Mars est le mois idéal pour tailler vos rosiers grimpants, remontants et buissonnants… On vous explique pourquoi.
Pourquoi tailler les rosiers ?
Vous avez pour habitude de ne pas tailler vos rosiers… Attention, en agissant ainsi, vous risquez de favoriser la pousse du petit bois qui va étouffer la plante en la privant de lumière. De même, les fleurs fanées et non ôtées épuisent le rosier car en se transformant en fruits, donc en graines, elles puisent inutilement toute la sève au détriment des branches jeunes.
Profitez donc, en mars, des jours qui rallongent et des températures qui remontent pour passer un peu de temps dans le jardin et accorder toute votre attention à vos rosiers. Eh oui, la taille principale des rosiers s’opère à la sortie de l’hiver, en février ou mars selon les régions, lorsque les fortes gelées sont passées. Bien sûr, vous pouvez agir plus tard, jusqu’en avril, mais toujours en évitant les jours de gel. Attention toutefois, les rosiers non remontants se taillent sitôt la fin de leur floraison, courant août.
En mars, la taille de fin d’hiver relance la végétation et prépare une floraison plus généreuse.
Ce que la taille change vraiment
Plus de lumière au cœur du rosier : la plante sèche plus vite après la pluie, ce qui limite certains problèmes (taches noires, maladies favorisées par l’humidité).
Une meilleure circulation de l’air : un rosier aéré est moins sujet aux attaques et développe des tiges plus solides.
Une sève mieux dirigée : en supprimant le vieux bois et les rameaux faibles, la plante concentre son énergie sur les pousses vigoureuses, donc sur la floraison.
Une silhouette équilibrée : le rosier reste beau, compact et plus facile à conduire sur un support ou à maintenir en massif.
Des rosiers structurés
Les rosiers ont besoin d’être structurés de manière à laisser la lumière atteindre le cœur de la plante et le vent circuler librement entre les branches. Mais prenez garde à ne pas couper les boutons naissants car vous risqueriez de diminuer la floraison à venir. En revanche, rien ne vous empêche de rabattre la plante des deux tiers de sa hauteur afin de concentrer la sève vers les nouveaux rameaux.
Auparavant, assurez-vous d’avoir bien désinfecté vos outils de coupe car ils peuvent se révéler des vecteurs importants dans le transfert des maladies.
De même, n’oubliez pas de brûler vos tailles afin de faire disparaître maladies et parasites qui auraient pu séjourner ou apparaître au cours de l’hiver. Ce qui est certain, c’est que plus votre attention sera portée à vos rosiers, plus vous constaterez des répercussions sur sa floraison. Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire si vous souhaitez voir votre jardin joliment envahi par les roses.
L’objectif : un centre dégagé, des branches principales bien réparties, et des coupes nettes.
La méthode simple, qui marche sur la plupart des rosiers
1. Retirez le bois mort et les rameaux abîmés (cassés, noirs, desséchés).
2. Supprimez les branches qui se croisent et celles qui poussent vers l’intérieur : l’objectif est d’ouvrir le centre.
3. Enlevez le petit bois : rameaux fins qui ne porteront que peu de fleurs et épuisent la plante.
4. Raccourcissez les charpentières : en général, on peut rabattre d’environ un tiers à deux tiers selon la vigueur et le type de rosier.
5. Faites des coupes propres au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur, pour guider la future pousse.
Rosiers grimpants, buissons, remontants : la règle de bon sens
Rosiers buissons remontants : taille plus franche pour stimuler de nouvelles tiges florifères.
Rosiers grimpants remontants : on conserve la charpente (les grandes branches), et on raccourcit surtout les rameaux secondaires.
Rosiers non remontants : on taille plutôt après floraison (été), car la taille de fin d’hiver supprimerait une partie des boutons déjà formés.
Maladies et parasites : ce que la taille aide à éviter
Maladies fongiques favorisées par l’humidité (taches noires, oïdium) : un rosier aéré sèche plus vite.
Bois malade (rameaux noirs, chancres) : en supprimant les parties atteintes, vous limitez la propagation.
Parasites hivernants : détruire les tailles et ramasser les feuilles au pied réduit les réservoirs d’attaques au printemps.
Dois-je tailler si mon rosier a déjà des bourgeons ? Oui, tant que les jeunes pousses ne sont pas trop allongées. Travaillez avec soin et évitez les tailles “au hasard” qui enlèvent les boutons les plus prometteurs.
Que faire si je taille trop court ? Rien d’inquiétant sur un rosier vigoureux : il repart souvent très bien. Surveillez l’arrosage en cas de printemps sec et apportez un peu de compost en surface.
Pourquoi désinfecter le sécateur ? Parce qu’un outil sale peut transporter des maladies d’un rosier à l’autre. Un coup d’alcool ou de désinfectant entre deux sujets limite les risques.
Faut-il mastiquer les coupes ? Ce n’est pas indispensable sur des coupes nettes. Le plus important est un outil bien affûté et une taille faite hors gel, sur bois sain.
Que faire des déchets de taille ? Si vos rosiers ont été malades, évitez le compost. Évacuez ou brûlez (si c’est autorisé). Si tout est sain, vous pouvez broyer et composter.
Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.