Moins connu que le haricot vert, le haricot blanc ou le haricot plat, le haricot d’Espagne mérite pourtant une vraie place au potager. Cette plante grimpante et vigoureuse offre un double intérêt : une floraison abondante très décorative en début d’été, puis des gousses comestibles que vous pouvez cuisiner comme des haricots verts. Original, productif et esthétique, ce légume vivace séduit autant les jardiniers gourmands que ceux qui aiment les plantes utiles et ornementales.
Le haricot d’Espagne en résumé :
Le haricot d’Espagne apprécie les terres riches, profondes et souples. Pour obtenir une culture vigoureuse, il vaut mieux préparer le terrain à l’avance. Cette plante est généreuse, mais elle demande un sol suffisamment nourrissant pour produire à la fois un beau feuillage, des fleurs nombreuses et des gousses bien formées.
Le haricot d’Espagne appréciant les sols riches en humus, quelques travaux préparatoires sont recommandés dès l’automne :
Au milieu du printemps, vers la fin avril ou le début mai, vous pouvez retravailler légèrement le sol en surface à l’aide d’une griffe afin d’affiner la terre avant le semis.
À partir de la fin mai ou du début juin, lorsque la terre est suffisamment réchauffée, il est temps de passer à la plantation. Pour cela, semez 6 à 8 graines en poquets de 3 cm de profondeur et espacés d’au moins 50 cm.
La culture en pot du haricot d’Espagne est possible, mais elle reste peu recommandée. En effet, les haricots ont des besoins nutritionnels élevés et épuisent rapidement le substrat. La culture en pleine terre demeure donc la meilleure solution, et aussi la moins contraignante sur la durée.
Sans être vraiment exigeant, le Phaseolus coccineus demande quelques soins simples pour exprimer tout son potentiel. Bien installé, il pousse vite, fleurit abondamment et grimpe avec vigueur.

Avec un bon support et des arrosages suivis, le haricot d’Espagne devient une superbe grimpante potagère et fleurie.
Conseil malin : même s’il ne fait pas partie des paillis au sens strict, le terreau constitue une excellente alternative. Appliqué en couche épaisse de 3 à 4 cm, il protège le pied du haricot d’Espagne tout en enrichissant la terre en matière organique.
Phaseolus coccineus peut être la cible de l’appétit des limaces et des escargots, surtout au stade jeune plant. Les pucerons noirs sont également susceptibles de poser problème s’ils se multiplient en grand nombre sur les jeunes pousses ou les hampes florales.
Du côté des maladies, le haricot d’Espagne peut être touché par le mildiou et par la graisse du haricot. Une bonne aération des plants, un arrosage au pied plutôt que sur le feuillage et une rotation des cultures limitent fortement les risques.
L’un des grands attraits du haricot d’Espagne réside dans sa floraison abondante. Selon les variétés, les fleurs se parent de rouge vif, de blanc ou de bicolore. Elles apparaissent en grappes élégantes et transforment cette plante potagère en véritable grimpante décorative.
Cette floraison attire aussi les insectes pollinisateurs, ce qui ajoute encore à son intérêt au jardin. Le haricot d’Espagne trouve ainsi facilement sa place dans un potager ornemental, au pied d’une arche, d’un tipi ou le long d’un grillage.
La récolte intervient lorsque les gousses sont encore bien vertes et qu’elles commencent à gonfler. En règle générale, la cueillette débute environ 2 mois après la plantation. Selon votre date de semis, vous pourrez récolter le haricot d’Espagne de début août jusqu’aux premières gelées.
Comme pour les haricots verts classiques, une récolte régulière favorise souvent la poursuite de la production. Plus vous cueillez les gousses jeunes, plus la plante a tendance à en former de nouvelles.
Légume polyvalent, le Phaseolus coccineus se cuisine de plusieurs façons :
Sa saveur est légèrement plus marquée que celle du haricot vert, tout en restant agréable et fine. Les jeunes gousses sont les plus tendres et les plus intéressantes à consommer.
Le haricot d’Espagne cumule de nombreux atouts. Il habille joliment une structure verticale, fleurit abondamment, produit des gousses comestibles et revient parfois plusieurs années de suite lorsque les hivers restent doux. Il permet aussi de varier les récoltes au potager et d’introduire un légume moins commun, à la fois décoratif et gourmand.
Dans un petit jardin, il est également intéressant parce qu’il exploite la hauteur. Il prend donc moins de place au sol qu’on pourrait le croire, tout en apportant un volume appréciable au potager.
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