Un petit chien au museau de renard, une collerette de poils autour du cou et deux yeux vifs qui ne ratent rien : le spitz allemand ne ressemble à aucun autre. Alerte, démonstratif, profondément attaché à sa famille, il séduit autant en maison qu’en appartement. Avec 2666 inscriptions au LOF en 2025, il reste bien présent dans les foyers français. Voici ce qu’il faut savoir avant de l’accueillir, et comment vivre sereinement à ses côtés au fil de l’année.
Le spitz allemand appartient au groupe 5 de la FCI, celui des chiens de type spitz et de type primitif. Son origine remonte très loin : il descend des chiens de tourbières du nord de l’Europe, ce qui en fait l’une des plus anciennes races du continent.
Sa particularité, c’est sa déclinaison en plusieurs tailles sous un même standard. Du plus petit au plus grand :
Tous partagent la même silhouette : une tête de renard, des oreilles petites et bien droites, une queue enroulée sur le dos et cette fourrure abondante qui dresse les poils autour du cou. La robe se décline selon les variétés : orange, noir, blanc, brun, gris loup. Pour les détails morphologiques exacts, le standard officiel de la FCI fait référence.
Ce qu’il faut retenir : vous choisissez d’abord une taille adaptée à votre logement et à votre mode de vie, pas seulement une « race ».
Le spitz allemand est un chien gai, attentif et très lié à sa famille. Il observe, il participe, il veut comprendre ce qui se passe.
Cette vivacité d’esprit en fait un compagnon attachant, mais aussi un chien qui a besoin d’attention et d’échanges réguliers.
Son trait le plus marquant : il donne de la voix. Un bruit dans l’escalier, un visiteur, une feuille qui vole dans le jardin — il prévient. C’est un excellent chien d’alerte, à condition de canaliser cette tendance tôt pour éviter qu’elle ne devienne systématique.
Avec les enfants, il se montre joueur et affectueux. Son format le rend plus fragile physiquement que les grandes races : un spitz nain demande qu’on apprenne aux plus jeunes à le manipuler avec douceur.
Il n’apprécie pas d’être attrapé n’importe comment.
Côté cohabitation, il s’entend généralement bien avec les autres animaux quand il est socialisé jeune. Sa fidélité est réelle, parfois exclusive : il peut se montrer réservé avec les inconnus sans pour autant être agressif. Si votre chien aboie en permanence, c’est souvent une question d’ennui ou de stimulation insuffisante, pas de fatalité liée à la race.
Le pelage du spitz est son signe distinctif, et il demande un vrai suivi. Il possède un poil double : un sous-poil dense et laineux, recouvert de poils de couverture longs et droits qui se dressent.
Brossez-le 2 à 3 fois par semaine, et chaque jour pendant les mues. Utilisez une brosse à picots et un peigne pour atteindre le sous-poil. Insistez sur les zones de frottement : derrière les oreilles, sous les pattes, à la base de la queue, là où les nœuds se forment.
Une erreur fréquente, et lourde de conséquences : tondre le spitz à ras l’été pour le « rafraîchir ». Ne le faites jamais.
Son poil double régule sa température et le protège du soleil comme du froid. Tondu trop court, il peut repousser de façon irrégulière, parfois jamais totalement comme avant.
Les points de toilettage à retenir :
Malgré son petit format, le spitz a besoin de bouger et de se dépenser mentalement. Deux sorties quotidiennes, dont une plus longue de 30 à 45 minutes, couvrent l’essentiel pour un spitz nain ou petit.
Les variétés plus grandes demandent davantage.
C’est un chien intelligent qui adore apprendre. Les jeux de recherche, les parcours, les petits exercices d’obéissance l’occupent et réduisent les aboiements d’ennui.
Un spitz stimulé est un spitz calme à la maison.
Il s’adapte très bien à la vie en appartement, à condition de ne pas négliger ses sorties. Il supporte mal la solitude prolongée : laissé seul trop longtemps, il peut développer de l’anxiété de séparation qui se traduit souvent par des aboiements continus et de l’agitation.
Au fil des saisons, son poil le protège remarquablement bien. En hiver, il tolère le froid sans difficulté grâce à sa fourrure.
En été, c’est l’inverse qui demande de l’attention : évitez les sorties aux heures les plus chaudes, assurez-lui de l’ombre et de l’eau fraîche. Son sous-poil dense peut le gêner lors des fortes chaleurs.
Le spitz est intelligent et apprend vite, mais il a du caractère. Il teste, il insiste, surtout s’il sent une faille.
L’éducation repose sur la cohérence plus que sur l’autorité brute.
Travaillez en priorité trois points dès l’arrivée du chiot :
Les méthodes positives, basées sur la récompense, fonctionnent particulièrement bien avec lui. Son envie de plaire et sa gourmandise en font un bon élève pour le clicker training. Oui, canaliser un spitz demande de la patience les premières semaines. Mais la constance paie vite.
Évitez deux pièges classiques : le laisser aboyer sans réagir « parce qu’il est petit », et céder à ses demandes dès qu’il insiste. Un spitz à qui l’on a tout passé devient vite un petit tyran bruyant.

L’astuce à retenir : un spitz épanoui a besoin de brossage régulier, de sorties suffisantes et d’une éducation constante contre les aboiements.
Oui, c’est un chien d’alerte naturellement vocal. Une éducation précoce et une bonne stimulation limitent fortement les aboiements excessifs.
Non, jamais à ras. Son poil double le protège de la chaleur et du froid, et peut repousser mal après une tonte trop courte.
Oui, il est joueur et affectueux. Son petit format demande simplement d’apprendre aux enfants à le manipuler avec douceur.
Très bien, à condition de lui offrir deux sorties quotidiennes et de ne pas le laisser seul trop longtemps.
Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.