L’oranger enchante nos jardins depuis des siècles et sa culture est relativement aisée. Ses fleurs blanches au parfum délicat, suivies de fruits ronds et juteux, en font l’un des agrumes les plus appréciés. Mais peut-on cultiver un oranger en dehors des régions chaudes ? Faut-il le planter en pot ? Quand le tailler, l’arroser, ou le rentrer ? Voici tous les conseils pour réussir la culture d’un oranger, que vous ayez un jardin, une terrasse ou simplement une véranda non chauffée.
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Sous nos latitudes, on peut cultiver l’oranger en pleine terre seulement lorsque le climat le permet, c’est-à-dire lorsqu’il ne gèle pas en hiver. Partout ailleurs, il convient de cultiver l’oranger en pot pour pouvoir le mettre à l’abri durant la mauvaise saison.
Attention, l’oranger n’apprécie pas non plus les grosses chaleurs. Au-dessus de 35 °C, il entre à nouveau en repos végétatif. Dernier conseil : évitez les endroits exposés aux vents forts, car les branches – surtout lorsqu’elles sont chargées de fruits – risquent de casser.
L’oranger pourra être planté en pleine terre uniquement dans les régions épargnées par le gel l’hiver.

Dans les régions aux hivers plutôt froids, il faut planter l’oranger dans un grand bac afin de pouvoir le déplacer facilement.

L’hiver, il sera mis dans une pièce bien lumineuse et dont la température ne descendra pas en dessous de 5/6 °C. Dès le printemps, vous pourrez à nouveau le sortir pour passer le reste de l’année en extérieur.
Lorsque vous le plantez ou le rempotez, privilégiez un mélange de terreau (environ 1/2) et de terre végétale pauvre en calcaire (1/2).
Retrouvez tous nos conseils pour bien cultiver un oranger en pot.
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Les fruits ne poussent que sur les pousses de l’année, il faut donc tailler à la fin de l’hiver, au mois de février ou mars, juste avant la reprise de la végétation.
L’arrosage de l’oranger est important surtout en pot, car le substrat se dessèche beaucoup plus vite qu’en pleine terre.
L’oranger peut être victime de plusieurs ravageurs et maladies, surtout lorsqu’il est cultivé en pot ou en atmosphère confinée.
Important : contrairement à d’autres fruits, les oranges ne mûrissent plus une fois cueillies. Cueillez-les donc bien mûres.
Très appréciés par les rois de France, les orangers ont donné lieu à la construction de superbes orangeries, la plupart du temps dans les jardins des châteaux. Leur très grande luminosité et leur température relativement douce en hiver en faisaient un parfait endroit de conservation pour ces petits arbres.

Ils sont de plus en plus convoités de nos jours et la plupart des jardineries les proposent à la vente. Les agrumes sont réputés pour le très beau vert de leur feuillage et leurs fleurs blanches et parfumées qui en font de très beaux arbres décoratifs.
| Variété | Type | Caractéristiques des fruits | Arbre / port | Atouts principaux |
|---|---|---|---|---|
| Washington Navel | Orange douce (navel) | Grosse, juteuse, très sucrée, ombilic visible | Arbre vigoureux | La plus populaire, idéale à croquer |
| Navelina | Orange douce précoce | Sucrée, douce, pulpe abondante | Port compact | Très productive, récolte précoce (novembre) |
| Navelate | Orange douce tardive | Très juteuse, fine, douce | Arbre de taille moyenne | Une des meilleures oranges tardives |
| Valencia Late | Orange douce (industrie du jus) | Très juteuse, sucrée, peu de pépins | Arbre très vigoureux | Parfaite pour jus, maturité très tardive |
| Salustiana | Orange douce | Très juteuse, quasi sans pépins | Port arrondi | Idéale pour jus et desserts |
| Jaffa | Orange douce méditerranéenne | Peau épaisse, chair douce et parfumée | Arbre vigoureux et résistant | Bonne résistance au transport |
| Shamouti (Jaffa ancienne) | Orange douce | Très parfumée, peu de jus | Arbre robuste | Variété patrimoniale d’Israël |
| Tarocco | Orange sanguine | Rouge clair, très sucrée et parfumée | Arbre de taille moyenne | La plus douce des sanguines |
| Moro | Orange sanguine | Très rouge, goût plus marqué | Arbre compact | Sanguine très colorée, excellente en jus |
| Sanguinelli | Orange sanguine tardive | Orangé rouge, juteuse | Port régulier | Bonne conservation sur l’arbre |
| Seville (Bigaradier) | Orange amère | Très acide, parfumée, utilisée en marmelade | Arbre très résistant | Meilleure pour confitures, base des porte-greffes |
| Chinotto | Bigaradier nain | Petites oranges amères | Arbuste 1 à 1,5 m | Parfait en pot, très décoratif |
| Oranger nain (Calamondin) | Hybride oranger × kumquat | Petits fruits acides et aromatiques | Petit arbre, 1 à 2 m | Très décoratif, idéal intérieur ou balcon |
Un oranger en pot donne-t-il des fruits ?
Oui, si vous le cultivez en plein soleil, dans un bon substrat, avec des apports réguliers d’engrais. Il faut souvent attendre 2 ou 3 ans après la plantation pour les premières oranges.
Peut-on bouturer un oranger ?
C’est possible, mais délicat. On préfère souvent le greffage, plus fiable. Vous pouvez aussi acheter des jeunes plants déjà greffés.
Faut-il polliniser les fleurs à la main ?
Non, ce n’est pas nécessaire pour la plupart des variétés. Les insectes s’en chargent, même en intérieur si vous ouvrez régulièrement les fenêtres. En serre, une légère vibration ou un pinceau peut aider.
Quelle différence entre oranger et bigaradier ?
Le bigaradier (Citrus aurantium) donne des oranges amères, utilisées en marmelade ou en parfumerie. L’oranger doux (Citrus sinensis) donne les oranges à jus ou de table.
Combien d’années vit un oranger ?
Un oranger bien entretenu peut vivre plus de 50 ans, parfois même un siècle, en climat favorable.
Protégez bien vos orangers en hiver et mettez-les à l’abri du vent en été afin de favoriser la meilleure fructification possible !
Photo ©dénia, ©photo 5000, © Aania