Quetsche, mirabelle, reine-claude, prunelle… Pour avoir le bonheur de déguster ces variétés directement sur l’arbre, plantez des pruniers dans votre jardin.

En août et en septembre, les prunes nous régalent : reines-claudes bien mûres, quetsches et prunelles pour les confitures… Il existe aussi des prunes japonaises, des prunes-cerises et même des prunes-abricots hybrides. « Le prunier est l’espèce dominante dans la catégorie des fruits à noyau, expliquent Élisabeth et Jérôme Jullien, horticulteurs. La prune est le 3e fruit le plus cultivé de France en superficie avec 75 000 tonnes par an ».

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Un fruitier facile

« Les pruniers ne sont pas difficiles à cultiver, écrivent les auteurs de Tout le potager. Seule exigence : la patience… Il faut parfois attendre 18 mois pour le voir seulement germer un noyau ». Ensuite, les prunes apparaîtront 5 ans après environ.   Comment faire ? « Faites tremper un noyau frais 48 heures puis semez-le dans un godet de terreau humide. Utilisez le réfrigérateur pour lever la dormance en été, ou laissez-le dehors 3 mois en hiver, explique Holly Farrel, jardinière pour la Royal Horticultural Society. Au printemps, placez en situation chaude et ensoleillée. Une fois le noyau germé, rempotez le jeune arbre puis plantez idéalement en automne, en situation abritée et ensoleillée, avec un tuteur. Pour les arbres palissés, choisissez un mur orienté à l’ouest ou au sud ».

Prunier : Un entretien rudimentaire

Tout l’été, arrosez régulièrement et installez un filet de protection anti-oiseaux gourmands. En hiver, protégez-les du gel avec un voile, puis fertilisez en février et paillez en mars. Une taille très légère suffit, mais pas en hiver ! Plutôt au début du printemps.

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Un prunier même dans les petits jardins !

« Les quetsches sont abondantes si l’on plante plusieurs arbres à proximité, ajoute Benoît Priel, co-auteur de Cultiver son jardin. Les pruniers prenant peu de place, il est possible d’en planter un petit bosquet dans un jardin pas très grand ».   Pour les très petits jardins, il existe aujourd’hui des variétés de pruniers auto fertiles qui fructifient grâce à leur propre pollen : idéal pour ne planter qu’un seul arbre. De même, le mirabellier est une essence qui occupe peu de place, ce qui en fait une espèce adaptée aux jardinets. Quant aux pruniers colonnaires, ils peuvent même être cultivés en conteneur.

A lire :

  • Plantez vos noyaux ! de Holly Farrel, aux éditions Larousse.
  • Cultiver son jardin, aux éditions Prat.
  • Cultiver et soigner les fruitiers, d’Elisabeth & Jérôme Jullien, aux éditions Eyrolles.
  • Tout le potager – des légumes et des fruits à la maison toute l’année, aux éditions Marabout.

Claire Lelong-Lehoang

Crédits des visuels :   Prunier : ©Cokinaci Fotolia   Prunier 1 et 2 : ©iBulb

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