations préventives de produits à base de cuivre, comme la bouillie bordelaise, jusqu’à la floraison. Toutefois, cette solution doit rester mesurée. Le cuivre s’accumule dans les sols et peut être toxique pour l’environnement s’il est mal utilisé.
Malheureusement, il n’existe aucun traitement curatif réellement efficace contre la graisse du haricot. Lorsque les symptômes sont visibles, l’objectif est surtout de limiter la propagation.
Si vous constatez des taches suspectes sur un pied, arrachez-le rapidement, ainsi que les plants les plus proches s’ils semblent touchés. Éliminez-les hors du potager, idéalement en les brûlant si cela est autorisé dans votre commune, ou en les évacuant avec les déchets verts selon les règles locales.
Évitez ensuite de circuler dans la culture lorsque les feuilles sont humides, car vous pourriez transporter les bactéries sans vous en rendre compte. Réduisez aussi les arrosages sur le feuillage et privilégiez toujours l’arrosage au pied.
Si la maladie est apparue dans une parcelle, évitez d’y ressemer des haricots pendant plusieurs années. Une rotation longue, associée à des semences saines, reste la meilleure stratégie.