vin bio

Depuis 2012, l’appellation est encadrée par une réglementation européenne.

Jusqu’en 2012, on signalait en France le vin issu de l’agriculture biologique par le label AB attribué par le ministère de l’Agriculture. Mais, s’il certifiait le caractère bio du raisin, il ne concernait pas les techniques et produits utilisés dans le processus de vinification.

Applicable depuis août 2012, un règlement européen a défini les pratiques compatibles avec l’appellation « vin biologique ». Celle-ci encadre cette fois la production du raisin et la vinification. L’appellation n’est attribuée que sous réserve d’un contrôle annuel effectué par un organisme certificateur.

Conduite de la vigne

La conduite de la vigne en agriculture biologique repose sur l’utilisation de produits exclusivement d’origine naturelle pour la fertilisation et la protection des vignes, l’interdiction des OGM, la gestion des adventices par des procédés mécaniques.

Les règles européennes de vinification biologique exigent l’utilisation d’ingrédients bio, définissent des restrictions et des interdictions dans l’utilisation de certains procédés de transformation, imposent le respect d’une liste restreintes d’additifs et auxiliaires œnologiques et des restrictions sur les niveaux de dioxyde de soufre dans le vin.

Vin bio : une filière très dynamique

vin bio et biodynamiqueIl faut noter cependant que l’on peut trouver derrière la mention « vin biologique » des réalités bien différentes. Elle peut aussi bien s’appliquer à une production qui aura utilisé tous les procédés autorisés qu’à un vin issu de l’agriculture biodynamique dont la charte est beaucoup plus exigeante.

Plusieurs voix se sont d’ailleurs exprimées pour dénoncer un règlement jugé trop laxiste en permettant encore l’utilisation de produits et techniques peu naturels. C’est un premier pas. Une révision du règlement est prévue en 2015. Elle pourra sans doute permettre d’aller plus loin…

La filière viticole bio est l’une des filières végétales bio les plus dynamiques en France. Selon l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique, les surfaces du vignoble français bio ont presque triplé depuis 2007, s’établissant à près de 65 000 hectares en 2012 (pour environ 5 000 producteurs).

De nombreuses surfaces en conversion laissent présager d’arrivées importantes sur le marché en 2014. La vente directe est le principal circuit de commercialisation des vins bio dont la consommation ne cesse de progresser.

Martine de Saint Jan