Plantes et bien-être cardiovasculaire : ce que la tradition leur prête
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Aubépine, olivier, ail, passiflore, pissenlit, achillée, valériane : voici les plantes que l’herboristerie associe depuis longtemps au confort cardiovasculaire et à la détente nerveuse. Cette fiche dit quelle partie utiliser, sous quelle forme, en quelle quantité d’usage courant, quel goût attendre et ce qui doit vous faire renoncer. Elle ne remplace ni un diagnostic ni un traitement.
Infusion, décoction, extrait fluide, gélules, teinture, cuisine (ail cru, feuilles de pissenlit en salade, chocolat noir)
Saison de récolte
Avril-mai pour l’aubépine et le pissenlit, juin à septembre pour l’achillée et la passiflore, toute l’année pour la feuille d’olivier, automne pour la racine de valériane et le bulbe d’ail
Goût
Doux et floral (aubépine), franchement amer (olivier, pissenlit), herbacé et un peu camphré (achillée), végétal (passiflore), très fort et terreux (valériane)
Ce qu’on leur prête
La feuille de pissenlit, classique des cures dépuratives de printemps
Aubépine : en herboristerie traditionnelle, ses sommités fleuries sont réputées pour accompagner la nervosité, l’agitation et les palpitations liées à l’émotion. La naturopathie lui prête un effet apaisant sur le « cœur nerveux ».
Feuille d’olivier : plante méditerranéenne classique, employée traditionnellement en cure de fond pour le confort circulatoire et comme boisson d’élimination.
Pissenlit : la tradition l’emploie comme plante dépurative et drainante, notamment au printemps, pour favoriser l’élimination rénale.
Passiflore : les herboristes la conseillent en cas de tension nerveuse, de ruminations du soir et de sommeil agité.
Valériane : racine réputée pour ses vertus calmantes, employée traditionnellement lors des périodes de surmenage et d’endormissement difficile.
Achillée millefeuille : la phytothérapie populaire l’associe au confort circulatoire et à la sphère féminine ; c’est aussi une plante des petites plaies dans l’usage ancien.
Ail : aliment-condiment auquel la naturopathie prête un intérêt pour le confort circulatoire, consommé cru de préférence.
Cacao : sous forme de chocolat noir à forte teneur en cacao, il est apprécié comme aliment plaisir riche en magnésium et en composés amers.
Les sommités fleuries d’aubépine, récoltées en avril-mai
Tableau comparatif des plantes citées
Plante
Partie et forme courante
Ce que la tradition lui prête
Aubépine
Sommités fleuries, en infusion ou en extrait
Apaisement de la nervosité et des palpitations d’origine émotionnelle
Feuille d’olivier
Feuilles séchées, en infusion longue ou en extrait fluide
Confort circulatoire, boisson d’élimination en cure de fond
Pissenlit
Feuilles fraîches en salade, feuilles séchées en infusion
Plante dépurative et drainante du printemps
Passiflore
Parties aériennes, en infusion du soir ou en gélules
Calme des périodes de surmenage, endormissement difficile
Achillée millefeuille
Sommités fleuries, en infusion
Confort circulatoire, usage populaire ancien sur les petites plaies
Ail
Bulbe cru émincé, ou extrait désodorisé
Condiment réputé soutenir le confort circulatoire
Comment les employer
Toutes ces plantes se préparent à la maison, sans matériel particulier. Voici les gestes d’usage courant en herboristerie.
Infusion d’aubépine : environ 1 cuillère à café de sommités fleuries séchées par tasse d’eau très chaude, 8 à 10 minutes à couvert. Goût doux, légèrement floral. On la prend plutôt en fin d’après-midi ou le soir.
Infusion de feuilles d’olivier : 1 cuillère à soupe de feuilles coupées par tasse, 10 à 15 minutes à couvert, ou 5 minutes de frémissement puis repos. Le goût est franchement amer : une rondelle de citron ou une pointe de miel le rend plus buvable.
