Le mûrier, ou Morus, est un arbre fruitier caduc, cultivé depuis l’Antiquité pour ses fruits savoureux – les mûres – mais aussi pour son ombre dense et son feuillage décoratif. Robuste, peu exigeant et souvent très longévif, il existe en formes fruitières (mûrier noir, blanc ou rouge) comme en variétés d’ornement, avec ou sans fruits.
En résumé, ce qu’il faut savoir :
Très répandu dans le Sud de la France, le mûrier est un arbre qui apprécie les régions au climat doux. Il est moyennement rustique (jusqu’à -10 à -15 °C) et ses jeunes pousses printanières sont assez sensibles au gel. C’est pourquoi il doit être planté à un emplacement ensoleillé et surtout parfaitement abrité des vents froids de l’hiver.
Le mûrier (Morus) a une préférence pour les sols légers, relativement profonds et qui restent frais en été. Il redoute surtout les sols lourds, argileux, humides ou gorgés d’eau qui font pourrir ses racines et le rendent encore plus sensible qu’il ne l’est au gel. La terre où sera planté le mûrier doit donc être parfaitement drainée.
En revanche, son système racinaire étant relativement fragile, la réflexion s’impose avant de le planter : il supporte très mal les déplacements. Installez-le directement à son emplacement définitif.
Le mûrier se plante en isolé au milieu d’une grande pelouse où il apportera un ombrage bienfaiteur pour les repas d’été. Il peut aussi intégrer une haie libre en compagnie d’un amélanchier ou d’un néflier du Japon. En termes de localisation, le mûrier se plante partout en France, mais dans les régions aux hivers peu cléments, il faut absolument l’abriter des vents froids. De même, il a besoin de beaucoup de chaleur pour fructifier correctement.
Le mûrier se plante principalement en automne ou au début du printemps, toujours en période hors gel. Évitez aussi les fortes chaleurs pour le mettre en terre.
Un paillage mis en place juste après la plantation aide à maintenir le sol frais et à limiter les arrosages de la première année.
Assez résistant à la sécheresse une fois bien installé, le mûrier ne demande que peu de soins. La première année de plantation, il faudra toutefois arroser régulièrement pour maintenir le sol frais. La pose d’un paillage ou la plantation de plantes couvre-sol permet de conserver une certaine fraîcheur. Ensuite, il se passe d’arrosages, sauf en cas de sécheresse exceptionnelle.
En fin d’hiver, une petite taille permet de supprimer le bois mort ou abîmé, et d’équilibrer la silhouette du mûrier. Contentez-vous de raccourcir légèrement les rameaux gênants ou déséquilibrés. Les grosses tailles ne sont pas nécessaires et peuvent même fragiliser l’arbre.
Aucune maladie ni aucun parasite ne fragilisent habituellement le mûrier, ce qui en fait un arbre très fiable pour les jardins sans traitements.
Les fruits des Morus arrivent à maturité entre juin et août-septembre. Suivant les espèces, ces fruits grenus sont de couleur rouge, rose, blanche, jaune, violette ou presque noire. Longs de 2 cm environ, ils sont très juteux, savoureux mais fragiles, ce qui explique qu’il soit rare d’en trouver dans le commerce.
Lorsqu’on évoque les mûres, on pense spontanément aux ronces (Rubus fruticosus) de nos campagnes. Pourtant, les mûres désignent aussi les fruits juteux et savoureux du mûrier (Morus), un petit arbre de la famille des Moracées qui se plaît dans les régions au climat doux.
Outre sa fructification, le Morus est un arbre intéressant par son feuillage, simple et stipulé, assez dense, qui procure un bel ombrage. En automne, les feuilles prennent une jolie teinte dorée. Elles peuvent être utilisées en infusions.
Entre avril et mai, il fleurit. Les fleurs mâles et femelles sont verdâtres et discrètes, regroupées en petits chatons.
De croissance relativement lente, le Morus offre en général une mise à fruits vers 5 ans. En revanche, il bénéficie d’une très belle longévité, au-delà de 100 ans : un véritable arbre de patrimoine, qui se transmet de génération en génération.
| Espèce / variété | Type | Hauteur adulte | Fruits | Rusticité | Usages & remarques |
| Espèces botaniques principales | |||||
| Morus alba | Mûrier blanc | 10–15 m | Blancs à rosés, peu savoureux | −20 °C | Très rustique, feuillage nourricier du ver à soie, arbre d’alignement. |
| Morus nigra | Mûrier noir | 8–12 m | Noirs, très sucrés | −15 °C | Excellent fruitier, croissance lente, longévité remarquable. |
| Morus rubra | Mûrier rouge | 10–18 m | Rouge foncé | −18 °C | Espèce nord-américaine, fruits parfumés, plus rare en culture. |
| Variétés fruitières sélectionnées | |||||
| Morus nigra ‘Black Persian’ | Fruitier | 6–8 m | Très gros fruits noirs | −15 °C | Saveur exceptionnelle, variété de référence. |
| Morus alba ‘Geraldi Dwarf’ | Nain fruitier | 2–3 m | Rouge foncé | −15 °C | Idéal petits jardins et culture en bac. |
| Morus alba ‘Pakistan’ | Fruitier | 8–10 m | Très longs fruits noirs | −12 °C | Très productif, fruits spectaculaires. |
| Variétés ornementales et d’ombrage | |||||
| Morus alba ‘Platanifolia’ | Ornement | 12–15 m | Peu ou pas | −20 °C | Feuillage rappelant le platane, arbre d’alignement. |
| Morus alba ‘Pendula’ | Pleureur | 3–5 m | Variables | −15 °C | Silhouette décorative, parfait en sujet isolé. |
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