Infusion de passiflore : une pincée de parties aériennes par tasse, 10 minutes à couvert, dans l’heure qui précède le coucher.
Décoction de racine de valériane : la racine demande une ébullition courte (3 à 5 minutes) puis 10 minutes de repos. L’odeur est très forte, ce qui explique le succès des extraits secs en gélules.
Infusion d’achillée millefeuille : sommités fleuries séchées, 10 minutes à couvert. Saveur herbacée et amère, un peu camphrée.
Pissenlit : les jeunes feuilles se mangent crues en salade, avec une vinaigrette bien relevée pour équilibrer l’amertume ; séchées, elles s’infusent 10 minutes.
Ail : une gousse crue, écrasée puis laissée reposer quelques minutes avant d’être ajoutée en fin de cuisson sur les légumes, les soupes ou une tartine.
Cacao : un ou deux carrés de chocolat noir à forte teneur en cacao, en fin de repas, se dégustent mieux que trois tablettes au lait.
L’achillée millefeuille, sommités fleuries récoltées en été
Les associations classiques
Aubépine et passiflore : le mélange le plus courant des tisanes du soir.
Aubépine, passiflore et valériane : version plus corsée, au goût nettement plus marqué.
Feuille d’olivier et hibiscus : l’acidité de l’hibiscus adoucit l’amertume de l’olivier.
Ail cru et jus de citron : une association traditionnelle de la cuisine méditerranéenne.
L’ail, condiment le plus simple à intégrer au quotidien
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : une infusion d’aubépine bue tranquillement en fin de journée, à couvert pour garder les arômes, reste le geste le plus simple et le plus doux de cette liste.
Quelle plante commencer en premier ?
L’aubépine est la plus consensuelle : goût doux, préparation simple, et c’est la plante que l’herboristerie traditionnelle associe le plus souvent à la nervosité et à l’agitation. La feuille d’olivier est l’autre grande classique, mais son amertume rebute une partie des buveurs de tisane.
Combien de temps dure une cure traditionnelle ?
En usage traditionnel, on parle de cures de deux à trois semaines, suivies d’une pause d’une semaine, plutôt que d’une consommation continue. L’idée n’est pas d’obtenir un effet immédiat mais de s’inscrire dans une habitude régulière, sur un rythme régulier et modéré.
Peut-on associer plusieurs plantes ?
Oui, les mélanges sont la norme en herboristerie : aubépine et passiflore, ou feuille d’olivier et hibiscus pour adoucir l’amertume. Restez sur deux ou trois plantes à la fois, et parlez-en à un professionnel de santé si vous suivez un traitement, car les interactions se multiplient avec le nombre de plantes.
Faut-il vraiment manger l’ail cru ?
C’est la forme que privilégie la naturopathie, car les composés soufrés de l’ail se forment quand la gousse est écrasée. Écrasez-la, laissez reposer quelques minutes, puis ajoutez-la hors du feu. Si l’ail cru vous pèse sur l’estomac, les extraits désodorisés existent en complément.
Ces plantes remplacent-elles un suivi médical ?
Non, jamais. Elles relèvent d’un savoir d’usage et accompagnent une hygiène de vie, pas un diagnostic. En cas de traitement en cours, de grossesse, de troubles cardiaques ou de simple doute, l’avis d’un professionnel de santé passe avant toute tisane.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Solenne Ricard | Diplômée d'Art et passionnée de botanique, Solenne a choisi d'utiliser sa sensibilité aux questions environnementales pour écrire sur les plantes et le jardinage. Rédactrice web confirmée, elle a été webmaster d'une jardinerie indépendante avant de se spécialiser dans le végétal. Sur Jardiner Malin, elle écrit sur les orchidées, les rosiers et le potager de balcon. Cette amatrice de bonne cuisine cultive son potager en permaculture et utilise ses récoltes pour concocter quotidiennement de petits plats bio et écolos.